Ber­nard Le­roy veut ra­me­ner les sa­la­riés sur l’ag­glo­mé­ra­tion

Le Courrier de l'Eure - - Louviers - Patrick Auf­fret

Ber­nard Le­roy te­nait ce mar­di sa confé­rence de presse de ren­trée. L’oc­ca­sion d’an­non­cer de très bonnes nou­velles tant pour l’ha­bi­tat que pour le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique.

La po­pu­la­tion aug­mente sur l’ag­glo­mé­ra­tion, es­sen­tiel­le­ment sur ses deux grandes villes, Lou­viers et Val-de-Reuil. « Pour la pre­mière fois de­puis 15 ans, la po­pu­la­tion aug­mente dans ces villes, se ré­jouit Ber

nard Le­roy. C’est ex­trê­me­ment en­cou­ra­geant, la preuve que la nou­velle po­li­tique de l’ha

bi­tat fonc­tionne. » Alors qu’il y a ac­tuel­le­ment 550 ter­rains à bâ­tir de dis­po­nible sur l’ag­glo­mé­ra­tion et que 1 200 mai­sons ou ap­par­te­ments sont en cours de construc­tion, Ber­nard Le­roy voit dans ces bons chiffres le ré­sul­tat d’une forte de­mande des sa­la­riés, celles de ve­nir ha­bi­ter sur le ter­ri­toire. Une si­tua­tion fi­na­le­ment lo­gique puisque sur les 30 000 em­plois sa­la­riés de l’ag­glo­mé­ra­tion, 15 000 sont oc­cu­pés par des per­sonnes qui font chaque jour « entre 60 et 100 ki­lo­mètres pour ve­nir tra­vailler. »

Les grues tournent à plein ré­gime

Ce constat, réa­li­sé de­puis plu­sieurs an­nées main­te­nant, a été confir­mé par une étude me­née en in­terne au­près des sa­la­riés. Les ré­sul­tats ont été à la hau­teur des at­tentes de Ber­nard Le­roy. « 25 % des sa­la­riés qui n’ha­bitent pas le ter­ri­toire se­raient prêts à

ve­nir s’y ins­tal­ler. » De quoi jus­ti­fier la po­li­tique très vo­lon­ta­riste me­née par l’ag­glo­mé­ra­tion pour in­ci­ter les sa­la­riés à po­ser leurs ba­gages dans le sec­teur,

et ali­men­ter ain­si l’éco­no­mie

lo­cale. « Nous avons ex­plo­sé le bud­get de la prime aux pri­mo-ac­cé­dants de 4 000 €. Plus d’une cen­taine a été at­tri­buée. Et ce­la va pas­ser à 6 000 pour ceux qui veulent ache­ter dans les col­lec­tifs. » Une ma­nière pour l’ag­glo­mé­ra­tion de ve­nir contre­ba­lan­cer les im­pôts fon­ciers très chers à Lou­viers comme à Val-de-Reuil. « L’ag­glo­mé­ra­tion a im­pul­sé une vé­ri­table dy­na­mique de cor­ré­la­tion entre l’em­ploi et l’ha­bi­tat. Les grues tournent à plein ré­gime, ce­la fait du bien à l’éco­no­mie lo­cale. »

L’ef­fet se­rait co­los­sal

Ce­rise sur le gâ­teau, cette po­li­tique qui consiste à faire s’ins­tal­ler les sa­la­riés sur le ter­ri­toire est éga­le­ment très bien vue par les en­tre­prises. Pour la bonne et simple rai­son que les ac­ci­dents sur les tra­jets do­mi­cile/ tra­vail sont consi­dé­rés comme des ac­ci­dents du tra­vail. À l’heure où celles-ci sont éga­le­ment ame­nées à me­su­rer leur im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment, on voit bien l’in­té­rêt par­ta­gé de ra­me­ner les

na­vet­teurs au plus près de leur lieu de tra­vail. « Ils sont 15 000, si nous en cap­tons 10 %, ce se­rait fa­bu­leux » in­dique Ré­gis Pe­tit, di­rec­teur ad­joint

des ser­vices de la com­mu­nau­té

d’ag­glo­mé­ra­tion Seine-Eure. « Si cha­cun in­ves­tit 150 000 € dans l’achat d’un bien, ce­la fe­rait 225 mil­lions d’eu­ros in­ves­tis sur le ter­ri­toire, cal­cule Ber­nard

Le­roy. L’ef­fet se­rait co­los­sal, sans par­ler de ceux in­duits ! »

Ber­nard Le­roy et Ré­gis Pe­tit, mar­di der­nier dans les lo­caux de la com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion Seine-Eure.

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