Un lo­cal de 550 m2 pour at­ti­rer les mé­de­cins

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - LA UNE - T.R.

Afin de lut­ter contre la dé­ser­ti­fi­ca­tion mé­di­cale, la ville de Car­rières-sous-pois­sy lance un ap­pel aux mé­de­cins et pro­fes­sion­nels de san­té in­té­res­sés par un lo­cal tout neuf en­tiè­re­ment amé­na­geable au coeur du quar­tier Saint-louis.

« Nous lan­çons un ap­pel aux pro­fes­sion­nels de la san­té. » Ch­ris­tophe Del­rieu, maire de Car­rières-sous-pois­sy, es­père que la pro­po­si­tion de la Ville se­ra suf­fi­sam­ment al­lé­chante pour at­ti­rer un nombre suf­fi­sant de mé­de­cins et autres pro­fes­sion­nels d’ici dé­but 2019.

La com­mune, comme la plu­part de ses voi­sines, est confron­tée à la dé­ser­ti­fi­ca­tion mé­di­cale. « Nous avons huit gé­né­ra­listes à Car­rières-sous-pois­sy pour une po­pu­la­tion de 16 000 ha­bi­tants. Ce­la re­pré­sente un ra­tio de 1 pour 2 000 pa­tients alors que la moyenne na­tio­nale est de 1 pour 860 pa­tients. »

Ce lo­cal, si­tué en rez-de­chaus­sée d’un im­meuble neuf, à l’angle de la rue Mau­rice-ber­teaux et de la nou­velle rue Da­niel-bler­vaque, avait été com­man­dé par l’an­cienne mu­ni­ci­pa­li­té. « L’équipe pré­cé­dente avait si­gné avec le pro­mo­teur (Pro­mo­gim) pour ache­ter ce lo­cal en vente fu­ture d’achè­ve­ment (ve­fa), dé­clare le maire. Le but à l’époque était d’amé­na­ger une salle as­so­cia­tive. Sauf que la confi­gu­ra­tion des lieux ne s’y prê­tait pas, no­tam­ment en rai­son des pla­fonds bas. »

Autre sou­ci, la Ville n’au­rait pas payé le pro­mo­teur. « L’an­née où nous avons été élus, Pro­mo­gim est ve­nu me voir pour de­man­der à la Ville de payer les 700 000 €. Nous avons dû éta­ler l’opé­ra­tion sur deux exer­cices bud­gé­taires pour ré­gler le mon­tant dû. »

Ed­die Aït, an­cien maire, ex­plique de son cô­té, que le paie­ment de cette salle était pré­vu dès le dé­part en deux étapes. « Pro­mo­gim est ve­nu ré­cla­mer à M. Del­rieu la pre­mière des ani­ma­tions, se veut un ar­gu­ment de poids.

« Juste à cô­té de l’es­pace de san­té, il va y avoir une nou­velle phar­ma­cie, une bou­lan­ge­rie. Nous avons deux autres coques com­mer­ciales pour les­quelles nous sommes en dis­cus­sion sur plu­sieurs pro­jets. Ces com­merces ou­vri­ront dé­but 2019. Idéa­le­ment, nous ai­me­rions que l’es­pace par­tie du paie­ment qui était de toute fa­çon pré­vue en 2014 tan­dis que la deuxième par­tie de­vait être payée en 2015. »

Par ailleurs, l’an­cien édile rap­pelle que la salle en ques­tion porte le nom de Guy-cas­tan, an­cien élu car­rié­rois, suite à une dé­li­bé­ra­tion en conseil mu­ni­ci­pal. « Si le maire sou­haite chan­ger son nom, il de­vra faire re­vo­ter le conseil mu­ni­ci­pal. » Se­lon Ed­die Aït, la salle était adap­tée pour ac­cueillir les ac­ti­vi­tés as­so­cia­tives pra­ti­quées dans les pré­fa­bri­qués près de la crèche des Bam­bins ain­si que celles au gym­nase Pro­vence (yo­ga, gym­nas­tique, etc.). « Elle de­vait même ou­vrir en mars 2015. »

L’élu sa­lue néan­moins l’ini­tia­tive de créer une mai­son de san­té dans la com­mune. « En 2008, nous avions éga­le­ment réuni les pro­fes­sion­nels de san­té et tra­vaillé sur cette pro­blé­ma­tique. » Un pro­jet avait même été pré­sen­té à la presse en avril 2013 pour une ou­ver­ture en 2017. de san­té puisse dé­mar­rer en même temps. »

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