L’« homme à la mi­traillette » ju­gé mer­cre­di

Le Berry Républicain - - Région Actualité Et Faits Divers - E.L.

Pré­sen­té, ven­dre­di, en com­pa­ru­tion im­mé­diate de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Bourges, l’homme in­ter­pel­lé, mer­cre­di der­nier, pour avoir com­man­dé une mi­traillette sur in­ter­net (notre édi­tion du jeu­di 11 oc­tobre) a sol­li­ci­té un dé­lai pour pré­pa­rer sa dé­fense.

Son pro­cès sur le fond a, donc, été fixé au mer­cre­di

17 oc­tobre. Il de­vra ré­pondre d’ac­qui­si­tion et de dé­ten­tion non­au­to­ri­sée d’une arme de guerre, en l’oc­cur­rence un pis­to­let­mi­trailleur In­gram MAC

11, ain­si que d’« im­por­ta­tion en contre­bande de mar­chan­dise dan­ge­reuse pour la sé­cu­ri­té pu­blique ». Des faits pas­sibles de cinq ans de pri­son ferme et de 75.000 eu­ros d’amende.

D’ici là, l’in­di­vi­du, âgé de

31 ans et do­mi­ci­lié à San­cerre, a été pla­cé sous contrôle ju­di­ciaire.

À ce titre, il a obli­ga­tion de se pré­sen­ter, chaque jour, dans les lo­caux de la bri­gade de gen­dar­me­rie de San­cerre.

Le par­quet, in­vo­quant « plu­sieurs faits de vio­lence » » au ca­sier du pré­ve­nu (sept condam­na­tions, dont l’une à un an de pri­son ferme pour vio­lence avec arme), avait re­ quis le main­tien en dé­ten­tion pro­vi­soire.

Voi­ci quelques jours, les ser­vices des douanes des États­Unis avaient re­pé­ré sur in­ter­net une tran­sac­tion sus­pecte : un ré­sident de San­cerre avait ache­té en ligne un In­gram MAC11.

L’en­gin est ré­per­to­rié comme arme de guerre. Il peut ti­rer jus­qu’à 1.200 coups par mi­nute. Son char­geur de 32 mu­ni­tions de ca­libre 380 ACP est, ain­si, ti­ré en moins de deux se­condes.

In­for­més par leurs col­lègues amé­ri­cains, qui avaient neu­tra­li­sé l’arme, les gen­darmes ont ar­rê­té le des­ti­na­taire du co­lis. À son do­mi­cile, sur le Pi­ton, ils ont trou­vé une ca­ra­bine 22 Long Rifle.

Le pré­ve­nu, un ou­vrier vi­ti­cole père de deux en­fants, s’est bor­né, hier, à dé­cla­rer qu’il n’avait « rien à voir » avec cette arme. « J’ai fait des conne­ries dans le pas­sé, a­t­il re­con­nu. Mais au­jourd’hui, c’est fi­ni ! »

« J’ai fait des conne­ries dans le pas­sé, a­t­il re­con­nu. Mais au­jourd’hui, c’est fi­ni ! »

JUS­TICE. Le mis en cause a de­man­dé un dé­lai.

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