Le coin du psy

Le Bessin Libre - - Vie Pratique - Marie-Amé­lie Lar­chet

Comment gé­rer son stress au quo­ti­dien ? Des échéances vont bien­tôt se bous­cu­ler, fin d’an­née sco­laire oblige. C’est sou­vent une source de stress. Rien de grave en soi.

Le stress fait par­tie de la vie. Dans des si­tua­tions exi­geantes ou ex­cep­tion­nelles, c’est un car­bu­rant vi­tal qui nous met en mou­ve­ment. L’adré­na­line et l’ac­cé­lé­ra­tion du rythme car­diaque nous rendent phy­si­que­ment et psy­cho­lo­gi­que­ment plus vifs, donc mieux ar­més pour ré­agir au bou­le­ver­se­ment de nos rou­tines. Mais l’ex­cès de stress est dan­ge­reux : l’es­prit et le corps sont alors trop sti­mu­lés, sur­ex­ci­tés ou au contraire pa­ra­ly­sés par des émo­tions mal ajus­tées. Plus in­si­dieu­se­ment, un stress chronique peut contri­buer, sur­tout sur un ter­rain an­xieux, au développement de dé­pres­sions, mais aus­si de ma­la­dies car­dio­vas­cu­laires ou in­tes­ti­nales. Alors comment bien gé­rer le stress ? - Etre at­ten­tif à soi. Cer­tains signes doivent aler­ter : dif­fi­cul­té à dor­mir, phé­no­mène ac­cru d’ad­dic­tion (al­cool, écrans, etc.), ir­ri­ta­bi­li­té, sen­sa­tion d’épui­se­ment. Il ne faut pas né­gli­ger ces symp­tômes : le stress n’est pas tou­jours d’em­blée évident.

- Com­prendre et ac­cep­ter. Une fois le stress re­con­nu, il faut l’ana­ly­ser pour dé­ter­mi­ner et ré­duire ses causes. La prise de conscience (“nom­mer” les choses) per­met de bas­cu­ler d’un stress su­bi à une re­prise de contrôle.

- Ima­gi­ner un plan, en dres­sant la liste des so­lu­tions pos­sibles, mais de ma­nière rai­son­nable, en ac­cep­tant que cer­taines choses ne dé­pen­dront ja­mais de nous. En se concen­trant sur son propre pé­ri­mètre d’in­fluence, on ré­duit son stress. Si l’on s’obs­tine à vou­loir pe­ser sur ce qui est hors de por­tée, on ris­que­ra d’être contra­rié et frus­tré, ce qui se­ra source d’en­core plus de mal-être. - Prendre du temps pour soi, pour “éva­cuer”. La mé­di­ta­tion sou­lage du stress chronique, les ac­ti­vi­tés ma­nuelles ou phy­siques y aident éga­le­ment.

- En­fin, com­mu­ni­quer : ne ja­mais se re­fer­mer sur soi, mais par­ta­ger et échan­ger avec des gens de confiance, amis, fa­mille, et son mé­de­cin si ce­la de­vient trop dif­fi­cile.

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