Avant son spec­tacle à Vier­zon, ren­contre avec Gil Al­ma

Ré­vé­lé dans la sé­rie Nos chers voi­sins, Gil Al­ma vient à la Dé­cale pré­sen­ter son one man show

Le Berry Républicain - - La Une - Phi­lippe Roch phi­lippe.roch@cen­tre­france.com Pra­tique.

L’hu­mo­riste, éga­le­ment connu pour ses ta­lents de co­mé­dien, se pro­dui­ra, mar­di 16 oc­tobre, sur la scène de la Dé­cale, dans le cadre de la sai­son du Mac-Nab. In­ter­view.

CJe ne connais pas, mais ma fa­mille a une his­toire par­ti­cu­lière avec Vier­zon. Ma grand­mère, qui était ori­gi­naire du Loi­ret, a fui la guerre lors­qu’elle était ado­les­cente. Elle a été obli­gée de des­cendre de ca­mion en ar­ri­vant à Vier­zon (où pas­sait la ligne de dé­mar­ca­tion, NDLR). Elle se sou­ve­nait très bien de cette ville.

Vous avez la ré­pu­ta­tion d’ai­mer le contact avec le pu­blic. La scène, c’est ce que vous pré­fé­rez ?

Exac­te­ment. Tour­ner au ci­né­ma, ou pour la té­lé, c’est for­mi­dable parce qu’il y a beau­coup de gens qui nous voient. Si ça per­met de jouer plus fa­ci­le­ment au théâtre, on est aus­si cou­pé des vrais gens. Le spec­tacle vi­vant d’hu­mour, c’est vrai­ment là où il y a le plus d’échanges di­rects avec le pu­blic. Et, comme j’aime les gens, je m’éclate sur scène. On ri­gole en­semble pen­dant une heure et quart, voire plus. Et, à la fin, je vais à leur ren­contre pour les re­mer­cier.

Votre pre­mier mé­tier, c’était pois­son­nier, qu’est-ce que ce­la vous a ap­por­té ?

Je ne pense pas que je lais­se­rais ma place et que je re­de­vien­drais pois­son­nier mais, j’ai vé­cu de très bons mo­ments avec les autres com­mer­çants. Plus jeune, j’ai tout fait pour ga­gner ma vie : de la fi­gu­ra­tion, père Noël, vendre des bou­teilles d’al­cool en tête de gon­dole dans les su­per­mar­chés… Ce­la in­cite à gar­der la tête sur les épaules.

Quels sont les ar­tistes qui vous ont don­né en­vie de faire ce mé­tier ?

J’aime bien deux ac­teurs qui sont dia­mé­tra­le­ment op­po­sés : De Fu­nès et Vincent Cas­sel. Si j’ar­rive à faire le pen­dant des deux, ça se­rait par­fait.

Quel sou­ve­nir gar­dez-vous de votre par­ti­ci­pa­tion à la sé­rie à suc­cès de TF1 Nos chers voi­sins ?

Hu­mai­ne­ment, on ne s’est pas em­brouillés. Il n’y a pas eu de clash entre nous, ni d’his­toires de cul. C’est d’une pla­ti­tude ter­rible (rires). Non, c’était très in­té­res­sant hu­mai­ne­ment, et pro­fes­sion­nel­le­ment aus­si. J’ai dû faire la va­leur de vingt long­smé­trages en cinq ans.

En 2015, vous avez créé votre so­cié­té, Agil pro­duc­tions. Dé­sor­mais, vous pro­dui­sez d’autres ar­tistes…

Oui, d’ailleurs Be­noît Jou­bert se­ra à Vier­zon en pre­mière par­tie. Je l’ai ren­con­tré, il y a dix ans, sur un tour­nage pour France 3, dans le Sud­Ouest. Dans ce té­lé­film, il jouait mon pe­tit co­pain. On n’est pas tom­bé amou­reux pour de vrai, mais ami­ca­le­ment. En 2017, j’ai dé­ci­dé de le pro­duire. Au­jourd’hui, il fait le tour de France et il car­tonne. Le pitch de son spec­tacle, c’est un mec qui se ré­veille au len­de­main de son ma­riage, fa­çon Ve­ry bad trip. C’est une pièce de théâtre à lui tout seul. Mar­di, il don­ne­ra un aper­çu de sa fo­lie et de sa bon­ho­mie du Sud­Ouest.

è Gil Al­ma pré­sen­te­ra son spec­tacle, 100 % na­tu­rel, mar­di 16 oc­tobre, à

20 h 30, à la Dé­cale. Ta­rifs : de 10 à

27 eu­ros. Contact : 02.48.53.02.61 ou mac­nab@ville-vier­zon.fr

« Plus jeune, j’ai tout fait pour ga­gner ma vie : pois­son­nier, ven­deur, père Noël »

PHO­TO PIERRE DOMPNIER

on­nais­sez-vous, dé­jà, Vier­zon ?COM­PLICES.Gil Al­ma avec Be­noît Jou­bert, qui as­su­re­ra la pre­mière par­tie de son spec­tacle.

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