La Ville dé­dom­ma­gée après des dé­gra­da­tions

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - L’ACTU - S.R.

Les élus de l’agglo ont ap­prou­vé un pro­to­cole tran­sac­tion­nel avec la Ville qui va être dé­dom­ma­gée à hau­teur de 30 000 eu­ros après des dé­gra­da­tions faites par des gens du voyage.

« La ville de Mon­tes­son a connu pen­dant un cer­tain temps des cam­pe­ments illé­gaux. De mul­tiples ac­tions en jus­tice ont eu lieu. » Le pré­sident de l’in­ter­co, Pierre Fond, a pré­sen­té la dé­li­bé­ra­tion de­vant les élus de la communauté d’ag­glo­mé­ra­tion Saint-ger­main boucles de Seine (Casgbs), ajou­tant que « fi­na­le­ment force est res­tée à la loi puisque les oc­cu­pants illé­gaux de ces ter­rains sont par­tis ». L’élu a in­di­qué que ces der­niers ont aban­don­né en par­tant un « mon­ceau d’im­mon­dices, de mé­taux et de dé­chets de toute sorte ». « La ville de Mon­tes­son s’est tour­née alors vers l’in­ter­com­mu­na­li­té au titre d’une so­li­da­ri­té afin de voir si nous pou­vions l’ai­der à as­su­rer le net­toyage de cet es­pace. » Des dis­cus­sions ont eu lieu au sein du « bu­reau des maires » et ces der­niers ont consi­dé­ré qu’une so­li­da­ri­té de­vait s’exer­cer. « D’au­tant que nous sommes ré­gu­liè­re­ment concer­nés les uns et les autres par ce type de pro­blé­ma­tique », a pour­sui­vi le pré­sident de l’agglo qui est aus­si maire de Sar­trou­ville. Pierre Fond a pré­ci­sé que l’agglo va prendre à sa charge la moi­tié des frais s’éle­vant à 60 000 eu­ros, la com­mune l’autre moi­tié.

Les Roms poin­tés du doigt

« Le maire de Mon­tes­son Jean-fran­çois Bel a es­sayé d’ob­te­nir un mon­tant TTC, plu­tôt que hors taxes, mais les sub­ven­tions sont tou­jours cal­cu­lées sur le mon­tant hors taxes. » Jean-fran­çois Bel a mis en cause les Roms et in­di­qué que la Casgbs « n’est pas en règle avec la lé­gis­la­tion concer­nant l’ac­cueil des gens du voyage ». « Si nous étions en règle, le pré­fet pour­rait faire ap­pel à la force pu­blique sans que nous ayons à pas­ser de­vant un juge. Ce qui est com­pli­qué quand la communauté d’agglo n’est pas en ac­cord avec la loi. Par ailleurs, la ter­mi­no­lo­gie gens du voyage de la dé­li­bé­ra­tion de­vrait être rem­pla­cée par celle de « Roms » car les Roms ne sont pas des gens du voyage. Ils ne vivent pas en ca­ra­vane et ils ne bé­né­fi­cient pas de pa­piers de cir­cu­la­tion. Par consé­quent, ils ne cher­che­ront ja­mais à s’ins­tal­ler dans une aire d’ac­cueil ré­ser­vée à ces per­sonnes. »

Ar­rê­té d’in­sa­lu­bri­té

L’élu a pour­sui­vi son pro­pos, in­di­quant que les Roms ont un sta­tut qui se « rap­proche plus de ce­lui des im­mi­grés sans pa­piers ». « Con­trai­re­ment à ces im­mi­grés, les Roms ont des pa­piers rou­mains. Ils ne se conforment pas nos règles. Ils sont ar­ri­vés mi-juin à Mon­tes­son et le 22 du mois j’ai pris un ar­rê­té d’in­sa­lu­bri­té car un maire ne peut pas ac­cep­ter que des gens vivent sur un ter­rain où il n’y a ni eau, ni gaz, ni élec­tri­ci­té. J’ai fait ins­tal­ler des pou­belles pour le ra­mas­sage des or­dures mé­na­gères et ces pou­belles ont dis­pa­ru ! Je res­sens pro­fon­dé­ment que ces gens, avec qui on peut néan­moins dis­cu­ter, n’ont pas en­vie de s’in­té­grer dans notre so­cié­té. » La mairie de­vait trouver un re­lo­ge­ment à cette po­pu­la­tion avant de l’ex­pul­ser. « Nous de­vions te­nir compte no­tam­ment des en­fants et quand nous avons trou­vé une so­lu­tion de re­lo­ge­ment, le pré­fet a pris un ar­rê­té d’ex­pul­sion. A ce mo­ment-là, les Roms ont quit­té la com­mune sans me dire au re­voir, ou­bliant de prendre avec eux 800 m3 de gra­vats divers ! Ils se fai­saient payer pour dé­po­ser ces gra­vats dans la plaine. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.