Une épi­ce­rie par­ti­ci­pa­tive à Châ­teaufort

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - L’ACTU DU DÉPARTEMENT - Em­ma­nuel Fèvre

L’épi cas­tel­for­tain a ou­vert en jan­vier 2016, au­tour d’une cen­taine de fa­milles. Il est à l’ori­gine d’une se­conde épi­ce­rie par­ti­ci­pa­tive, ou­verte en jan­vier der­nier, L’épi de la val­lée, ins­tal­lée à Saint-au­bin. Les deux struc­tures as­so­cia­tives étaient pré­sen­tées sa­me­di après-mi­di, lors du fo­rum Terre et Ci­té, salle du Vieux-mar­ché, à Jouy-en-jo­sas.

75 % de lo­cal et beau­coup de bio

Le mo­dèle de l’épi­ce­rie as­so­cia­tive et par­ti­ci­pa­tive tend à se dé­ve­lop­per, 4 à 6 pro­jets sont en ges­ta­tion dans le sec­teur du Sud-yve­lines. L’idée colle bien à la ten­dance lourde d’évi­ter le trans­port des pro­duits, frais ou trans­for­més, lors­qu’ils sont sus­cep­tibles d’être pro­duits lo­ca­le­ment. Et c’est bien le lo­cal qui guide la phi­lo­so­phie des épi­ce­ries par­ti­ci­pa­tives. « 75 % de notre ap­pro­vi­sion­ne­ment sont pro­duits dans un rayon de 20 ki­lo­mètres au­tour de l’épi­ce­rie », as­surent Flo­rence Hoel, de L’epi de la val­lée et Alain Poul­lot, membre de L’epi cas­tel­for­tain. Une tren­taine de pro­duc­teurs four­nissent les deux struc­tures, bio, en ma­jo­ri­té, qui sont com­plé­tées par un ap­pro­vi­sion­ne­ment via les ca­naux du com­merce équi­table, pour les pro­duits tels que le cho­co­lat. « Nos prix sont ceux de la grande dis­tri­bu­tion, c’est là aus­si tout l’in­té­rêt du concept », sou­ligne Alain Poul­lot. « L’in­té­gra­li­té du prix est re­ver­sée au four­nis­seur. Nous n’avons pas de frais, chaque ad­hé­rent donne deux heures men­suelles pour te­nir le ma­ga­sin et ef­fec­tuer les tâches ad­mi­nis­tra­tives. Nous n’avons pas eu à in­ves­tir puisque le lo­cal ap­par­tient à la Ville et son amé­na­ge­ment s’est fait au­tour de ma­té­riaux de ré­cu­pé­ra­tion », ajoute-t-il.

Deux cents pro­duits sont pro­po­sés, avec du frais qui ar­rive en pré­com­mande. « Ce qui évite de je­ter des ré­fé­rences pé­ri­mées », pré­cise le bé­né­vole. Ce type de struc­ture est viable jus­qu’à 300 fa­milles adhé­rentes, elle crée du lien dans un vil­lage comme Châ­teaufort et contri­bue à dé­ve­lop­per la pro­duc­tion lo­cale, à l’image du pain is­su de la ferme Van­dame à Villiersle-bâcle. L’épi cas­tel­for­tain a gé­né­ré 55 000 eu­ros de chiffre d’af­faires en 12 mois, preuve que le concept fonc­tionne, avec des adhé­rents qui font qua­si­ment toutes leurs courses via ce sys­tème.

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