Yèvre­le­châ­tel se­ra­t­il le vil­lage pré­fé­ré des Fran­çais ? À vos votes !

Le Courrier du Loiret - - La Une - PHI­LIPPE DE LA GRANGE

C’est la mo­bi­li­sa­tion gé­né­rale dans le vil­lage. Sé­lec­tion­né pour concou­rir à l’émis­sion Le vil­lage pré­fé­ré des Fran­çais, pré­sen­tée par Sté­phane Bern, Yèvre-le­châ­tel porte la can­di­da­ture de la ré­gion Centre-val de Loire.

◗ De mé­moire de jour­na­liste, on a ra­re­ment vu Alain Di Sté­fa­no, le maire de Yèvre, aus­si guille­ret. Dans son pe­tit bu­reau, où il nous re­çoit, en pré­sence de Pa­tri­cia Pailloux, maire dé­lé­guée de Yèvre­le­châ­tel, il en­chaîne les fa­cé­ties et les pi­rouettes, comme s’il sa­vou­rait dé­jà « sa » victoire, celle de voir ce Plus beau vil­lage de France ac­cro­cher à son pal­ma­rès une nou­velle ré­com­pense (il y en a dé­jà tant !) : le titre de Vil­lage pré­fé­ré des Fran­çais, dont l’édi­tion 2018 se­ra dif­fu­sée, mar­di 19 juin, sur France 2, à 21 heures. Quatorze vil­lages sont en com­pé­ti­tion et non des moindres (Le Mont­saintMi­chel, Rous­sillon (Vau­cluse), La Cou­ver­toi­rade (Avey­ron), Mon­pa­zier (Dor­dogne), La­ma (Corse), Ile­de­sein (Fi­nis­tère), etc.). « Ce sont des concur­rents sé­rieux, mais on ne pou­vait pas ne pas pré­sen­ter des concur­rents sé­rieux contre Yèvre, même s’ils ne tiennent pas la route », blague le maire, qui s’est dé­mul­ti­plié pour convaincre pour as­su­rer le ser­vice « avant­vente » : « En juin, je vote pour Yèvre­le­châ­tel », clai­ronnent la page Fa­ce­book, les 5.000 flyers, les 100 af­fiches et 1.500 mai­lings en­ voyés. Pas pos­sible d’échap­per à l’of­fen­sive dé­ployée et mal­heur à ceux qui s’en contre­ba­lancent. « Je vais prendre un ar­rê­té pour aug­men­ter les im­pôts lo­caux au­près de ceux qui ne votent pas », ga­lèje­t­il. Guille­ret, on vous dit.

Reste que Yèvre­le­châ­tel n’oc­cupe pas la pole po­si­tion par­mi les 14 no­mi­nés. De­puis son lance­ ment, en 2012, le di­ver­tis­se­ment, ani­mé par Sté­phane Bern, a sa­cré en prio­ri­té la Bre­tagne, l’al­sace (Kay­sers­berg, l’an der­nier) et la ré­gion Mi­di­py­ré­nées. Et, à l’ex­cep­tion de l’édi­tion 2015, où Mon­tré­sor (Plus beau vil­lage de France de l’indre­et­loire) fut clas­sé deuxième, la ré­gion Centre­val de Loire est sou­vent re­fou­lée dans les tré­fonds du classe­ ment. « La plu­part du temps, l’al­sace et la Bre­tagne ar­rivent en tête », ad­met Alain Di Sté­fa­no. « Ils sont solidaires et dé­fendent bien leurs ter­roirs au contraire de Pa­ris et de l’ile­de­france qui se re­trouve en gé­né­ral à l’avant­der­nière place ».

Yèvre­le­châ­tel a, certes, des atouts (sa for­te­resse mé­dié­vale, les églises Saint­lu­bin et Saint­gault, ses rues et ses mai­sons fleu­ries, ses vieilles pierres, ses ani­ma­tions cultu­relles…) qu’un re­por­tage, tour­né au mois de mai der­nier met­tra en avant, avant qu’in­ter­vienne le vote. L’ef­fet de cet évé­ne­ment té­lé­vi­suel dé­passe lar­ge­ment le cadre du vil­lage élu par les té­lé­spec­ta­teurs. « Il y a des en­jeux éco­no­miques très im­por­tants. À Egui­sheim, vain­queur en 2013, comme à Ro­che­fort­en­terre, en 2016, dé­jà clas­sés Plus beaux vil­lages de France, ça a lit­té­ra­le­ment ex­plo­sé », té­moigne, avec une gour­man­dise cer­taine, le pre­mier édile de Yèvre­le­Châ­tel, dont le vil­lage ac­cueille, chaque an­née 100.000 vi­si­teurs. Le maire d’egui­sheim en a pro­fi­té pour rendre payant le par­king du vil­lage qui lui rap­porte 300.000 eu­ros par an ! « Mon sou­ci à moi ce n’est pas de faire payer le pu­blic, mais qu’il vienne sur le par­king », confie Alain Di Sté­fa­no. Sous­en­ten­du qu’il dé­couvre Yèvre­le­châ­tel et qu’il de­vienne son vil­lage pré­fé­ré…

Des en­jeux éco­no­miques im­por­tants

L’une des rues du vil­lage qui a été cou­ron­née à de nom­breuses re­prises pour son amé­na­ge­ment et son pay­sage.

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