Xa­vier Le­bray brigue le poste de maire… de Neuf­châ­tel-har­de­lot

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - LA VILLE - Phi­lippe Rou­deillat

Maire ad­joint à l’ur­ba­nisme, Xa­vier Le­bray a dé­mis­sion­né de son poste pour pou­voir se consa­crer plei­ne­ment à sa cam­pagne élec­to­rale. L’an­cien élu brigue en ef­fet la mai­rie de Neuf­châ­tel-har­de­lot, une com­mune du Pas-de-ca­lais.

Sur le site In­ter­net de Saintger­main-en-laye, il ap­pa­raît en­core dans la liste des élus ap­par­te­nant à la ma­jo­ri­té mu­ni­ci­pale et pour­tant Xa­vier Le­bray a bel et bien quit­té ses fonc­tions.

An­cien maire ad­joint à l’ur­ba­nisme

Ce­lui qui oc­cu­pait le poste de 7e maire ad­joint en charge de l’ur­ba­nisme a ré­cem­ment dé­mis­sion­né pour se consa­crer à d’autres ac­ti­vi­tés po­li­tiques. Ce der­nier s’est en ef­fet lan­cé dans une cam­pagne élec­to­rale à la tête d’une liste dé­nom­mée liste « Cons­trui­sons l’ave­nir En­semble », vi­sant à dé­cro­cher la mai­rie de Neuf­châ­tel-har­de­lot. Cette com­mune dans la­quelle des élus ont dé­mis­sion­né en juin der­nier pour for­cer le maire, Jean-pierre Pont élu dé­pu­té et concer­né par le non-cu­mul des man­dats, à or­ga­ni­ser de nou­velles élec­tions mu­ni­ci­pales est si­tuée dans le Pas-de-ca­lais. Un dé­par­te­ment dont Xa­vier Le­bray est ori­gi­naire.

Des liens qui n’ex­pliquent pas, à eux seuls, la dé­ci­sion de ce­lui qui fut suc­ces­si­ve­ment conseiller mu­ni­ci­pal de la ma­jo­ri­té dans l’équipe de Mi­chel Pé­ri­card, puis maire ad­joint aux cô­tés des deux maires sui­vant : Em­ma­nuel La­my puis Ar­naud Pé­ri­card.

« Ma dé­ci­sion est une conju­gai­son de fac­teurs »

« Ma dé­ci­sion est une conju­gai­son de fac­teurs, in­dique Xa­vier Le­bray. J’ai ces­sé mon ac­ti­vi­té d’avo­cat il y a un an et de­mi. J’ai re­trou­vé une plus grande li­ber­té qui m’a pous­sé à m’in­ter­ro­ger sur l’en­droit où j’al­lais pas­ser plus de temps. Au mo­ment de l’élec­tion pré­si­den­tielle, Alain Jup­pé m’avait de­man­dé de m’in­ves­tir dans le Pas-de-ca­lais. J’y suis donc dé­jà in­ves­ti po­li­ti­que­ment. Je suis très at­ta­ché à cette ré­gion où j’ai tou­jours eu une mai­son. »

Dans les élé­ments qui l’ont pous­sé à prendre sa dé­ci­sion, l’an­cien maire ad­joint met aus­si en avant le dé­cès, en mai der­nier, de l’an­cien maire Em­ma­nuel La­my et sa suc­ces­sion. « J’ai beau­coup oeu­vré pour qu’ar­naud Pé­ri­card de­vienne maire. C’est une bonne chose pour Saint-ger­main-en-laye. Il va de­voir re­com­po­ser une dream team pour la com­mune pour qu’elle soit pré­sente dans les dif­fé­rentes ins­tances dé­ci­sion­nelles. Il faut qu’il ait les cou­dées franches pour le faire. »

S’il s’éloigne de la vie po­li­tique saint-ge­ma­noise, ce­lui qui ne peut conce­voir l’exis­tence sans exer­cer un en­ga­ge­ment « pu­blic ou as­so­cia­tif » res­te­ra bien sûr at­ta­ché à Saint-ger­main où il s’était ins­tal­lé il y a une qua­ran­taine d’an­nées et où de­meure une par­tie de sa fa­mille.

Dé­jà can­di­dat en 2001 contre Em­ma­nuel La­my

Au­jourd’hui, il se consacre à 100 % à cette cam­pagne élec­to­rale de Neuf­châ­tel-har­de­lot dont l’is­sue se­ra connue au soir du di­manche 8 oc­tobre. C’est la se­conde fois que Xa­vier Le­bray brigue un poste de maire. En 2001, il s’était pré­sen­té à la tête d’une liste dis­si­dente « Re­nou­veau pour Saint-ger­main » contre Em­ma­nuel La­my. Il avait ob­te­nu 17,18 % des suf­frages au se­cond tour face à une liste de gauche (24,09 %) et l’an­cien édile (58,73 %) dont il al­lait re­joindre la liste en 2008 et de­ve­nir maire ad­joint.

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