Nou­veau re­tard pour le groupe sco­laire de Mantes Uni­ver­si­té

En mars, la mu­ni­ci­pa­li­té avait dû an­nu­ler un concours d’ar­chi­tectes pour le fu­tur groupe sco­laire, après avoir ap­pris que le ter­rain n’était plus dis­po­nible. Au mois de juillet, l’amé­na­geur de la ZAC lui a an­non­cé un nou­veau re­tard.

Le Courrier de Mantes - - La Une - Claude Cé­cile

Le plus grand flou conti­nue ap­pa­rem­ment de ré­gner sur le plan du fu­tur quar­tier de la gare, qui doit ac­cueillir le groupe sco­laire Mantes Uni­ver­si­té. L’amé­na­geur de la ZAC, l’Epam­sa, ne sait tou­jours pas où po­si­tion­ner cette école de douze classes. En cause, se­lon les termes d’une lettre du 12 juillet adres­sée au maire Cy­ril Nauth, que ce­lui-ci a lue in ex­ten­so au conseil mu­ni­ci­pal du 31 août : « les pers­pec­tives de mise en ser­vice du RER E-Eole à l’ho­ri­zon 2024 ». L’Epam­sa n’a pas ap­pris avan­thier l’ar­ri­vée du RER à Mantes. Son di­rec­teur Xa­vier Hé­meu­ry sou­tient pour­tant qu’elle l’oblige « à re­prendre les études

d’amé­na­ge­ment de la gare et de sa proxi­mi­té im­mé­diate ». L’Epam­sa ex­plique aus­si que la SNCF ne sait pas quels ter­rains elle pour­rait li­bé­rer, n’ayant pas « en­core clai­re­ment dé­fi­ni ses be­soins propres ». Dans le

ta­bleau, il y a aus­si « les op­tions d’amé­na­ge­ment de la halle Sul­zer, et des ter­rains alen­tour, [qui] res­tent à ar­bi­trer ».

Tout ce­la conduit l’Epam­sa «à sus­pendre pour quelques mois toute opé­ra­tion sur ce sec­teur, dans l’at­tente des ar­bi­trages et des choix qui de­vraient in­ter­ve­nir fin 2017, dé­but 2018 nor­ma­le­ment ». En at­ten­dant, l’amé­na­geur n’est pas en me­sure « de dé­fi­nir, de ma­nière pré­cise et dé­fi­ni­tive, le fon­cier sus­cep­tible d’ac­cueillir le groupe sco­laire que vous sou­hai­tez réa­li­ser ».

« Ils se foutent de la gueule de qui ? » An­nette Peul­vast.

La lec­ture de ce cour­rier a pro­vo­qué un tol­lé au conseil mu­ni­ci­pal. L’an­cienne dé­pu­tée­maire An­nette Peul­vast a été

la plus vi­ru­lente : « Je se­rais maire, je fe­rais vo­ter une mo­tion contre ce blo­cage. Ils se foutent de la gueule de qui ? La dé­on­to­lo­gie po­li­tique et ad­mi­nis­tra­tive est ba­fouée. » Qui vi­sait-elle ? Le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’Epam­sa est pré­si­dé par le pa­tron du dé­par­te­ment Pierre Bé­dier, ja­mais nom­mé mer­cre­di soir.

Serge Gas­pa­lou (Man­tes­la-Ville à gauche) s’est dé­cla­ré

« ca­tas­tro­phé ». Di­rec­teur de l’école Jean-Jau­rès, il a rap­pe­lé que « les deux prin­ci­pales écoles du centre-ville sont

sa­tu­rées ». Seul Eric Vi­sin­tai­ner (LR) a mis en cause le maire sur ce dos­sier : pour­quoi n’avait-il pas lan­cé les études de cette nou­velle école dès son ar­ri­vée à la tête de la com­mune en 2014 ? Cy­ril Nauth lui a ré­pli­qué ver­te­ment : « Les prin­ci­paux cadres de la man­da­ture pré­cé­dente ont mis des mois à

par­tir [il n’était pas ques­tion de tra­vailler avec ces fonc­tion­naires,

com­prend-on]. Vous ne vi­vez pas dans un monde de Bi­sou­nours, Mon­sieur Vi­sin­tai­ner. » Une mai­rie pos­sède une force d’iner­tie, c’est un pa­que­bot, ça ne se ma­noeuvre pas comme une bi­cy­clette, a-t-on aus­si en­ten­du.

Le maire a dit autre chose : le gel des opé­ra­tions dans le sec­teur de la gare sus­pend aus­si le pro­gramme im­mo­bi­lier Ma­ri­gnan, qui de­vait pro­vo­quer l’ar­ri­vée de fa­milles et d’en­fants à sco­la­ri­ser. À quelque chose mal­heur est bon…

Cy­ril Nauth a an­non­cé qu’il pro­po­se­rait au conseil mu­ni­ci­pal une so­lu­tion al­ter­na­tive à la construc­tion de nou­velles classes, sans da­van­tage de pré­ci­sion.

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