Piaf, De­waere, Gains­bourg, Ada­mik et les autres

La Voix du Sancerrois - - Sorties Et Loisirs - YANN TERRAT

Piaf, Mon­tant, De­waere mais aus­si Mes­rine sur et pour le­quel il écri­ra un best­sel­ler : Mes­rine… ou

la Der­nière Ca­vale ven­du à plus de 200.000 exem­plaires. Guy Ada­mik, le touche­à­tout (res­tau­ra­teur, jour­na­liste, di­rec­teur ar­tis­tique, écri­vain) a croi­sé les plus grands. Dans cette

Vie Tu­mul­tueuse qu’il re­late dans son der­nier livre, il re­vient sur son par­cours for­cé­ment pas­sion­nant. Il se­ra en dé­di­cace, ce di­manche à la li­brair ie Page 58. In­ter­view.

Votre vie est aus­si dense que celle d’un per­son­nage de ro­man…

J’ai eu au moins trois vies (rires). Je dor­mais très peu. Tra­vaillais le jour et la nuit. Une vie de jour pour ga­gner ma vie, j’étais ma­rié et al­lais avoir un en­fant. J’ai comme ce­la été le pre­mier im­por­ta­teur de voi­tures ja­po­naises en France. Le soir, je tra­vaillais dans les ca­ba­rets ou je m’oc­cu­pais des ar­tistes. C’est là que j’ai ren­con­tré toutes ces per­son­na­li­tés : Gains­bourg ou Coc­teau qui n’était pas cette per­sonne dis­tante que les gens s’ima­ginent. Je ra­conte ces anec­dotes dans mon livre.

Comment avez-vous pro­cé­dé pour l’écri­ture d’une Vie tu

mul­tueuse ?

Pour com­men­cer, un de mes pro­fes­seurs de fran­çais me trou­vait tel­le­ment mau­vais qu’il m’avait conseillé de ne ja­mais écrire (rire). C’est en de­ve­nant jour­na­liste spor­tif que j’ai com­men­cé à ré­di­ger.

Concer­nant le livre, je me suis te­nu à un ordre chro­no­lo­gique en sé­lec­tion­nant les anec­dotes qui in­té­res­se­raient vrai­ment le lec­teur. Des anec­dotes sur Édith Piaf, qui fut ma mar­raine et les gens qui l’ont cô­toyée, tiennent une place im­por­tante dans le livre. Elle sa­vait s’en­tou­rer de per­sonnes qui la cour­ti­saient plus pour son tra­vail que pour sa vie, d’ailleurs. Ces gens sont de­ve­nus mes amis. C’est comme ce­la que ça a com­men­cé.

Par­mi toutes ces per­son­na­li­tés croi­sées la­quelle a été la plus im­por­tante à vos yeux ?

Piaf pour sa force de ca­rac­tère et sa gé­né­ro­si­té mais aus­si Pa­trick De­waere. Je l’ai connu, il n’était en­core qu’un ga­min. Il jouait au théâtre avec son frère en al­ter­nance. Je l’ac­com­pa­gnais sou­vent en voi­ture. À cette époque, dé­jà, il avait un ca­rac­tère exal­té.

Comment ex­pli­quez-vous votre par­cours. Quelle est votre phi­lo­so­phie de vie ?

Très jeune, je me suis ju­ré de ne ja­mais faire tou­jours la même chose. J’ai beau­coup en­tre­pris et lorsque je réus­sis­sais, je pas­sais à autre chose pour ne pas m’en­nuyer. L’im­por­tant c’est de ne ja­mais avoir de re­grets. Ce livre a peut­être été écrit comme un es­poir pour les autres, les jeunes en par­ti­cu­lier. Toute ma vie je me suis bat­tu pour que ce que je vou­lais, ad­vienne.

Guy Ada­mik, té­moin pri­vi­lé­gié d’un monde ré­vo­lu.

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