Le plein de ser­vices ru­raux mo­biles sur le ter­ri­toire

La Voix du Sancerrois - - Région / Faits Divers - CH­LOÉ GHERARDI

Des so­lu­tions sont à trou­ver pour que les ha­bi­tants des com­munes ru­rales aient plus de mo­bi­li­tés. Mais des ser­vices existent dé­jà.

◗ La mo­bi­li­té est un en­jeu ma­jeur de la ru­ra­li­té. Avec de moins en moins de ser­vices dans les vil­lages, les ha­bi­tants doivent pou­voir se dé­pla­cer. Les col­lec­ti­vi­tés l’ont bien com­pris et c’est pour ce­la que les as­sises de la mo­bi­li­té, por­tées par le conseil dé­par­te­men­tal, ont été mises en place par le gou­ver­ne­ment.

Élus et pro­fes­sion­nels de grandes en­tre­prises sont in­vi­tés à trou­ver des so­lu­tions pour fa­ci­li­ter les dé­pla­ce­ments. À San­cerre, elles se sont te­nues mar­di soir. L’un des pre­miers constats dres­sés est que des so­lu­tions existent mais que les gens ne les connaissent pas. Des so­lu­tions à la fois pour les dé­pla­ce­ments ponc­tuels, comme un ren­dez­vous chez le mé­de­cin ou une sor­tie cultu­relle, mais aus­si pour les dé­pla­ce­ments quo­ti­diens. Tour d’ho­ri­zon.

Bus et tran­sports à la de­mande. S’il n’y a qu’une ligne de bus ré­gu­lière qui sillonne la com­mu­nau­té de com­munes Pays FortSan­cer­rois­Val de Loire et ral­lie Bourges à Cos­neCours­sur­Loire (Nièvre) en pas­sant par Bué, San­cerre et Saint­Sa­tur, les ha­bi­tants des autres vil­lages peuvent aus­si en pro­fi­ter. Re­mi + à la de­mande, struc­ture ré­gio­nale qui gère les bus dans le dé­par­te­ment, pro­pose un ser­vi­ ce de ra­bat­te­ment : une na­vette vient cher­cher les per­sonnes à leur do­mi­cile pour les conduire vers un ar­rêt de la ligne ré­gu­lière, à condi­tion qu’elles aient ré­ser­vé, la veille avant 17 heures. Il y a éga­le­ment un ser­vice de proxi­mi­té, tou­jours sur ré­ser­va­tion, qui per­met de ré­cu­pé­rer les per­sonnes chez elles pour les em­me­ner dans des centres­villes (Au­bi­gny­sur­Nère, San­cerre, Saint­Sa­tur, Cosne­surLoire), no­tam­ment les jours de mar­ché. Ren­sei­gne­ments au 0800.10.18.18.

Com­merces am­bu­lants. De plus en plus de com­mer­çants am­bu­lants sillonnent les cam­pagnes pour pro­po­ser leurs ser­vices. Ca­mion piz­za, épi­ce­rie, pois­son­nier, bou­cher, coif­feur ou même toi­let­teur ca­nin n’hé­sitent plus à faire des ki­lo­mètres pour se pos­ter quelques heures sur la place du vil­lage ou se rendre au do­mi­cile de leurs clients.

À Sainte­Gemme­enSan­cer­rois, où un bou­cher et un piz­zaïo­lo se postent chaque se­maine, les ha­bi­tants jouent le jeu. « Ca marche vrai­ment bien, dé­clare Ch­ris­tine Bel­lan­ger, le maire. Les com­mer­çants sont con­tents. »

À Sa­vi­gny­en­San­cerre, deux fois par se­maines, des com­mer­çants s’ins­tallent sur la place pour un pe­tit mar­ché. « Il y a le mar­di ma­tin, et le ven­dre­di, c’est à par­tir de 15 heures et ils ne partent ja­mais avant 19 h 30 pour ci­bler les per­sonnes qui tra­vaillent », ex­plique Thé­rèse Ruel­lé, le maire.

Co­voi­tu­rage. Bla­bla­car, site in­ter­net de co­voi­tu­rage, a un rayon­ne­ment na­tio­nal. De plus en plus d’usa­gers, conduc­teurs ou co­voi­tu­reurs, ont le re­flexe de pro­po­ser un tra­jet ou d’en re­cher­cher un lors­qu’ils partent en va­cances. Mais des Ber­ri­chons pro­posent éga­le­ment des pe­tits dé­pla­ce­ments quo­ti­diens, pour se rendre sur leur lieu de tra­vail. Un tra­jet de San­cerre ou Saint­Sa­tur jus­qu’à Bourges, par exemple, peut être pro­po­sé entre 4 et 7 eu­ros en­vi­ron.

Li­vrai­sons à do­mi­cile. Les pe­tites épi­ce­ries si­tuées dans les vil­lages pro­posent souvent un ser­vice de li­vrai­son à do­mi­cile. « Nous le fai­sons gra­tui­te­ment, confirme Fran­cis Da­gni­court, du Pa­nier sym­pa de Sa­vi­gny­en­San­cerre. C’est un ser­vice en plus, sur­tout pour les per­sonnes âgées. Et le rayon­ne­ment sur le­quel nous in­ter­ve­nons dé­pend du pa­nier car, si­non, ce n’est pas ren­table pour nous. »

À Sainte­Gemme, quatre jours par se­maine, les ha­bi­tants ont la pos­si­bi­li­té de com­man­der du pain au bou­lan­ger du vil­lage voi­sin, qui vient le dé­po­ser à la salle des fêtes. « Ce ser­vice aus­si fonc­tionne bien, ajoute Ch­ris­tine Bel­lan­ger. Entre trente et qua­rante per­sonnes l’uti­lisent. »

Per­ma­nences. Plu­sieurs ser­vices ad­mi­nis­tra­tifs pro­posent des per­ma­nences dans les mai­ries ou les mai­sons des ser­vices au pu­blic. Il ne faut pas hé­si­ter à se ren­sei­gner.

Un ser­vice d’épi­ce­rie am­bu­lante sillonne le sec­teur pour se rendre au do­mi­cile des clients.

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