Vic­tor Yo­ka veut se faire un pré­nom

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - SPORTS - Ba­sile Re­go­li

Son nom de fa­mille est connu dans le monde en­tier de­puis l’été der­nier et le sacre olym­pique de son frère aî­né Tony. Âgé de seule­ment 18 ans, Vic­tor Yo­ka (B’O Boxing Achères) as­pire, lui aus­si, à se faire ra­pi­de­ment une place dans le mi­lieu du noble art. Le na­tif de Chan­te­loup-les-vignes est en tout cas dé­jà l’un des plus doués de sa gé­né­ra­tion en France.

Sur les traces de Tony

Pour l’heure, le par­cours de Vic­tor res­semble à s’y mé­prendre à ce­lui du mé­daillé d’or à Rio. Des dé­buts très tôt sous les conseils avi­sés de son père. Puis un pas­sage aux clubs des Mu­reaux et de Chan­te­loup sous la hou­lette d’un cer­tain Mok­tar Had­j­ri ain­si que des frères Hal­lab. Avant d’in­té­grer à son tour le pôle France à L’INSEP. « Il y a un stage de dé­tec­tion qui avait été or­ga­ni­sé en mai l’an der­nier. On était une qua­ran­taine de per­sonnes et ils en ont pris une di­zaine », ra­conte ce­lui qui fait donc par­tie de la nou­velle gé­né­ra­tion sur la­quelle la fé­dé­ra­tion fran­çaise en­tend mi­ser pour l’olym­piade 20172020.

Di­plô­mé d’un bac pro­fes­sion­nel en mé­ca­nique au­to au ly­cée Si­mone-weil de Conflans, le jeune homme a dé­sor­mais des se­maines où tout s’or­ga­nise au­tour de la boxe de­puis sep­tembre et son ar­ri­vée dans le bois de Vin­cennes. « On sent qu’on est dans un autre monde à L’INSEP. Il n’y a que des gens ici qui s’en­traînent pour faire du haut ni­veau, confie-t-il. Et puis, le rythme n’est plus le même. Je m’en­traîne deux fois par jour et c’est as­sez in­tense. » Le prix à payer pour gra­vir les marches vers les som­mets et son rêve de dis­pu­ter « les Jeux de To­kyo » en 2020.

Pour l’heure, c’est un cham­pion­nat d’eu­rope des moins de 22 ans que Vic­tor va dis­pu­ter avec l’équipe de France cette se­maine à Brai­la (Rou­ma­nie) dans la ca­té­go­rie des -75 kg. « J’ai un peu le tract car c’est mon pre­mier cham­pion­nat chez les grands et il va y avoir du ni­veau. La grosse dif­fé­rence, c’est qu’on n’a plus les casques comme en ju­niors, ex­plique-til. Je ne me fixe pas de li­mite. On va prendre com­bat après com­bat et on ver­ra ce que ça donne. » Un bon par­cours pour­rait lui ou­vrir en­suite les portes cet été du cham­pion­nat d’eu­rope se­niors, voire même du cham­pion­nat du monde.

Des étapes in­dis­pen­sables à fran­chir avant de rê­ver al­ler aux JO. Une com­pé­ti­tion pour la­quelle le Chan­te­lou­vais ne pense pas en­core avoir le ni­veau. « Quand je suis al­lé voir mon frère à Rio, j’en ai pro­fi­té pour as­sis­ter à des com­bats de ma ca­té­go­rie. Il y a en­core beau­coup de tra­vail à faire pour avoir leur ma­tu­ri­té. Si j’étais mon­té sur le ring contre le cham­pion olym­pique, je se­rais mort (rires). » Le che­min est en­core long mais si un Yo­ka l’a fait dans la fa­mille, « c’est pos­sible » qu’un autre y par­vienne.

Évi­dem­ment, la com­pa­rai­son avec son frère, Vic­tor en en­tend par­ler as­sez fré­quem­ment. « On me dit sou­vent que ça se­rait su­per si j’arrivais à faire comme lui. C’est mon but mais Tony c’est Tony et Vic­tor c’est Vic­tor, lâche-t-il. C’est lui en tout cas qui m’a don­né en­vie de me mettre vrai­ment à la boxe à par­tir du mo­ment où il a com­men­cé à voya­ger avec l’équipe de France. J’ai eu en­vie de faire pa­reil. C’était plus sym­pa que de res­ter au quar­tier. »

(© DR).

Vic­tor Yo­ka est en Rou­ma­nie cette se­maine avec l’équipe de France pour l’eu­ro -22 ans

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