Un ins­tru­ment pour dé­bu­ter la mu­sique

L’école mu­ni­ci­pale dis­pose d’un parc va­rié, re­nou­ve­lé et ou­vert à la lo­ca­tion pour les élèves

Le Berry Républicain - - Saint-amand Actualités - Mar­lène Les­tang mar­lene.les­tang@cen­tre­france.com

L’école mu­ni­ci­pale de mu­sique, qui dis­pose d’un parc de vingt-huit ins­tru­ments, peut en louer à ses élèves dé­bu­tants.

La ren­trée a ré­ser­vé de jo­lies sur­prises à l’école mu­ni­ci­pale de mu­sique de SaintA­mand­Mon­trond. Les trois ar­chets ba­roques adap­tés aux en­fants, ac­quis pour 500 eu­ros pièce afin d’en­cou­ra­ger la pra­tique de la mu­sique ba­roque dès l’âge de 6 ans, sont dé­jà tous uti­li­sés. « On avait dans l’idée de les in­té­grer pe­tit à pe­tit, or des en­fants se sont en­ga­gés », ex­plique Cé­dric Clé­ment, le di­rec­teur.

Le saxo­phone so­pra­no tout neuf fait, éga­le­ment, le bon­heur d’un ly­céen. « C’est un ins­tru­ment rare et cher. Il faut comp­ter 6.000 eu­ros et, au­jourd’hui, en France, on n’en trouve pas à moins d’un an de dé­lai de fa­bri­ca­tion. Cette ac­qui­si­tion nous per­met d’avoir un en­semble de saxo­phones au­to­nome sur tous les re­gistres de l’ins­tru­ment. »

D’une va­leur de 250 à 7.435 eu­ros

L’école dis­pose d’un parc de vingt­huit ins­tru­ments, des plus cou­rants aux moins com­muns, d’une va­leur de 250 à 7.435 eu­ros. « On le re­nou­velle beau­coup, de­puis quatre ou cinq ans, parce que les ins­tru­ments sont usés ou pour agran­dir un or­chestre. On a, aus­si, ache­té des ins­tru­ments en plas­tique, plus lé­gers et lu­diques, qui conviennent bien pour l’ap­ pren­tis­sage par un en­fant. »

Cla­ri­nettes, flûtes, trom­pettes, vielle à roue, ac­cor­déon, vio­lon­celle, etc., servent aux in­ter­ven­tions dans les éta­blis­se­ments sco­laires, dé­pannent les mu­si­ciens quand leur propre ins­tru­ment a be­soin d’une ré­pa­ra­tion, mais peuvent, éga­le­ment, être loués aux élèves qui dé­marrent une pra­tique mu­si­cale.

« On les rend ac­ces­sibles car il faut comp­ter, par exemple, entre 300 et 400 eu­ros pour une flûte, un trom­bone ou un cor­net de dé­bu­tant, et on n’ima­gine pas une fa­mille se lan­çant dans un tel in­ves­tis­se­ment quand on ne sait pas si l’en­fant fait le bon choix, as­sure Cé­dric Clé­ment. Le ta­rif est in­té­res­sant, à 120 eu­ros l’an­née, ou 48 eu­ros le tri­mestre si pro­jet d’achat. »

« Une an­née pé­da­go­gique avant de s’en­ga­ger »

En moyenne, une ving­taine d’ins­tru­ments sont loués à des élèves dé­bu­tants. Le contrat, qui re­po­sait jus­qu’à pré­sent sur un chèque de cau­tion de la va­leur de l’ins­tru­ment, s’ap­puie dé­sor­mais sur une at­tes­ta­tion d’as­su­rance sti­pu­lant la prise en charge de l’ins­tru­ment. L’em­prun­teur s’en­gage à l’en­tre­te­nir avec soin, à four­nir une fac­ture de re­mise en état en cas de dom­mage, puis une at­tes­ta­tion de ré­vi­sion par un spé­cia­liste avant la res­ti­tu­tion.

Ce sys­tème de lo­ca­tion vaut pour un an maxi­mum, le temps de confir­mer, ou pas, l’en­ga­ge­ment. « Il faut l’en­vi­sa­ger comme une an­née pé­da­go­gique, pour­suit Cé­dric Clé­ment. Si vrai­ment on sent des pré­dis­po­si­tions alors qu’un achat ne peut pas être en­vi­sa­gé, on peut pro­lon­ger. Je n’ai au­cun exemple d’un mu­si­cien qui au­rait dû ar­rê­ter faute de moyens. »

« Il ne doit pas y avoir d’obs­tacle à la pra­tique, im­por­tante pour le dé­ve­lop­pe­ment d’un en­fant »

« Il ne doit pas y avoir d’obs­tacle à la pra­tique de la mu­sique, im­por­tante pour le dé­ve­lop­pe­ment d’un en­fant », com­plète Éli­sa­beth Mé­riot, ad­jointe au maire en charge des arts et du pa­tri­moine.

Cé­dric Clé­ment in­dique que le parc de l’école est une pos­si­bi­li­té, mais pas la seule. « Il y a tout un ré­seau de par­ti­cu­liers à par­ti­cu­liers qui fonc­tionne bien. L’an der­nier, l’Union mu­si­cale a, aus­si, tra­vaillé sur son propre stock pour pou­voir louer un saxo à une fa­mille alors que les nôtres étaient pris. Ces der­nières an­nées, des fac­teurs d’ins­tru­ments font, éga­le­ment, leurs propres pro­po­si­tions, no­tam­ment les lu­thiers. Les en­jeux se com­plètent. On ne pour­rait, de toute fa­çon, pas avoir un stock trop im­por­tant, sur­tout qu’un ins­tru­ment, ça doit vivre. »

PHO­TO M.L.

PARC.L’école de mu­sique pos­sède vingt-huit ins­tru­ments, dont une ving­taine sont loués chaque an­née.

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