Boul­le­ret dé­voile ses pro­jets et am­bi­tions

La Voix du Sancerrois - - La Une - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR MÉ­LA­NIE PRADALIÉ

Jean­Louis Billaut, maire, dresse le bi­lan de l’ac­tion mu­ni­ci­pale à mi­man­dat et es­quisse l’ave­nir.

Maire de Boul­le­ret de­puis 2008, Jean-Louis Billaut est à la moi­tié de son se­cond man­dat. Com­mune d’en­vi­ron 1.400 ha­bi­tants, Boul­le­ret se veut dy­na­mique et proche de ses ha­bi­tants.

Vous êtes à la moi­tié de votre se­cond man­dat. Vous sou­hai­tiez pour­suivre l’ac­tion en­ga­gée lors du pre­mier, la ligne est-elle te­nue ?

Oui, je pense que nous sommes tou­jours dans la même dy­na­mique. Quand je suis ar­ri­vé sur Boul­le­ret en 1994, j’ai été agréa­ble­ment sur­pris de voir ce qui exis­tait : beau­coup d’échanges, de ser­vices entre as­so­cia­tions… C’est l’es­prit du vil­lage. Un es­prit qu’il faut à tout prix main­te­nir. Je ne suis pas là pour faire de la po­li­tique po­li­ti­cienne, je suis là pour faire en sorte que les gens de Boul­le­ret se sentent bien dans leur vil­lage, y vivent bien.

C’est pour ce­la que la com­mune a ini­tié un Agen­da 21…

Nous avons trou­vé qu’il y avait un in­té­rêt à faire tra­vailler les gens en­semble sur des thé­ma­tiques aus­si va­riés que les ser­vices aux ha­bi­tants, l’en­vi­ron­ne­ment, le tou­risme ou la cul­ture. Des idées sortent comme celle du ru­cher pé­da­go­gique, qui est en ré­flexion. La mise en place de l’Agen­da 21 est tou­jours en cours, elle va se fi­na­li­ser par un do­cu­ment mon­té avec le ca­bi­net Os­mose qui nous ac­com­pagne. Il de­vrait être prêt pour le prin­temps 2018. Mais cer­taines ac­tions s’ins­crivent d’ores et dé­jà dans la dé­marche. Par exemple, nous ré­flé­chis­sons à pro­po­ser une mu­tuelle pour les ha­bi­tants. L’Agen­da 21 est un mot bar­bare, mais il va bien avec notre es­prit, c’est un bouillon de cul­ture.

Com­ment se porte le quar­tier des Vieilles-Vignes inau­gu­ré en dé­but de man­dat ?

Nous sommes très sa­tis­faits de ce qui se vit aux Vieilles Vignes car c’est vrai­ment ce que nous avions es­pé­ré et ce pour quoi nous avions tra­vaillé. Au­jourd’hui c’est un quar­tier qui vit tran­quille­ment où plu­sieurs gé­né­ra­tions sont re­pré­sen­tées. Sur les 42 lots, 41 sont com­mer­cia­li­sés. Il com­mence à y avoir des nais­sances par­mi les jeunes qui se sont ins­tal­lés là­bas. Cette an­née, nous sommes dé­jà à 21 nais­sances. Un vrai coup de jeune !

L’inauguration de la crèche a été un autre temps fort...

La crèche com­mu­nau­taire trouve plei­ne­ment sa place et af­fiche un taux de rem­plis­sage très très sa­tis­fai­sant. Ce­la prouve que c’était bien quelque chose qui cor­res­pon­dait aux be­soins des ha­bi­tants. Ce­la contri­bue aus­si à sta­bi­li­ser des po­pu­la­tions. Pour moi, on vient sur un ter­ri­toire parce qu’il y a des ser­vices, qu’ils soient au ni­veau de la santé, de l’en­fance­jeu­nesse, etc. Pas for­cé­ment parce qu’il y a de belles routes.

Où en est le pro­jet de la nou­velle école ma­ter­nelle ?

Le per­mis de construire est dé­po­sé, il est en ins­truc­tion. Nous es­pé­rons dé­bu­ter les tra­vaux du­rant le pre­mier tri­mestre 2018. Nous or­ga­ni­se­rons une réunion pour pré­sen­ter le pro­jet le ven­dre­di 1er dé­cembre. C’est un beau pro­jet qui, comme les Vieilles Vignes, met du temps, car il y a des ré­flexions à me­ner. Un gros tra­vail est me­né de­puis 2013. Nous avons réa­li­sé des études de be­soins au­près des usa­gers : les en­sei­gnants, le per­son­nel de res­tau­ra­tion, de l’entre­ tien, les pa­rents d’élèves, etc. Ca a vrai­ment été un tra­vail par­ti­ci­pa­tif et ce n’est pas fi­ni. Je suis très at­ten­tif aux idées des autres, nous n’avons pas la science in­fuse.

Avez-vous d’autres pro­jets ?

On est tou­jours sur des tra­vaux de ré­no­va­tion de l’éclai­rage pu­blic. Pour ce qui est de l’en­fouis­se­ment des ré­seaux, nous al­lons di­mi­nuer la ca­dence car la plu­part des gros chan­tiers sont ter­mi­nés. Il y a en­core un chantier pré­vu au ni­veau de la route des Fou­chards qui de­vrait dé­bu­ter en cette fin d’an­née, voire dé­but de l’an­née pro­chaine. Main­te­nant, l’ob­jec­tif est de re­ve­nir sur nos bâ­ti­ments an­ciens. En 2018, on de­vrait lan­cer la ré­no­va­tion éner­gé­tique de l’école pri­maire. Pour 2019, on en­vi­sage de ré­no­ver le Foyer ru­ral au ni­veau éner­gé­tique et de l’ac­ces­si­bi­li­té.

Com­ment se si­tue Boul­le­ret au sein de la nou­velle CdC ? Vous aviez vo­té contre ce nou­veau pé­ri­mètre…

Nous avons dit que nous joue­rions le jeu et nous par­ti­ci­pons à toutes les réunions des com­mis­sions dans les­quelles nous sommes, mais je reste per­sua­ dé que ce n’est pas le bon pé­ri­mètre. Quand je re­garde les ha­bi­tants, les vi­gne­rons qui s’as­so­cient entre Pouilly, San­cer­rois et Gien­nois… Je pense qu’on a ra­té quelque chose. La loi NOTRe pré­voyait de construire des com­mu­nau­tés à l’échelle de bas­sin de vie. Il y a des élé­ments qui montrent bien que nous fai­sons par­tie du même bas­sin de vie que Cosne. Quand la Loire dé­borde, elle dé­borde des deux cô­tés.

Ce qui est in­té­res­sant néan­moins c’est la prise de la com­pé­tence du très haut dé­bit par la CdC. C’est en­clen­ché c’est une bonne chose car nous avons pr is du re­tard. J’avais aus­si pro­po­sé au pré­sident de la CdC un pro­jet qu’il a re­pris : ce­lui d’uti­li­ser les lo­caux de la CdC de Boul­le­ret pour mettre à dis­po­si­tion de jeunes en­tre­prises, et mu­tua­li­ser des bu­reaux. Tech­ni­que­ment, il y a dé­jà tout sur place, ça ne coû­te­rait rien à mettre en place. Les start­up ne sont pas quelque chose d’uni­que­ment ur­bain.

Jean-Louis Billaut : « Rendre la vie plus fa­cile aux ha­bi­tants, c’est l’es­sence de notre bou­lot d’élu. »

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