En pré­sence du har­ki Ha­ma­di Bel­me­gue­nai

Le Courrier de Mantes - - Mantes-la-ville -

La guerre d’Algérie, il l’a faite dans l’ar­mée fran­çaise de 1954 à 1962 avant de ve­nir en France, d’abord à Pa­ris, puis à Mantes. Au­jourd’hui, Ha­ma­di Bel­me­gue­nai a 83 ans, il est veuf, a per­du un de ses deux fils, ce­lui qui lui reste et sa fille ont 40 et 50 ans. Alors « il est seul », constate-til. Très digne, ce har­ki a as­sis­té au­près des autres an­ciens com­bat­tants à la com­mé­mo­ra­tion au mo­nu­ment aux morts, en cette Jour­née na­tio­nale d’hom­mage aux har­kis, di­manche ma­tin. Avant le tra­di­tion­nel dé­pôt de gerbes, Cy­ril Nauth, le maire a lu le mes­sage d’hom­mage de Ge­ne­viève Dar­rieus­secq, se­cré­taire d’État aux ar­mées : elle y rap­pelle que « le ces­sez-le-feu, pour beau­coup de ces hommes s’est tra­duit par le dé­chi­re­ment, l’exil et l’abandon de la France. De­puis, notre pays a re­con­nu la res­pon­sa­bi­li­té des gou­ver­ne­ments d’alors dans la tra­gé­die qu’ils ont vé­cue et cette jour­née na­tio­nale du 25 sep­tembre en est la ma­ni­fes­ta­tion la plus forte et la plus so­len­nelle. » Une prise de conscience sû­re­ment trop tar­dive pour beau­coup de har­kis, « plu­sieurs cen­taines en ré­gion man­taise » se­lon M. Bel­me­gue­nai : la preuve en est qu’il était le seul pré­sent à la cé­ré­mo­nie.

Cé­ré­mo­nie com­mé­mo­ra­tive de la jour­née na­tio­nale des Har­kis dans le Man­tois.

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