Fa­bu­leux cock­pits

À l’oc­ca­sion de la sor­tie de son livre Cock­pits, Jean-Luc Be­ghin, ori­gi­naire d’outre-Quié­vrain, nous ra­conte les ori­gines de sa pas­sion pour l’aviation.

Le Fana de l'Aviation - - Le Livre Du Mois - Par Alexis Ro­cher

"Quand j’étais pe­tit je rê­vais de “faire” pi­lote ! Mon en­fance était peu­plée de “Spit­fire”, B- 17, “Mus­tang” et autres lé­gendes. Pour réa­li­ser ce rêve j’avais trois condi­tions, par­mi beau­coup d’autres, à rem­plir : être fort en maths, par­fai­te­ment tri­lingue (fran­çais, néer­lan­dais et an­glais) et ne pas por­ter de verres cor­rec­teurs… Je n’en rem­plis­sais au­cune !

En re­vanche j’ai­mais beau­coup des­si­ner et je m’abreu­vais des ré­cits des grands avia­teurs du mo­ment. La guerre était ter­mi­née et la pe­tite force aé­rienne belge s’était ré­équi­pée avec des “Spit­fire” (sur­plus de la RAF) et de nou­veaux Glos­ter “Me­teor”, ces chas­seurs à ré­ac­tion dont les gros ré­ac­teurs don­naient un as­pect jouf­flu et sym­pa.

De l’autre cô­té dee la fron­tière, on par­lait d’“Ou­ra­gan”,”, de “Mys­tère”, de Leduc et de Tri­dent,nt, des noms évo-évo­ca­teurs qui an­non­çaien­tient le fa­bu­leux “Mi­rage”.

Je pour­sui­vis donc ca­hin­ca­ha mon athé­née ( ly­cée) en rê­vant d’aviat ion. Monn in­dé­ci­sion quant à l’après-ly­cée m’a va­lu­lu d’être ap­pe­lé au ser­vi­ceice mi­li­taire alors que je m’y at­ten­dais le moins. Les chars Sher­man et Pat­to­nat­ton al­laient être mon uni-uni­vers pen­dant un ann mais la bonne fée qui veilleille sur les des­si­na­teurs de “pe­tits mi­quets” m’avait va­lua­lu d’être re­mar­qué par un ma­jorj quii trou­vait que je se­rais plus à ma place dans le stu­dio du ma­ga­zine mi­li­taire que dans un char. C’était le pa­ra­dis et carte blanche quant à ce que je vou­lais des­si­ner. Je me suis donc lan­cé dans une bande des­si­née, sans pré­pa­ra­tion ni ex­pé­rience. J’avais dé­ci­dé d’illus­trer l’his­toire de la jeep et tout le monde a trou­vé ce­la amu­sant et ins­truc­tif. Les ro­ta­tives qui im­pri­maient le jour­nal Tin­tin im­pri­maient aus­si le men­suel mi­li­taire. L’équipe de Tin­tin es­ti­mait que l’on pour­rait m’oc­cu­per à de pe­tits tra­vaux dans leur stu­dio et j’ai quit­té le ser­vice mi­li­taire avec un em­ploi tom­bé du ciel.

Deux ans chez Tin­tin où j’avais peu de chance de des­si­ner des avions. En re­vanche Spirou me fai­sait mi­roi­ter la pos­si­bi­li­té d’illus­trer une ru­brique aviation et je suis pas­sé avec porte-plume et ba­gages à la concur­rence. Je n’ai pas eu à le re­gret­ter. Une in­vi­ta­tion de la part de la Force aé­rienne belge m’a per­mis de m’as­seoir dans un Stampe pour un vol d’ini­tia­tion, sui­vi peu après par quelques vols en Mar­chet­ti, le tout cou­ron­né par une heure et de­mie de T-33.

Il res­tait le F-104 “Star­figh­ter” à ajou­ter à mon ex­pé­rience. Ce fut chose faite grâce à l’ama­bi­li­té des Ca­na­diens en Al­le­magne.

Mes illus­tra­tions de cock­pits avaient évo­lué et les avia­teurs et avia­trices sem­blaient ap­pré­cier ma vi­sion des choses, une illus­tra­tion de cock­pit avec une pers­pec­tive qui donne l’im­pres­sion d’être aux com­mandes. Ici, pas de “fish eye” (vue dé­for­mée).

Après mon ins­tal­la­tion en Ca­li­for­nie en 1976, grande sur­prise… Je me suis re­trou­vé au sein de l’es­cale Air France de Los Angeles. Un monde ex­tra­or­di­naire qui m’a fait ren­con­trer, pen­dant 23 ans, des mil­liers de membres d’équi­page par­mi les­quels je me suis fait de nom­breux amis. J’étais donc dans la vraie aviation et je fais main­te­nant par­tie, j’aime à le pen­ser, de la grande épo­pée de l’aviation fran­çaise. Que de­man­der de plus ?”

Et pour­quoi pas les cock­pits des Mo­rane 406 et De­woi­tine 520 ?

JEAN-LUC BE­GHIN

Une in­vi­ta­tion à mettre le contact et par­tir en voyage…

JEAN-LUC BE­GHIN

Ses cock­pits ont ren­du cé­lèbre Jean-Luc Be­ghin.

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