Mé­mé, l’en­fant de l’ASN foot, s’en va

Joueur et édu­ca­teur au sein du club de foot­ball de Nogent-le-Ro­trou du­rant une tren­taine d’an­nées, Sé­bas­tien Mai quitte le club pour de nou­veaux ho­ri­zons.

L'Action Républicaine - - La Une -

Émo­tion. Une page se tourne à l’ASN foot­ball. Sé­bas­tien Mai quitte le club. Sé­bas­tien - plus connu sous le so­bri­quet de Mé­mé - range donc ses cram­pons, ses sur­vê­te­ments dans son sac de sport pour tou­jours.

« Un rouage es­sen­tiel »

« Quand on évoque l’ASN, on pense tout de suite à Sé­bas­tien » dé­voile le pré­sident Alain Ver­gnol, cons­cient d’avoir per­du « un rouage es­sen­tiel pour le bon fonc­tion­ne­ment de l’as­so­cia­tion ».

Joueur, édu­ca­teur au­près des jeunes, en­traî­neur de l’équipe pre­mière, « il a fait tous les postes ». Alain Ver­gnol se sou­vient de son ar­ri­vée à la tête de l’ASN, « sa pré­sence a joué un rôle dans ma dé­ci­sion de prendre cette res­pon­sa­bi­li­té ».

« On pou­vait tou­jours comp­ter sur lui »

Car, « on pou­vait tou­jours comp­ter sur lui. On lui en­voyait un mes­sage, on l’ap­pe­lait… Nous avions une ré­ponse dans les cinq mi­nutes qui sui­vaient. Il était tou­jours là pour rendre ser­vice et trou­ver tou­jours une so­lu­tion à chaque pro­blème ». Pour le pré­sident « c’était un mec en or ! ». Au Dis­trict d’Eure-etLoir, l’image de Sé­bas­tien Mai est éga­le­ment po­si­tive, « il était hy­per bien co­té. Les res­pon­sables sa­vaient qu’il était tou­jours pré­sent pour ac­cueillir la moindre for­ma­tion par exemple… »

Pre­mière li­cence à 5 ans

Ses pre­miers tacles, passes ou tirs, « Mé­mé » les a faits à l’âge de cinq ans. En­suite, il n’a pas quit­té ce fa­meux maillot jaune. Il avait dans le coeur ce club, son club. D’an­née en an­née, il a gra­vi les ca­té­go­ries. Avec un poste de pré­di­lec­tion, mi­lieu dé­fen­sif. Un joueur qui ava­lait les ki­lo­mètres sur les pe­louses dé­par­te­men­tales et ré­gio­nales, en ju­niors et se­niors. Avec une com­ba­ti­vi­té à toute épreuve. Très tôt, il a aus­si en­fi­lé le cos­tume d’édu­ca­teur avant de de­ve­nir sa­la­rié du club en 1999. Et du­rant ces an­nées, il a vu pas­ser de nom­breux en­fants, avec qui il a - pour cer­tains - joué en se­nior. « Il ai­mait son tra­vail, il ai­mait les mômes » note Alain Ver­gnol.

« Mer­ci pour tout »

Et ces der­niers lui ont mon­tré aus­si qu’ils l’ap­pré­ciaient. Pour son dé­part, à la halle de Mar­gon jeu­di der­nier, ils sont ve­nus nom­breux avec leurs pa­rents pour l’ap­plau­dir, et lui dire « mer­ci pour tout » s’ex­clame le pré­sident. Mais Sé­bas­tien ne quit­te­ra pas to­ta­le­ment le club, « main­te­nant, je vais pou­voir suivre mon fils le sa­me­di » avoue-t-il, ému. Avant de re­ce­voir des ca­deaux. La fin de l’his­toire. Et une nou­velle va bien­tôt dé­bu­ter pour l’ASN. « Mais pas tout de suite, note Alain Ver­gnol, avec le bu­reau, nous avons dé­ci­dé de res­ter comme ce­la jus­qu’à la fin de la sai­son en comp­tant sur nos moyens hu­mains. Après nous cher­che­rons un rem­pla­çant à Sé­bas­tien ».

Deux can­di­da­tures

Et le pré­sident dé­voile le por­trait-ro­bot du fu­tur édu­ca­teur, « un pas­sion­né de foot­ball qui aime tra­vailler avec les en­fants. Qui sou­haite prendre des res­pon­sa­bi­li­tés et des ini­tia­tives au sein du club et tra­vailler sur la com­mu­ni­ca­tion ». Alors que l’offre d’em­ploi n’a pas en­core été réa­li­sée, « nous avons dé­jà eu deux can­di­da­tures ». C’est cer­tain, « il y au­ra quel­qu’un » dès la ren­trée pro­chaine pour épau­ler Da­vid Le­proust, l’autre édu­ca­teur.

Lors de son dé­part, Sé­bas­tien Mai a re­çu de nom­breux ca­deaux dont un de l’équipe fé­mi­nine.

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