«Il est dif­fi­cile de chan­ger les men­ta­li­tés»

En 15 ans, la part des femmes dans la re­cherche scien­ti­fique a un peu pro­gres­sé dans le monde mais la pa­ri­té est loin d’être at­teinte. La France est à la traîne.

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DLES FAITS

epuis la fin des an­nées 1990, la part de femmes par­mi les cher­cheurs scien­ti­fiques est pas­sée de 26 % à 29 % dans le monde. C’est ce que ré­vèle une en­quête me­née dans 14 pays par le Bos­ton Con­sul­ting Group, à l’oc­ca­sion de la re­mise des prix Unes­co pour les femmes et la science (lire p. 3). La France est à la traîne : seule­ment un quart de femmes par­mi les cher­cheurs. C’est plus qu’au Ja­pon (14 %), mais bien moins qu’en Es­pagne, au Royau­meU­ni (38 % dans ces deux pays) ou aux États-Unis (35 %). Ex­pli­ca­tions de Jean Au­douze, Pré­sident de la Com­mis­sion fran­çaise pour l’Unes­co.

L’EX­PERT

• Men­ta­li­tés. « Il est dif­fi­cile de chan­ger les men­ta­li­tés. Au ly­cée, les filles sont aus­si nom­breuses que les gar­çons à pas­ser un bac scien­ti­fique. Mais elles sont condi­tion­nées de­puis l’en­fance par toutes sortes d’idées re­çues ve­nant de leurs pa­rents, de leurs profs et de la so­cié­té en gé­né­ral. Elles en­tendent sou­vent, de fa­çon di­recte ou in­di­recte, que les sciences et les tech­no­lo­gies res­tent l’af­faire des hommes. Ré­sul­tat, elles sont nom­breuses à dé­ve­lop­per une ti­mi­di­té vis-à-vis de ces ma­tières. Après le bac, elles s’orientent sur­tout vers la bio­lo­gie et la mé­de­cine. Très peu de­viennent ma­thé­ma­ti­ciennes, phy­si­ciennes, chi­mistes… » • Vie de fa­mille. « Au dé­but de leur car­rière, les femmes scien­ti­fiques font sou­vent de la re­cherche. Mais elles

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