Le nou­veau Ber­lin­go gagne un pe­tit air de SUV

Le Bocage Libre - - Automobile - Phi­lippe Her­vieu

Nou­veau lu­dos­pace de Ci­troën, la troi­sième gé­né­ra­tion du Ber­lin­go ré­ac­tua­lise sé­rieu­se­ment le concept ini­tial, fon­dé sur une ha­bi­ta­bi­li­té ex­cep­tion­nelle, en peau­fi­nant look, confort et mo­der­ni­té.

Ce sont les Fran­çais, au­tant PSA Peu­geot Ci­troën que Re­nault, qui ont in­ven­té le lu­dos­pace, il y a vingt-deux ans, un dé­ri­vé ci­vi­li­sé de four­gon­nette uti­li­taire of­frant de l’es­pace in­té­rieur à bon prix. De­puis, la donne a bien chan­gé et Ci­troën vient de faire évo­luer cette for­mule à l’oc­ca­sion du re­nou­vel­le­ment de son uti­li­taire, dé­jà au­réo­lé, de­puis la mi-sep­tembre, du glo­rieux titre d’uti­li­taire de l’an­née.

Dans sa ver­sion lu­dos­pace, le der­nier Ber­lin­go marque sa dif­fé­rence avec ses de­van­ciers par un look soi­gné. Certes, ori­gine four­gon­nette oblige, sa sil­houette reste pa­ral­lé­lé­pi­pé­dique mais, après tout, cer­tains SUV le sont aus­si ! Vi­trages la­té­raux aux contours étu­diés et pas­sages de roue très mar­qués en­jo­livent un en­semble as­sez sculp­tu­ral, sa­vam­ment ar­ron­di aux ex­tré­mi­tés pour adou­cir sa pré­sence au re­gard.

Et sa ca­landre, type C3 Air­cross ou pro­chain C5 Air­cross, l’ac­corde au der­nier style Ci­troën. Sur la poupe, le grand hayon gagne une pra­tique lu­nette ar­rière ou­vrante sur la meilleure des trois fi­ni­tions, Shine. Ses im­por­tantes men­su­ra­tions ex­té­rieures gé­nèrent un es­pace in­té­rieur d’au­tant plus im­pres­sion­nant que la nou­velle gé­né­ra­tion in­tro­duit un châs­sis long XL, qui dé­passe le for­mat ha­bi­tuel – dit “M” – de 35 cm. Non seule­ment on y a ses aises, avec no­tam­ment une for­mi­dable hau­teur sous pla­fond, mais les amé­na­ge­ments vrai­ment pra­tiques en dé­mul­ti­plient l’agré­ment d’usage. A l’ins­tar des trois sièges ar­rière du se­cond rang, in­dé­pen­dants et es­ca­mo­tables sous le plan­cher, de sé­rie sur la fi­ni­tion in­ter­mé­diaire Feel.

En 5 places châs­sis “M”, le coffre ap­pa­raît dé­jà gi­gan­tesque, et a for­tio­ri en 2 places. Moyen­nant quoi deux sièges peuvent être ajou­tés en rang 3 (dans le coffre donc), por­tant l’ha­bi­ta­bi­li­té à 7 places. En châs­sis long XL, ces sièges cou­lissent même lon­gi­tu­di­na­le­ment.

Des pres­ta­tions

in­té­res­santes

C’est aus­si By­zance au ni­veau de l’ac­cès aux places ar­rière, grâce aux deux larges portes la­té­rales cou­lis­santes, avec glaces des­cen­dantes élec­triques de sé­rie. Apa­nage du châs­sis stan­dard, le Mo­du­top en verre, toit vi­tré pa­no­ra­mique (de sé­rie en Shine, 750 € en Feel), in­suffle une am­biance “avia­tion”, avec éta­gère trans­lu­cide au pla­fond pour ran­ger de me­nus ob­jets en hau­teur. D’où que l’on tourne le re­gard, les es­paces de ran­ge­ment four­millent, éta­gère avant stan­dar­di­sée - dite “ca­pu­cine” -, trappes en rang 2 (Feel), ou en­core coffre de pa­villon ar­rière (avec Mo­du­top). Pas de sur­prise sur le plan tech­nique puisque l’ar­chi­tec­ture du Ber­lin­go s’ap­puie sur la plate-forme EMP2 et s’anime de mo­to­ri­sa­tions ré­centes mais connues. Avec, en es­sence, le 3 cy­lindres tur­bo 1.2 Pu­reTech 110 ch boîte 6 vi­tesses com­plé­té, dans quelques mois, par un 130 ch boîte au­to 8 rap­ports. En die­sel, le 1.5 BlueHDI se dé­cline en 75, 100 et 130 ch, ce der­nier en boîte 6 ou au­to­ma­tique 8 rap­ports. En­fin, une op­tion Grip Con­trol (400 €) per­met de s’aven­tu­rer sur des pistes de terre glis­santes ou des pentes ver­ti­gi­neuses grâce à une ef­fi­cace ré­gu­la­tion élec­tro­nique.

Au vo­lant, dif­fi­cile de dé­tec­ter les ori­gines uti­li­taires du Ber­lin­go, hor­mis la po­si­tion très as­sise à l’avant, et plu­tôt agréable. La boîte au­to, d’usage sim­pli­fié par un sé­lec­teur ro­ta­tif, sé­duit par ses 8 rap­ports qui ex­traient le meilleur du die­sel 130 ch ; bien in­so­no­ri­sé, il dé­livre aus­si de la vi­va­ci­té.

Uni­que­ment en boîte ma­nuelle 6 vi­tesses, le 1.2 Pu­reTech 110 ch ap­porte une sa­lu­taire pé­tillance dans les évo­lu­tions, ren­dant le Ber­lin­go en­core plus plai­sant. Comme le frei­nage, la sus­pen­sion fait du bon tra­vail, ab­sor­bant gé­né­ra­le­ment avec une bonne dose de dou­ceur les in­éga­li­tés du sol, au prix d’un lé­ger rou­lis, mais sans in­con­fort. Moins aé­ro­dy­na­mique qu’une ber­line, la consom­ma­tion os­cille au­tour des 7,5 à 10 l./100 se­lon l’usage et le mo­teur.

Le Ber­lin­go peut s’ap­pa­ren­ter à un SUV, en plus pra­tique. Avec son ta­rif au ni­veau des mo­dèles com­pacts, il reste concur­ren­tiel vu les ser­vices ren­dus.

L’ins­tru­men­ta­tion du poste de conduite du Ber­lin­go se pare d’un af­fi­chage tête-haute cou­leur en haut de gamme, ou op­tion de 350 € en Feel.

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