Les dif­fé­rentes cas­quettes de Lau­rence Re­nier

La Voix du Sancerrois - - La Une - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR MÉ­LA­NIE PRADALIÉ

Conseillère ré­gio­nale de­puis 2010, pré­si­dente du Pays San­cerre So­logne de­puis 2014, maire d’Au­bi­gny-surNère de­puis 2015 et en­fin pré­si­dente de la com­mu­nau­té de com­munes Sauldre et So­logne de­puis 2017, Lau­rence Re­nier mul­ti­plie les cas­quettes.

Votre élec­tion en tant que maire fait suite à la dé­mis­sion de Mi­chel Au­tis­sier, comment votre prise de poste s’est­elle dé­rou­lée ?

J’avais en­core une ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle que j’ai dû ar­rê­ter. Ce n’était plus très com­pa­tible avec mes res­pon­sa­bi­li­tés ter­ri­to­riales. Vous dire qu’on dort bien toutes les nuits… Non. Mais je ne suis pas là pour pleu­rer sur la baisse des sub­ven­tions, je pré­fère mettre mon éner­gie à trou­ver des so­lu­tions. Je ne suis pas de ces maires qui voient tout en noir, je ne veux pas me ré­si­gner donc il faut trou­ver des sources d’éco­no­mies pour pou­voir conti­nuer d’in­ves­tir et conti­nuer à dé­ve­lop­per nos cam­pagnes. Si nous ne fai­sons pas preuve d’un peu de dy­na­mis­

me, d’in­no­va­tion et de mo­der­ni­té, très vite ce­la nui­ra à nos com­munes. Quels ont été les pre­miers dos­siers à abor­der ?

Je me suis at­ta­quée à la sé­cu­ri­té des voi­ries, et me suis pen­chée sur le pro­blème du châ­teau. Une che­mi­née est dan­ge­reuse, une étude a donc été or­don­née (voir ci­des­sous).

L’at­trac­ti­vi­té de la ville est un su­jet qui vous tient à coeur. Ce­la passe par le dy­na­misme des en­tre­prises ? On en re­vient à un pro­ blème ré­cur­rent : les en­tre­prises, telles que Me­ca­chrome, peinent à em­bau­cher. Il y a sans doute en cause une par­tie d’at­trac­ti­vi­té de la com­mune mais sur­tout un pro­blème de for­ma­tion. Des per­sonnes for­mées, il y en a peu. Nous ac­com­pa­gnons, nous com­mune, au­tant que nous pou­vons les en­tre­prises. C’est in­dis­pen­sable pour se dé­ve­lop­per éco­no­mi­que­ment.

Il y avait, par exemple, un pro­blème de lo­ge­ment pour les jeunes en for­ma­ tion et les ap­pren­tis. En dé­but de man­dat nous avons donc sou­hai­té en amé­na­ger cinq en face de la mai­rie. Der­niè­re­ment, nous avons réa­li­sé trois lo­ge­ments sup­plé­men­taires dans une autre mai­son, pro­prié­té de la com­mune. On a éga­le­ment construit un nou­veau lo­tis­se­ment : le mou­lin des filles. La deuxième tranche a été inau­gu­rée le 28 oc­tobre. Il y a dé­sor­mais 18 lots. Huit sont dé­jà si­gnés, d’autres sont ré­ser­vés… Prin­ci­pa­le­ment par des fa­milles re­la­ti­ve­ment jeunes.

Évo­quant le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, comment évo­lue la zone d’ac­ti­vi­tés du Gui­don ?

On est à une ving­taine d’en­tre­prises ins­tal­lées, sa­chant que la plu­part des ter­rains sont d’ores et dé­jà oc­cu­pés ou ven­dus. En face, la com­mu­nau­té de com­munes (le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique est une com­pé­tence de la CdC dé­sor­mais, N.D.L.R.) a com­men­cé la via­bi­li­sa­tion du Champ des Tailles. Pour cette zone, les tra­vaux sont lan­cés. La gen­dar­me­rie s’y éta­bli­ra (voir ci­des

sous) ain­si que la nou­velle ca­serne des pom­piers. Le

reste des em­pla­ce­ments sont des lots pour les en­tre­prises. Il faut que d’ici 2019, les gen­darmes et les pom­piers soient dans leurs nou­veaux lo­caux. De l’autre cô­té du rond­point, on a éga­le­ment ache­té des ter­rains qui de­vraient ac­cueillir la ré­ins­tal­la­tion de l’en­tre­prise Râ­teau, ex­pro­priée (voir en­ca­dré).

Comment se portent les com­merces et les as­so­cia­tions de la com­mune ?

On a plus d’une cen­taine d’as­so­cia­tions et pour la troi­sième an­née consé­cu­tive, elles étaient réunies lors d’un fo­rum des as­so­cia­tions à la ren­trée. Pour ce qui est du tis­su com­mer­cial, je ne peux que consta­ter cer­taines fer­me­tures, comme celle de l’ar­mu­re­rie Ju­deau. Clai­re­ment, je sou­hai­te­rais l’ou­ver­ture d’un nou­veau com­merce. Je tiens à ti­rer la son­nette d’alarme et at­ti­rer l’at­ten­tion des pro­prié­taires. Ce bâ­ti­ment est idéa­le­ment si­tué, sur la place du mar­ché, des em­pla­ce­ments qui sont stra­té­giques pour le com­merce al­bi­nien. Ne pas en faire un nou­veau com­merce se­rait très dom­ma­geable. Le centre­ville se por­

te plu­tôt bien mais je reste très vi­gi­lante. C’est pour ce­la que nous or­ga­ni­sons beau­coup de ma­ni­fes­ta­tions. Nous avons des as­so­cia­tions de com­mer­çants très dy­na­miques, la foire ex­po c’est eux par exemple. Pen­sez­vous à un se­cond man­dat ?

Mon in­ten­tion est de réa­li­ser les pro­jets en cours et sur­tout d’avoir une vi­sion pour Au­bi­gny et ses ha­bi­tants. Le pa­ri de la ville est de conju­guer mo­der­ni­té et pa­tri­moine. Il ne faut pas que l’un cache l’autre. La ques­tion d’un deuxième man­dat je n’y pense pas vrai­ment mais oui, c’est en­vi­sa­geable. 2015 – 2020, c’est court fi­na­le­ment.

Lau­rence Re­nier : « Je veux mettre mon éner­gie à trou­ver des so­lu­tions, je ne suis pas ré­si­gnée. »

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