La ca­pi­tale de la ba­tel­le­rie ins­pire des noms de rue

Le Courrier des Yvelines (Saint-Germain-en-Laye) - - LA VILLE - É. T. Flo­rian Da­cheux

Si vous êtes dé­jà al­lés à Douai (Hauts-de-france) ou à Bé­thune (Hauts-de-france), vous vous êtes peut-être ba­la­dés dans la rue de Con­flans-sainte-ho­no­rine. Aus­si in­so­lite que ce­la puisse pa­raître, le nom de la com­mune des Yve­lines a été don­né par deux fois à une rue.

Clin d’oeil à la ba­tel­le­rie

Rap­port his­to­rique ou lien de ju­me­lage ? Au­cun des deux. Si la com­mune fran­ci­lienne a été choi­sie par nos voi­sins du Pas-deca­lais, c’est en rap­port avec la ba­tel­le­rie. À Douai, c’est dans le ha­meau de Do­ri­gnies, qui borde la ri­vière Scarpe, que l’on trouve la rue de Con­flans-sainte-ho­no­rine. « L’ar­rê­té de dé­no­mi­na­tion de la rue a été pris au cours du con­seil mu­ni­ci­pal du 18 oc­tobre 1982, pré­cise le ser­vice ar­chives de la mai­rie de Douai. L’en­semble du ha­meau porte des noms de rues en ré­fé­rence à la ba­tel­le­rie. »

À Bé­thune, la jus­ti­fi­ca­tion est la même. « C’est un clin d’oeil aux voies na­vi­gables », sou­lignent les ar­chives. C’est éga­le­ment en 1982, au cours du con­seil mu­ni­ci­pal du 6 no­vembre, que la mu­ni­ci­pa­li­té a dé­ci­dé de don­ner ce nom à une rue du quar­tier ma­ri­nier fait de mai­sons en brique rouge, ty­piques de la ré­gion.

Se re­ven­di­quant ca­pi­tale de la ba­tel­le­rie, Con­flans-sain­te­ho­no­rine a rou­vert son mu­sée dans le parc du Prieu­ré le 20 juin 2015. Un es­pace qui « ac­cueille vi­si­teurs et cher­cheurs pour une dé­cou­verte du monde de la voie d’eau. À tra­vers son mu­sée, dé­ten­teur et dé­fen­seur d’un pa­tri­moine cultu­rel ex­cep­tion­nel, c’est toute une ville qui re­ven­dique son iden­ti­té de ville flu­viale », ex­plique la mai­rie con­fla­naise. Le pro­chain con­seil mu­ni­ci­pal se dé­rou­le­ra ce lun­di 19 fé­vrier, à 20 h 30 à l’es­pace Mau­rice-bé­jart. En­trée libre.

« On m’a fait un ap­pel du pied. On cher­chait des juges prud’ho­maux dans le cadre des em­ployeurs du Me­def. J’y suis en­tré. Je ne sa­vais pas à quelle sauce j’al­lais être man­gé. Puis j’y suis res­té. »

« Ser­vir d’une autre ma­nière »

Pen­dant 33 ans, il a trai­té en moyenne huit dos­siers par se­maine en tant que juge du col­lège em­ployeur et sec­teur com­merce au con­seil des prud’hommes de Pois­sy. « J’ai tou­jours ai­mé la jus­tice en gé­né­ral. Ce­la m’a plu de dé­fendre le droit du tra­vail. Le plai­sir de sa­voir, d’écou­ter, de dé­fendre aus­si bien le sa­la­rié que l’em­ployeur. Quand nous sommes juge, nous met­tons la cas­quette au ves­tiaire, que vous soyez Cg­tiste, FO ou Me­def. Vous avez un code rouge, le Dal­loz, et vous de­vez vous fier à ce­la. C’était mon prin­cipe. »

Des causes réelles ou sé­rieuses de li­cen­cie­ments aux af­faires de har­cè­le­ment en pas­sant par les li­tiges sur des sa­laires, Al­lain consa­crait une di­zaine d’heures par se­maine à l’étude des dos­siers. « Cer­tains cas étaient plus dé­li­cats que d’autres. Nous sommes des juges élus pour être là et à l’écoute de tout le monde. Comme mon ac­tion en tant que bé­né­vole au Lions Club, je vou­lais ser­vir d’une autre ma­nière », confie ce Pis­cia­cais qui, après le cer­ti­fi­cat d’études, a tra­vaillé dans la vente dès l’âge de 14 ans.

Tou­jours pré­sident de ses deux so­cié­tés, di­ri­gées dé­sor­mais par son deuxième fils, Al­lain Mou­li­net compte bien res­ter connec­té à l’ac­tua­li­té de la ci­té Saint-louis qu’il af­fec­tionne tant. « C’est une belle ville. J’ai des tas d’amis, mes en­fants sont tou­jours là. Nous sommes en­tou­rés par la fo­rêt et la Seine, c’est une qua­li­té de vie mer­veilleuse. Je suis content de mon par­cours, au moins, je peux dire que j’ai ser­vi à quelque chose. J’ai don­né, c’est bien. Main­te­nant, je vais me re­po­ser. »

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