Votre com­mune a­t­elle ga­gné ou per­du des ha­bi­tants ?

La Voix du Sancerrois - - La Une - MÉ­LA­NIE PRADALIÉ

L’Insee vient de pu­blier les nou­veaux chiffres des po­pu­la­tions lé­gales, qui entrent en vi­gueur au 1er jan­vier 2018. Et si ces nou­velles don­nées dé­voilent que la po­pu­la­tion de la Ré­gion a lé­gè­re­ment aug­men­té, celle du dé­par­te­ment a di­mi­nué. Le point com­plet.

Entre 2010 et 2015, la po­pu­la­tion glo­bale de la France a aug­men­té à hau­teur d’une crois­sance an­nuelle moyenne de +0,5 %, pas­sant d’une po­pu­la­tion de 62.765.235 ha­bi­tants en 2010 à 64.300.821 en 2015. Soit plus d’1,5 mil­lion d’ha­bi­tants en plus.

En Ré­gion Centre­Val de Loire, l es don­nées re­cueillies par l’Ins­ti­tut na­tio­nal de la sta­tis­tique et des études éco­no­miques (Insee) sur ces cinq an­nées in­dique une crois­sance an­nuelle moyenne de +0.2 %. La po­pu­la­tion a donc aug­men­té de 30.527 per­sonnes sur cette pé­riode, mais connaît une crois­sance plus lente que la moyenne nationale.

Et ce rythme lé­gè­re­ment plus faible qu’en France mé­tro­po­li­taine s’explique par la baisse de po­pu­la­tion dans les dé­par­te­ments du sud de la Ré­gion, le Cher et l’Indre qui perdent res­pec­ti­ve­ment 2.256 et 6.976 ha­bi­tants. En re­vanche, les dé­par­te­ments les plus au nord sont en hausse, avec no­tam­ment une aug­men­ta­tion de +0,5 % pour le Loi­ret et l’Indre­et­Loire – dans la moyenne nationale donc.

La Ré­gion peine à at­ti­rer les po­pu­la­tions jeunes

Pre­mier constat ? Les ana­lyses de l’Insee notent le manque d’at­trac­ti­vi­té du Centre au­près des po­pu­la­tions jeunes. Elle re­pré­sente en ef­fet la Ré­gion la moins at­trac­tive de France pour les étu­diants. En 2014, la perte mi­gra­toire s’éle­vait à en­vi­ron 3.100 in­di­vi­dus âgés de 16 à 29 ans, dé­ten­teurs du bac­ca­lau­réat et ins­crits dans le su­pé­rieur. Dé­lais­sant le sec­teur pour pour­suivre leurs études et fai­sant ain­si du Centre­Val de Loire, la Ré­gion en­re­gis­trant le plus fort taux de sorties de mé­tro­pole (12,7 %). La proxi­mi­té avec l’Ile­deF­rance explique en par­tie ce constat.

Une autre ob­ser­va­tion fait écho : le Centre­Val de Loire at­tire toutes les classes d’âges sauf les 15­24 ans. C’est éga­le­ment au sein de cette classe d’âge qu’il y a le plus gros vo­lume de mou­ve­ments ré­si­den­tiels. En ef­fet, un nou­vel ha­bi­tant du Centre­Val de Loire sur quatre et trois ha­bi­tants sur dix qui quittent la ré­gion, ont entre 15 et 24 ans.

En ce qui concerne la ré­par­ti­tion de la po­pu­la­tion, l’ana­lyse dé­taillée ré­vèle que 37 % de la po­pu­la­tion ré­gio­nale se trouve dans les 40 com­munes les plus peu­plées. Un élé­ment ré­vé­la­teur de la concen­tra­tion ur­baine des po­pu­la­tions, plus at­ti­rées par les ag­glo­mé­ra­tions que par la ru­ra­li­té. Par exemple, en cinq ans, la po­pu­la­tion des deux plus grandes villes de la Ré­gion, Tours et Or­léans, conti­nue d’évo­luer po­si­ti­ve­ment, et celle de Chartres se sta­bi­lise.

Mais qui dit ag­glo­mé­ra­tion ne sous­en­tend pas for­cé­ment centre­ville, puisque les po­pu­la­tions mu­ni­ci­pales de Bourges, Blois et Châ­teau­roux di­mi­nue lé­gè­re­ment. En re­van­ che, celles de leurs aires ur­baines et pé­ri­phé­ries, elles, aug­mentent.

Entre 2010 et 2015, la po­pu­la­tion conti­nue de s’ac­croître dans les com­mu­nau­tés d’ag­glo­mé­ra­tion des pré­fec­tures de dé­par­te­ment et les aires ur­baines des chefs­lieux à l’ex­cep­tion de celles si­tuées au­tour de Châ­teau­roux. Pour ce qui est de la pré­fec­ture du Cher, la com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion Bourges Plus a ga­gné 684 ha­bi­tants et l’ar­ron­dis­se­ment – en­glo­bant no­tam­ment les an­ciens can­tons des Aix­d’An­gil­lon, Hen­ri­che­mont, Léré, San­cergues, San­cerre ou en­core Vailly­sur­Sauldre – re­cense 1.134 per­sonnes sup­plé­men­taires.

La carte com­plète du ter­ri­toire cou­vert par La Voix du Sancerrois avec les évo­lu­tions de po­pu­la­tion.

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