Des équi­pe­ments de pointe à l’hô­pi­tal

Le Courrier du Loiret - - LA UNE - AN­DRÉ DU­BOIS

Le ser­vice d’ima­ge­rie mé­di­cale de l’hô­pi­tal de Pi­thi­viers vient de s’équi­per de deux ou­tils à la pointe de la tech­no­lo­gie : un mam­mo­graphe nu­mé­rique 3D, unique dans le Loi­ret, ain­si qu’un os­téo­den­si­to­mètre der­nière gé­né­ra­tion ca­pable d’ana­ly­ser la den­si­té os­seuse et la com­po­si­tion cor­po­relle.

In­édit dans le Loi­ret, le ser­vice d’ima­ge­rie mé­di­cale de l’hô­pi­tal de Pi­thi­viers vient de s’équi­per de deux ou­tils à la pointe de la tech­no­lo­gie : un mam­mo­graphe nu­mé­rique 3D, ain­si qu’un os­téo­den­si­to­mètre der­nière gé­né­ra­tion.

Le ser­vice d’ima­ge­rie de l’hô­pi­tal de Pi­thi­vers vient de prendre un nou­vel es­sor en se do­tant d’un os­téo­den­si­to­mètre, ap­pa­reil me­su­rant la den­si­té mi­né­rale os­seuse, et d’un mam­mo­graphe nu­mé­rique équi­pé de la tech­no­lo­gie de to­mo­syn­thèse.

« C’est parce que le Pi­thi­ve­rais ne doit pas avoir de san­té au ra­bais », se­lon les termes du doc­teur Ta­hi­rou Ko­né, pra­ti­cien res­pon­sable du ser­vice d’ima­ge­rie mé­di­cale à l’hô­pi­tal de Pi­thi­viers, que la di­rec­tion du centre hos­pi­ta­lier a dé­ci­dé de sou­te­nir le pro­jet me­né par le chef du ser­vice et son équipe. Coût to­tal de l’opé­ra­tion, « 100.000 € pour l’os­téo­den­si­to­mètre et en­vi­ron 250.000 € pour le mam­mo­graphe. Mais les prix ont été né­go­ciés », avouent les deux in­gé­nieurs com­mer­ciaux de Ste­pha­nix, l’en­tre­prise qui a four­ni ces deux ap­pa­reils. « Le fi­nan­ce­ment a été en­tiè­re­ment pris en charge par le centre hos­pi­ta­lier et il de­vrait être amor­ti très ra­pi­de­ment, car la de­mande est im­por­tante, sur­tout avec ce type d’ap­pa­reil », com­mente Na­tha­lie Pro­cu­reur, di­rec­trice dé­lé­guée du centre hos­pi­ta­lier de Pi­thi­viers.

En ef­fet, ces deux nou­veaux ou­tils sont à la pointe de la tech­no­lo­gie. Un mam­mo­graphe unique dans le Loi­ret

« Très peu d’hô­pi­taux sont do­tés d’un tel mam­mo­graphe », ex­plique Naï­ma Kha­mas­si, in­gé­nieur com­mer­cial chez Ste­pha­nix, « Et Pi­thi­viers est le seul du Loi­ret à pos­sé­der un tel ap­pa­reil. Il est équi­pé de la tech­no­lo­gie de to­mo­syn­thèse, un sys­tème amé­ri­cain. De plus c’est le seul sys­tème qui pos­sède des es­sais cli­niques re­ connus ». Pour faire simple, ce sys­tème (mé­thode d’ima­ge­rie tri­di­men­sion­nelle) per­met une image plus claire et plus nette du sein.

Ain­si les ra­dio­logues peuvent ana­ly­ser plus pré­ci­sé­ment la taille, la forme, la lo­ca­li­sa­tion et le nombre d’ano­ma­lies. At­ten­tion, même si l’ap­pa­reil est so­phis­ti­qué, lors de l’exa­men, le sein est tou­jours com­pri­mé. Se­lon les es­sais cli­niques réa­li­sés, la to­mo­syn­thèse né­ces­site moins de cli­chés, moins d’exa­mens sup­plé­men­taires, moins d’écho­gra­phies, moins de contrôle à six mois et moins de biop­sies in­utiles. De plus, par la qua­li­té de ses images 3D, les can­cers sont dé­tec­tés plus tôt, par consé­quent, la to­mo­gra­phie dé­couvre entre 27 et 29 % de can­cer en plus, dont un can­cer sur deux est in­va­sif.

« Même si elle est rem­bour­sée au même titre que toutes les autres mam­mo­gra­phies, le seul pro­blème de cette nou­velle tech­no­lo­gie est qu’elle n’est pas en­core re­con­nue par les au­to­ri­tés pour le dé­pis­tage sys­té­ma­tique. Mais ce­la ne de­vrait pas tar­der », ex­plique l’in­gé­nieur com­mer­cial.

Au­tant dire que cette au­to­ri­sa­tion est très at­ten­due par l’hô­pi­tal. Se­lon le doc­teur Ta­hi­rou Ko­né « Nous comp­tons, avec l’ac­cord de l’as­so­cia­tion de dé­pis­tage or­ga­ni­sé des can­cers (Adoc), réa­li­ser des dé­pis­tages sys­té­ma­tiques à Pi­thi­viers. À terme, nous vou­drions dé­dier un mé­de­cin au sein de l’hô­pi­tal, à la prise en charge com­plète des pa­tientes ». Un os­téo­den­si­to­mètre pas que pour les os

Pour faire face à la de­mande d’une po­pu­la­tion vieillis­sante, l’hô­pi­tal a aus­si in­ves­ti dans un os­téo­den­si­to­mètre der­nière gé­né­ra­tion. Ce­lui­ci est ca­pable de dé­ter­mi­ner la den­si­té mi­né­rale des os afin de pré­ve­nir les risques de frac­ture à court ou à long terme. Ce­pen­dant, les ca­pa­ci­tés de cet ou­til ne s’ar­rêtent pas là. À des taux de ra­dia­tion très bas, l’ap­pa­reil peut ef­fec­tuer des exa­mens à de pe­tits en­fants, cet os­téo­den­si­to­mètre per­met de faire de l’ima­ge­rie ver­té­brale, de la com­po­si­tion cor­po­relle (bi­lan com­plet sur la masse os­seuse, grais­seuse, mus­cu­laire, vis­cé­rale, etc.). Ain­si, il peut ré­pondre aux be­soins de plu­sieurs spé­cia­li­tés mé­di­cales comme l’en­do­cri­no­lo­gie, la gé­ron­to­lo­gie, la médecine in­terne, le trai­te­ment de l’obé­si­té, la médecine du sport, la gas­tro­en­té­ro­lo­gie, la gy­né­co­lo­gie, la rhu­ma­to­lo­gie, as­su­rant ain­si 100 % des be­soins des pra­ti­ciens en terme de den­si­té et de com­po­si­tion cor­po­relle.

Toute l’équipe du ser­vice d’ima­ge­rie mé­di­cale de l’hô­pi­tal de Pi­thi­viers.

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