Pois­sy. Saint-exu­pé­ry : la su­pé­rette dans le vi­seur du maire.

Les ha­bi­tants du quar­tier Saint-exu­pé­ry ré­clament la ré­ou­ver­ture de la su­pé­rette fer­mée de­puis août 2016. Le maire Karl Olive a dé­ci­dé de faire pres­sion sur le pro­prié­taire des lieux en l’as­su­jet­tis­sant à la taxe sur les friches com­mer­ciales.

Le Courrier des Yvelines (Saint-Germain-en-Laye) - - L’ACTU DU DÉPARTEMENT - T.R.

« Nous avons dé­ci­dé de prendre les choses en main ! » Karl Olive, maire de Pois­sy, a an­non­cé la nou­velle aux ha­bi­tants du quar­tier Saint-exu­pé­ry pré­sents lun­di soir à la réunion de quar­tier. La Ville va s’em­pa­rer du su­jet de la su­pé­rette Fran­prix fer­mée de­puis août 2016 et va faire pres­sion sur le pro­prié­taire pour par­ve­nir à une ré­so­lu­tion ra­pide.

La bou­lan­ge­rie va rou­vrir

Par ré­so­lu­tion ra­pide, il faut com­prendre : la ré­ou­ver­ture de Fran­prix ou bien l’ins­tal­la­tion d’une autre en­seigne de grande dis­tri­bu­tion. « Nous sommes d’au­tant plus frus­trés que nous avons des en­seignes comme Lidl ou Al­di qui nous font des ap­pels du pied pour s’ins­tal­ler là, confie l’édile. Faut-il dé­sor­mais que le pro­prié­taire ac­cepte de louer ou de vendre ses lo­caux. »

Pour la Ville, la su­pé­rette est une lo­co­mo­tive com­mer­ciale cen­sée en­traî­ner un dy­na­misme pour tous les autres com­mer­çants du pe­tit centre com­mer­cial si­tué à l’en­trée du quar­tier. On y trouve no­tam­ment un bar-ta­bac, un op­ti­cien, une phar­ma­cie ou en­core un nou­veau res­tau­rant grill.

« Bonne nou­velle, an­nonce le maire, la bou­lan­ge­rie de­vrait rou­vrir d’ici deux se­maines (dé­but mars, NDLR) avec un nou­veau gé­rant, Ra­chid

El Jeb­ba­ry, un Pis­cia­cais bien connu puis­qu’il a dé­jà ou­vert une bou­lan­ge­rie sur la place Ra­cine. » Après un mois de tra­vaux, la nou­velle bou­lan­ge­rie de 80 m2 fonc­tion­ne­ra avec cinq per­sonnes dont un ap­pren­ti bou­lan­ger is­su du quar­tier. Elle ar­bo­re­ra la même en­seigne qu’à Ra­cine : L’ate­lier du pain et pro­po­se­ra éga­le­ment des pro­duits ar­ti­sa­naux fa­bri­qués sur place. « Nous se­rons ou­verts du lun­di au sa­me­di plus le di­manche ma­tin », an­nonce Ra­chid El Jeb­ba­ry.

« De­puis 2014, nous avons beau­coup in­ves­ti dans ce quar­tier de 7 000 ha­bi­tants, que ce soit avec le centre so­cial Van­poulle, le sta­dium Lau­ri­sa-landre, le par­cours fit­ness, le sta­tion­ne­ment près de la voie fer­rée… liste Karl Olive. C’est un quar­tier qui doit être va­lo­ri­sé et on s’aper­çoit que le com­merce lo­cal est en dif­fi­cul­té car nous avons per­du la lo­co­mo­tive. On nous dit que la su­pé­rette va rou­vrir, mais on ne voit tou­jours rien ve­nir. Alors, la Ville, en re­la­tion avec les ha­bi­tants du quar­tier, a dé­ci­dé de pas­ser à l’at­taque. »

Taxe sur les friches com­mer­ciales

Le maire a ain­si adres­sé un cour­rier au pro­prié­taire des lo­caux pour l’aver­tir qu’il al­lait être as­su­jet­ti cette an­née à la taxe com­mu­nale sur les friches com­mer­ciales.

Pour mé­moire, cette taxe s’adosse à la taxe fon­cière. Le taux s’ap­plique sur le mon­tant de la taxe fon­cière due par le re­de­vable. Ce taux est évo­lu­tif. Le con­seil mu­ni­ci­pal a dé­ci­dé, lors de sa séance du 4 avril 2016, de le ma­jo­rer de la fa­çon sui­vante : 20 % la pre­mière an­née d’im­po­si­tion, 30 % la deuxième an­née et 40 % à comp­ter de la troi­sième an­née. « Les consé­quences de cette taxe sont lourdes, aver­tit le maire dans son cour­rier au pro­prié­taire. Votre im­pôt fon­cier va être mul­ti­plié par trois cette an­née, par quatre l’an­née pro­chaine et par cinq l’an­née sui­vante. »

Des tra­vaux sont me­nés à l’in­té­rieur de la su­pé­rette - y com­pris en sous-sol ce qui ne semble pas au­to­ri­sé - sans que la Ville n’en soit of­fi­ciel­le­ment in­for­mée. Le maire en­tend éga­le­ment sai­sir la di­rec­tion gé­né­rale de Fran­prix pour ob­te­nir des ré­ponses.

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