Sport

Sté­phane Pe­te­rhan­sel Le maître du Da­kar re­vient sur sa trei­zième vic­toire pour “L’A.M.”.

L'Automobile - - Éditorial - STÉ­PHANE PE­TE­RHAN­SEL, VAIN­QUEUR DU DA­KAR 2017 TEXTE F. MONSENERGUE - POR­TRAIT D. FONTENAT

“De toutes celles que j’ai rem­por­tées, cette trei­zième vic­toire fut la plus in­tense, avec un sus­pens in­croyable ! A mi- course, nos Peu­geot ont pris la tête de l’épreuve et, à par­tir de là, Sé­bas­tien Loeb et moi nous sommes li­vrés à une ba­garre per­ma­nente. Vers la fin, ce n’était que re­bon­dis­se­ments : un jour il pre­nait la tête, le len­de­main, c’était moi… Dès que le tra­cé res­sem­blait à une épreuve spé­ciale du Cham­pion­nat du monde des ral­lyes (WRC), ça pen­chait en sa fa­veur. Je connais les qua­li­tés de “Seb” et sur ce ter­rain, où l’on est dans le pur pi­lo­tage, sans na­vi­ga­tion, il est plus ra­pide et meilleur que moi. Notre boss de Peu­geot Sport, Bru­no Fa­min, nous a fait confiance en ne nous don­nant pas la moindre consigne de course, c’est chouette ! Par rap­port à l’an der­nier, où j’avais abor­dé la course en me met­tant tout seul la pres­sion, j’étais beau­coup plus se­rein. Je me suis dit : “J’en ai dé­jà ga­gné douze, c’est vrai­ment su­per, et si je m’in­cline face à Loeb, il n’y au­ra vrai­ment pas de quoi avoir honte.” J’étais li­bé­ré, plus dé­con­trac­té, et j’ai pris énor­mé­ment de plai­sir dans notre duel. Per­son­nel­le­ment, je ne roule ja­mais “au- de­là de mes pompes”, c’est mon em­preinte en ral­lye-raid, ma marque de fa­brique. Je ne sors de la piste que très ra­re­ment. Cette li­mite au ni­veau de la prise de risques me vient de la mo­to, car la moindre er­reur se paye cash. En au­to, si on se loupe, en gé­né­ral, on ne se fait pas mal… Entre le Da­kar d’au­jourd’hui et l’ori­gi­nal, les dif­fé­rences sont nom­breuses. En Afrique, en de­hors du Ma­roc, où l’on pou­vait trou­ver des si­mi­li­tudes avec le WRC, le reste du par­cours était “un jeu de pistes”. À la sor­tie d’un village, dans le Sa­hel, il y a dix che­mins, le­quel choi­sir ? Et les dunes ! En Amé­rique du Sud, cette an­née, nous en avons fran­chi sur une di­zaine de ki­lo­mètres, contre des cen­taines au Ma­li. Ce n’est pas la même course, même si le tra­cé ty­pé ral­lye était mi­nime. En tout cas, je se­rai de nou­veau de la par­tie en , pas ques­tion de man­quer la édi­tion du Da­kar !” e ///

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.