Les tra­vaux du centre de loi­sirs vont com­men­cer

La Voix du Sancerrois - - LA UNE - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR MÉ­LA­NIE PRADALIÉ

plu­sieurs man­dats de conseiller mu­ni­ci­pal et d’ad­joint en 2007, Da­niel Gau­dry a été élu maire de la com­mune d’Her­ry. Ori­gi­naire du vil­lage, il gère de­puis 2014 cette vaste com­mune de 1.023 ha­bi­tants.

Comment se passe le pas­sage du siège de conseiller à ce­lui de maire ?

Le poste de maire est un mé­tier. Je ne vois pas comment quel­qu’un qui n’y connaît rien, peut s’ins­tal­ler de­dans. Tous les jours je suis là. J’ai trois se­cré­taires avec qui je tra­vaille main dans la main et sur qui je m’ap­puie. C’est in­dis­pen­sable. Le maire n’est que l’huile qui fait fonc­tion­ner le tout.

Quels sont les points forts de la com­mune se­lon vous ?

Le corps de sa­peurs­pom­piers. Ils ré­pondent à tous les ap­pels. Je viens d’ailleurs de si­gner une conven­tion avec le Sdis de mise à dis­po­si­tion de deux em­ployés com­mu­naux. Il y a aus­si dix ou onze as­so­cia­tions très dy­na­miques. On manque de lo­caux mais elles fonc­tionnent bien. Je re­grette juste la fer­me­ture de la bou­lan­ge­rie de­puis la fin dé­cembre. J’es­père trou­ver un repre­ neur, il y a eu des contacts. Donc à voir…

Quels pro­jets ont oc­cu­pé ce dé­but de man­dat ?

Un chan­tier s’est tout de suite lan­cé dans le bourg : l’ins­tal­la­tion du gaz. Dans la fou­lée les ac­ti­vi­tés pé­ri­sco­laires nous sont tom­bées sur la tête. Ça a été une ca­tas­trophe… 60 en­fants, par­fois plus, dans la salle des fêtes, c’était in­gé­rable. Dans une com­mune comme Her­ry, les TAP n’ap­portent rien. On a fait de la gar­de­rie…

Les tra­vaux du centre de loi­sirs de­vaient dé­bu­ter en 2016. Ça n’a pas été le cas…

C’est un dos­sier qui a dé­bu­té en 2015 avec des de­mandes de sub­ven­tions : État, Ré­gion et CAF. La Ré­gion et la CAF ont ré­pon­du as­sez ra­pi­de­ment. Pour la DETR, pas de signe de vie. J’at­ten­dais… En juin, il a été conclu que la par­tie qui de­vait être sub­ven­tion­née par la DETR s’ins­cri­rait dans le contrat de ru­ra­li­té si­gné par le Pays Loire Val d’Au­bois. L’offre est lan­cée, ça va dé­mar­rer en 2018. L’ar­chi­tecte pré­voit un an de tra­vaux mais on es­père une ou­ver­ture fin 2018. Avec ce centre j’es­père fi­dé­li­ser les pa­rents et ac­cueillir une qua­ran­taine d’en­fants. Car s’ils n’ont pas d’offre de gar­de­rie, ils vont em­me­ner leurs en­fants ailleurs.

Comment s’est pas­sé le re­grou­pe­ment des écoles d’Her­ry et de Feux ?

Très bien mais ça a pê­ché dans les trans­ports… Le rè­gle­ment dé­par­te­men­tal im­plique que le car va d’école à école, sauf qu’Her­ry avait un ra­mas­sage lo­cal. Il a été sup­pri­mé en pas­sant en RPI. On s’est donc re­trou­vé avec des en­fants à plus de 3 km et zé­ro pro­po­si­tion pour al­ler les cher­cher. J’ai de­man­dé à conser­ver deux points d’ar­rêts : aux Sou­cis et à L’Usage. Sauf qu’on nous fait payer.

En 2016 nous avons par­ta­gé les frais avec Feux. Cette an­née les trans­ports sont pas­sés à la Ré­gion et on nous a de­man­dé 6.800 eu­ros. C’est phé­no­mé­nal ! Avec le maire de Feux, nous avons frap­pé aux portes, pour fi­na­le­ment di­vi­ser la note par deux, 1.700 eu­ros cha­cun. Ça a été dur.

La fer­me­ture du pont de La Cha­ri­té a dé­vié bon nombre de vé­hi­cules et de ca­mions sur votre com­mune. Sou­la­gé par la réou­ver­ture du pont ?

C’est bien évi­dem­ment une bonne nou­velle. Que les ha­bi­tants re­trouvent le calme. Mais ça a été une ca­tas­trophe pour la com­mune… Pre­mier as­pect : les désa­gré­ments à la po­pu­la­tion. Jour et nuit. Entre 170 et 200 poids lourds ont été comp­ta­bi­li­sés par jour, en juillet. Les ponts de Four­cham­bault, La Cha­ri­té et Saint­Sa tur étaient en tra­vaux. Il y avait aus­si des tra­vaux sur la D7 entre La Cha­ri­té et Her­ry. Le bourg est dé­fon­cé… Nos routes n’ont pas un sup­port adap­té à un tel tra­fic. Mais qui va payer les ré­pa­ra­tions ? Je suis très in­quiet de savoir ce qui va nous être pro­po­sé.

Cer­tains ha­bi­tants ont vu leur TEOM (taxe d’or­dures mé­na­gères) aug­men­ter de fa­çon consi­dé­rable…

Au­pa­ra­vant, on payait à la re­de­vance à Her­ry. La prise de la com­pé­tence par la com­mu­nau­té de com­munes (CdC) fait que le maire d’Her­ry n’a plus à gé­rer ce pro­blème. Les gens ne com­prennent pas, ils m’ac­cusent d’avoir trans­fé­ré les or­dures mé­na­gères à la CdC et d’avoir ac­cep­té la taxe. Mais je n’ai pas le choix ! Je ne suis qu’une voix par­mi les 29. Je ne peux rien chan­ger à cette taxe, mais les bases lo­ca­tives peuvent être écrê­tées. J’avais per­son­nel­le­ment de­man­dé à Jean­Lu c Cha­rache de por­ter ce su­jet à l’ordre du jour mais la CdC a vo­té contre, le 25 sep­tembre. J’es­père que la CdC ac­cep­te­ra l’écrê­te­ment l’an pro­chain. Je vais re­mettre une couche, c’est cer­tain. C’est un su­jet qui a mis des fa­milles en dif­fi­cul­té et ça crée des conflits. J’ai ques­tion­né pour d’éven­tuelles aides, on m’a sug­gé­ré l’éta­le­ment.

Comment se si­tue Her­ry dans Ber­ry Loire Vau­vise ?

Les ha­bi­tants d’Her­ry ne res­sentent au­cun ef­fet de la CdC, au­cune re­tom­bée. La seule chose faite sur Her­ry a été l’ins­tal­la­tion d’un py­lône Wi­Fi près de Cham­pa­lay, dans le cadre du dé­ve­lop­pe­ment du nu­mé­rique. Rien n’a en­core été fait pour construire une mai­son mé­di­cale. La CdC a ré­cu­pé­ré le FPIC et la com­mune perd en­vi­ron 20.000 eu­ros, du fait de la mu­tua­li­sa­tion. La CdC avec ses nou­velles com­pé­tences est en­core trop fraîche… Au bout de deux­trois man­dats, ça de­vrait al­ler vers le mieux, et c’est sou­hai­table.

Da­niel Gau­dry : « J’ai beau­coup de choses sur le coeur, en étant maire, nous sommes en pre­mière ligne ».

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