Il faut créer un ré­seau pour four­nir lo­ca­le­ment

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - L’ACTU DU DÉPARTEMENT - Ph. C.

Le pro­jet n’en est qu’à ses bal­bu­tie­ments, mais cer­tains agri­cul­teurs, pas tous certes, s’y pré­parent. La Ferme de Vil­tain fait par­tie des plus op­ti­mistes. « Nous sommes contents de pou­voir four­nir nos voi­sins. Avoir un co­or­di­na­teur avec pas mal de contacts peut fa­ci­li­ter les choses et per­mettre de créer un ré­seau », ex­plique Ghis­lain de Qua­tre­barbes, de la ferme de Vil­tain. L’éta­blis­se­ment de Jouy-en-jo­sas y croit d’au­tant plus que de­puis deux ans, il a su agran­dir sa lai­te­rie et four­nir… la res­tau­ra­tion scolaire. « Nous avons in­ves­ti dans l’achat d’équi­pe­ments comme une condi­tion­neuse, une pas­teu­ri­seuse et une condi­tion­neuse qui fait 2 000 pots à l’heure. »

Du coup, de­puis deux ans, la Ferme de Vil­tain livre les can­tines sco­laires de Buc et Sa­clay en yaourts na­ture. « Nous li­vrons via So­dexo la res­tau­ra­tion d’en­tre­prise en yaourts plus gros aux fruits. La de­mande est là. Et en deux ans, le vo­lume a dou­blé pour at­teindre le mil­lion de pots par an. Ce n’est pas com­pa­rable aux géants du yaourt mais nous pou­vons sa­tis­faire la de­mande lo­cale ». L’en­semble des li­vrai­sons se fait via les pres­ta­taires des can­tines. C’est le cas aus­si pour le fro­mage blanc « égout­té au tor­chon qui per­met l’éveil au goût des en­fants ».

Pro­duire lo­cal, c’est bien, mais est-ce ren­table ? « Cha­cun doit ga­gner sa vie. On peut s’y re­trou­ver en pro­po­sant notre fro­mage blanc de campagne avec des por­tions de 120 g au lieu de 180 g. Comme il est beau­coup plus riche, les en­fants n’y perdent pas ». Entre les fermes lai­tières, celles qui peuvent four­nir du pain et les ma­raî­chers, des so­lu­tions sont pos­sibles. Mais ce n’est pas l’avis de tous, un ma­raî­cher de l’es­sonne s’in­ter­roge for­te­ment : « Est-ce qu’on se­ra payé au bon prix ? J’en doute. Alors au­tant vendre à la grande dis­tri­bu­tion ! ». Dans les Yve­lines, un autre ma­raî­cher est du­bi­ta­tif : « Il est trop tôt pour se pro­non­cer. Je pré­fère me concen­trer sur la vente di­recte, plus ren­table ».

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