Ac­ces­si­bi­li­té : il est temps de bou­ger !

Le Courrier du Loiret - - Malesherbes - CHRIS­TIAN SIRET

En consta­tant que 80 éta­blis­se­ments du Ma­le­sher­bois n’étaient pas en règle sur le plan de l’ac­ces­si­bi­li­té, la mu­ni­ci­pa­li­té a dé­ci­dé d’or­ga­ni­ser une réunion d’in­for­ma­tion après avoir en­voyé un cour­rier rap­pe­lant la lé­gis­la­tion à tous les contre­ve­nants.

◗ La loi sur l’ac­ces­si­bi­li­té du 11 fé­vrier 2005 im­pose un cer­tain nombre de normes à res­pec­ter à tous les éta­blis­se­ments re­ce­vant du pu­blic (ERP) qui avaient jus­qu’à 2015 pour se mettre en règle, ou à dé­faut, éta­blir un ca­len­drier pré­vi­sion­nel de mise aux normes.

Or, pour Le Ma­le­sher­bois, 80 sites en­re­gis­trés comme ERP ne se­raient pas en règle. Il peut s’agir de com­merces ou de lo­caux uti­li­sés par des pro­fes­sions li­bé­rales.

La mu­ni­ci­pa­li­té, re­pré­sen­tée pour cette réunion par Ch­ris­tine Ber­the­lot, ad­jointe en charge de l’ur­ba­nisme, a dé­ci­dé d’aler­ter tous ces pro­fes­sion­nels pour qu’ils ef­fec­tuent d’ur­gence les dé­marches pour se mettre en règle. L’ob­jec­tif est de fa­ci­li­ter et de sé­cu­ri­ser l’ac­cès à toutes per­sonnes por­teuses d’un han­di­cap, qu’il soit tem­po­raire ou per­ma­nent. Quand on parle de han­di­cap, on pense à la per­son­ ne en fau­teuil rou­lant mais il faut pen­ser aus­si aux per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite ou ayant une dé­fi­cience vi­suelle ou au­di­tive.

Les com­mer­çants et pro­fes­sions li­bé­rales concer­nées n’ayant pas en­core fait les dé­cla­ra­tions obli­ga­toires sont donc in­vi­tés à rem­plir un dos­sier sim­pli­fié qui est de l’avis des per­sonnes concer­nées ef­fec­ti­ve­ment beau­coup plus ex­pli­cite.

Trois cas se pré­sentent

Pour eux, plu­sieurs cas sont pos­sibles.

Les lo­caux sont conformes et il suf­fit de rem­plir la dé­cla­ra­tion.

Les lo­caux ont be­soin d’amé­na­ge­ments et le pro­fes­sion­nel doit alors pro­po­ser un ca­len­drier pré­vi­sion­nel qui per­met­trait d’ob­te­nir un dé­lai sup­plé­men­taire pour réa­li­ser les tra­vaux qui peuvent être oné­reux.

Le troi­sième cas est une im­pos­si­bi­li­té ma­té­rielle de réa­li­ser cette mise aux normes due à la confi­gu­ra­tion de l’en­vi­ron­ne­ment (rue en pente par exemple) ou du bâ­ti lui­même. Dans ce cas­là, des dé­ro­ga­tions peuvent être ob­te­nues moyen­nant la réa­li­sa­tion des amé­na­ge­ments pos­sibles. Pour le sa­voir, il faut tou­te­fois faire la dé­marche de rem­plir son for­mu­laire. « At­ten­tion, les PV vont fi­nir par tom­ber », a pré­ve­nu Ch­ris­tine Ber­the­lot. L’en­trée

Les marches. La hau­teur de la ou des marches de l’en­trée doivent être in­fé­rieures à 2 cm, jus­qu’à 4 cm, elle peut être at­té­nuée par un chan­frein, au-de­là, il faut pré­voir une rampe d’ac­cès.

Les portes. Elles doivent s’ou­vrir fa­ci­le­ment et être d’une lar­geur mi­ni­mum de 77 cm. Les par­ties vi­trées doivent être équi­pées de vi­tro­pha­nies pour les rendre vi­sibles. L’ac­cueil

Comp­toir. La hau­teur d’une par­tie du comp­toir doit être com­prise entre 70 et 80 cm pour être ac­ces­sible aux per­sonnes en fau­teuil. Cir­cu­la­tion

Es­pace de dé­pla­ce­ment. La lar­geur de cir­cu­la­tion doit être d’1,20 mètre mi­ni­mum, à, 90 par en­droits avec dé­ro­ga­tion. Es­ca­lier. En cas d’es­ca­lier, les marches doivent être sé­cu­ri­sées et si­gna­lées vi­suel­le­ment. Autres équi­pe­ments Ca­bines d’es­sayage. Si le ma­ga­sin dis­pose de ca­bines d’es­sayage, l’une d’elles au moins doit être as­sez grande pour être ac­ces­sible en fau­teuil. Par­king. S’il dis­pose d’un par­king, une place doit être amé­na­gée.

Si­gna­lé­tique. La si­gna­lé­tique doit elle aus­si être adap­tée en taille et en em­pla­ce­ment.

(PHO­TO : LA RUCHE)

Une marche de quelques cen­ti­mètres peut com­pli­quer la vie de cer­tains clients et c’est pour apla­nir tous ces obs­tacles au­tant que pos­sible que la mise aux normes ac­ces­si­bi­li­té doit avan­cer.

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