L’usi­neur de pré­ci­sion Mé­ca­chrome mis en vente

La Voix du Sancerrois - - La Une - SABRINA VERNADE

Jeu­di 9 no­vembre, les trois ac­tion­naires du groupe Me­ca­chrome (400 mil­lions d’eu­ros de chiffre d’af­faires), qui pos­sède un site de pro­duc­tion à Au­bi­gny-surNère, ont dé­ci­dé de se désen­ga­ger. Au moins sept so­cié­tés se­raient can­di­dates à la re­prise, no­tam­ment Au­bert & Du­val, fi­liale du groupe mi­nier Era­met, dé­jà par­te­naire de Me­ca­chrome. Une so­lu­tion qui au­rait les fa­veurs des syn­di­cats alors que la di­rec­tion lo­cale et les sa­la­riés ne se disent pas « alar­més. »

La mise en vente du groupe Me­ca­chrome était dans toutes les conver­sa­tions, en fin de se­maine der­nière, sur le site d’Au­bi­gny­sur­Nère.

« La grande ma­jo­ri­té des sa­la­riés est un peu éton­née de l’ap­prendre par la presse », rap­porte Maxime Sau­vé, dé­lé­gué syn­di­cal CFDT. Pour­tant, « on avait dé­jà aver­ti les sa­la­riés sur ce qui se tra­mait, on le sa­vait de­puis mars­avril », rap­pelle Sté­phane Car­ré, co­or­di­na­teur des syn­di­cats FO du groupe Me­ca­chrome France.

Pour­tant, à la sor­tie de l’usine, hier mi­di, cer­tains sa­la­riés se mon­traient tou­jours du­bi­ta­tifs. « On ne sait pas si on doit y croire ». D’autres re­gret­taient de n’avoir eu « au­cune in­ for­ma­tion of­fi­cielle pour l’ins­tant ». Mais ça ne de­vrait plus tar­der. Le dé­brayage « sym­bo­lique » des sa­la­riés du site d’Am­boise (Indre­et­Loire), le siège du groupe, jeu­di soir, a dé­jà un peu ac­cé­lé­ré les choses. « On a eu une confé­rence té­lé­pho­nique avec notre PDG (Ar­naud

de Pon­nat, N.D.L.R.), qui est aux États­Unis, in­dique Louis Mi­guel Gar­cia, dé­lé­gué cen­tral CFTC, on au­ra un co­mi­té de groupe ex­tra­or­di­naire en fin de se­maine pro­chaine, ou d’ici quinze jours. »

« On a dé­jà été ra­che­té par le pas­sé »

Un ren­dez­vous très at­ten­du par les syn­di­cats, et par l’en­semble des sa­la­riés. Car c’est seule­ment après cette réunion, « quand on au­ra des in­for­ma­tions concrètes » sou­ligne Maxime Sau­vé, que les syn­di­cats dé­ci­de­ront des ac­tions à me­ner. Ils pro­mettent, FO en tête, « de faire at­ten­tion à qui va re­prendre, car c’est ça qui va créer l’an­goisse » et d’agir, comme ils l’ont fait en 2008, quand l’en­tre­prise était au bord du gouffre, avant qu’elle ne soit fi­na­le­ment sau­vée grâce aux trois ac­tion­naires qui sou­haitent au­jourd’hui se désen­ga­ger de Me­ca­chrome. Une is­sue fa­vo­rable, même aux heures les plus sombres de l’en­tre­prise, qui ras­sure les sa­la­riés d’au­jourd’hui.

« On a dé­jà été ra­che­té par le pas­sé, alors on n’est pas in­quiets », as­su­raient cer­tains sa­la­riés ven­dre­di ma­tin.

Un co­mi­té de groupe ex­tra­or­di­naire très at­ten­du

(PHO­TO AR­CHIVES : STÉ­PHA­NIE PA­RA)

Même s’ils ne se disent pas vrai­ment in­quiets, les sa­la­riés de Me­ca­chrome at­tendent avec im­pa­tience une com­mu­ni­ca­tion of­fi­cielle de la di­rec­tion du groupe.

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