Mo­bi­li­sa­tion gé­né­rale pour un clas­se­ment en éducation pro­ri­taire

Pa­rents d’élèves, en­sei­gnants et di­rec­tions des trois écoles du groupe Jo­liot-cu­rie or­ga­ni­se­ront, ce ven­dre­di 17 no­vembre, une chaîne hu­maine pour ré­cla­mer à la di­rec­tion aca­dé­mique l’in­té­gra­tion de l’éta­blis­se­ment en ré­seau d’éducation prio­ri­taire.

Le Courrier des Yvelines (Poissy) - - LA VILLE - Da­vid Gou­dey

Fin de la conven­tion à la ren­trée 2018 Chaîne hu­maine au­tour du groupe scolaire

L’in­quié­tude gran­dit. En 2015, après une mo­bi­li­sa­tion de six mois et de nom­breuses ac­tions (pé­ti­tion, oc­cu­pa­tion des écoles, in­ter­pel­la­tion des élus lo­caux et na­tio­naux, ma­ni­fes­ta­tions de­vant le mi­nis­tère de l’éducation na­tio­nale, dé­lé­ga­tion re­çue au rec­to­rat et par le res­pon­sable na­tio­nal de l’éducation prio­ri­taire), les pa­rents d’élèves in­dé­pen­dants du groupe scolaire Jo­liot-cu­rie avaient réus­si à faire plier le rec­to­rat et le mi­nis­tère.

Ils avaient à l’époque ob­te­nu une conven­tion per­met­tant à l’éta­blis­se­ment, mal­gré son ex­clu­sion du tout nou­veau ré­seau d’éducation prio­ri­taire (REP), de conser­ver pen­dant trois ans les moyens qui lui étaient jusque-là al­loués au titre de son ap­par­te­nance à l’an­cien dis­po­si­tif ZEP (zone d’éducation pro­prié­taire). Une vic­toire, mais aus­si un sur­sis !

Cette conven­tion pren­dra fin, en ef­fet, au terme de l’an­née scolaire en cours. « À sa­voir de­main ! sou­lignent les pa­rents d’élèves in­dé­pen­dants. Même si notre rat­ta­che­ment n’est pas au­près d’un col­lège clas­sé REP, les don­nées so­cio-dé­mo­gra­phiques de notre quar­tier n’ont pas évo­lué. Nous de­man­dons donc à ce que le sta­tut d’éducation prio­ri­taire de nos écoles, qui a lar­ge­ment fait ses preuves pen­dant des an­nées du temps de la ZEP, soit main­te­nu. Nous vou­lons cette fois une re­con­nais­sance et un sta­tut pé­renne. On nous a fait des pro­messes orales mais ce n’est pas suf­fi­sant. On veut un en­ga­ge­ment ferme. »

En ce sens, les pa­rents d’élèves ont sol­li­ci­té une au­dience au­près du di­rec­teur des ser­vices dé­par­te­men­taux de l’éducation na­tio­nale. Ils sont tou­jours dans l’at­tente d’une ré­ponse. « Nous avons ren­con­tré les dif­fé­rents élus lo­caux, Pierre Fond (maire de Sar­trou­ville) et la dé­pu­tée Yaël Braun-pi­vet, notent les pa­rents d’élèves. Ils sont sen­sibles à nos ar­gu­ments et re­con­naissent le bien-fon­dé de notre de­mande. Nous re­fu­sons la pers­pec­tive de classes sur­char­gées et de voir les condi­tions de tra­vail des élèves et des en­sei­gnants dé­té­rio­rées. Nous vou­lons pou­voir comp­ter sur la sta­bi­li­té de nos équipes d’en­sei­gnants. Nous vou­lons conser­ver les moyens sup­plé­men­taires ga­ran­tis­sant ain­si les moyens pé­da­go­giques pour nos en­fants. »

Voi­là pour­quoi, à l’ap­pel de l’or­ga­ni­sa­tion des pa­rents d’élèves, une action est pro­gram­mée ce ven­dre­di 17 no­vembre entre 8 h 15 et 8 h 45 pour faire en­fin ré­agir les dé­ci­sion­naires sur ce dos­sier. Cette mo­bi­li­sa­tion pren­dra la forme d’une chaîne hu­maine tout au­tour du groupe scolaire. Les en­sei­gnants, les di­rec­tions des écoles (deux élé­men­taires et une ma­ter­nelle soit près de 800 élèves) et les or­ga­ni­sa­tions syn­di­cales s’as­so­cie­ront au mou­ve­ment. « Ce n’est qu’une pre­mière action car si nous de­vions ne pas être en­ten­dus, nous avons en­core plein d’idées pour dé­fendre l’ave­nir de nos en­fants », pré­viennent dé­jà les pa­rents d’élèves in­dé­pen­dants.

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