Il y a 5.000 ans, le ta­touage se pra­ti­quait dé­jà

Le Courrier du Loiret - - Le Tatouages, Une Mode Bien... Encrée - C. S.

Une his­toire de mode, le ta­touage ? Peut-être, mais une mode très an­cienne et très ré­pan­due puisque plu­sieurs mil­lé­naires avant notre ère, on re­trouve dé­jà ses traces.

◗ La plus an­cienne trace de ta­touage à ce jour au­rait été re­trou­vée sur le corps d’öt­zi, l’homme des glaces, dont le corps re­trou­vé dans les Alpes entre l’ita­lie et l’au­triche était mar­qué de traits pa­ral­lèles sur le dos et sur les jambes. Sa mort a été es­ti­mée à 3.500 ans avant notre ère.

Des ta­touages fi­gu­ra­tifs presque aus­si an­ciens ont aus­si été re­trou­vés sur des mo­mies égyp­tiennes (­3.000 ans). Plus près de nous, dans le temps et dans l’es­pace, au dé­but de notre ère, les his­to­riens ro­mains notent que les Celtes ont le corps cou­vert de ta­touages.

Ces pra­tiques vont en­suite pro­gres­si­ve­ment dis­pa­raître en Eu­rope au fil des siècles, d’au­tant que les au­to­ri­tés re­li­gieuses (ca­tho­lique et ju­daïque) l’in­ter­disent.

Une pra­tique re­dé­cou­verte en Eu­rope par les ma­rins

Il fau­dra at­tendre la dé­cou­verte des nou­veaux mondes au XVIIIE, et en par­ti­cu­lier des îles du Pa­ci­fique Sud pour que les ma­rins le ré­in­tro­duisent en Eu­rope.

De tout temps et sur les dif­fé­rents conti­nents, le ta­touage au­ra été un signe dis­tinc­tif. Tra­di­tion­nel­le­ment, il peut être ce­lui d’une ap­par­te­nance à un groupe eth­nique, la marque du chef ou au contraire une marque de dé­chéance im­po­sée aux es­claves ou aux pri­son­niers.

Dans son usage mo­derne, on re­trouve bien en­ten­du cette idée d’ap­par­te­nance à un groupe mais éga­le­ment pa­ra­doxa­le­ment la vo­lon­té de se dis­tin­guer, d’être por­teur d’un mes­sage.

Au XVIIIE siècle, les ma­rins ont ra­me­né de leur voyage dans les Îles du Pa­ci­fique le goût du ta­touage.

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