Les mis­sions des C-135F ra­vi­tailleurs

Le gé­né­ral Schu­ler, ac­tuel com­man­dant des Forces aé­riennes stra­té­giques, re­vient sur l’im­por­tance d’une com­po­sante es­sen­tielle de la dis­sua­sion et de la pro­jec­tion de force : le ra­vi­taille­ment en vol.

Le Fana de l'Aviation - - Sommaire N° 573/août 2017 - Par le gé­né­ral de corps aé­rien Ber­nard Schu­ler – GCFAS

L’élar­gis­se­ment des ca­pa­ci­tés d’em­ploi de l’aé­ro­nau­tique mi­li­taire et, in­ci­dem­ment, de l’en­ga­ge­ment opé­ra­tion­nel de l’avia­tion de com­bat, a très vite conduit à vou­loir don­ner aux moyens aé­riens une élon­ga­tion ou une au­to­no­mie plus im­por­tantes. La phy­sique du vol im­pose ce­pen­dant que chaque ap­pa­reil soit conçu comme un com­pro­mis entre sa taille, ses per­for­mances au com­bat et sa ca­pa­ci­té d’em­port de car­bu­rant. Les li­mi­ta­tions d’em­port’em­port de car­bu­rant ap­pa­rais­sentnt dès lors comme une contrainte vis-à-vis des am­bi­tions d’élon­ga­tion et d’en­du­rance. Le prin­cipe du ra­vi­taille­ment en vol s’est donc im­po­sé, no­tam­ment à la sor­tie de e la Deuxième Guer­ree mon­diale, comme une e ca­pa­ci­té clé à même dee dé­cu­pler l’im­pact dee la puis­sance aé­rienne e en four­nis­sant aux ux moyens en­ga­gés en opé­ra­pé­ra­tion l’al­longe et la per­ma­nence rma­nence re­cher­chées.

L’exer­cice est pé­rilleux : il s’agit d’as­su­rer, à une di­zaine de ki­lo­mètres d’al­ti­tude, à des vi­tesses de plu­sieurs cen­taines de ki­lo­mètres par heure, la jonc­tion entre un ap­pa­reil dé­li­vrant du car­bu­rant et des re­ce­veurs, d’ame­ner ces avions au contact et de pro­cé­der, au tra­vers d’un dis­po­si­tif adap­té, à la li­vrai­son de plu­sieurs cen­taines de litres de car­bu­rant à la mi­nute. Plus de 60 ans après le pre­mier vol d’un C-135 ra­vi­tailleur en vol, l’in­gé­nie­rie de cet ap­pa­reil conti­nue de sus­ci­ter l’ad­mi­ra­tion.

Une ca­pa­ci­té dé­ve­lop­pée au fil du temps

Selle semble au­jourd’hui in­dis­so­cia­blen d de l’al­longe st st r at ég i que qu qu’im­plique la pr pro­jec­tion de for forces in­duite pa par les opé­ra­tio tions des 50 der­niè nières an­nées, cet cette tech­nique a co connu ses bal­bu­ti bu­tie­ments as­sez tôt dansd l’his­toire de l’aé­ro­nau­tique.l’aé Aux p pré­mices, le ra­vi­taille­ment e en vol est tout d’abord un dé­fi acro­ba­tique, consis­tant, dans les an­nées 1920, à pas­ser d’un avion à l’autre en plein vol avec un bi­don d’es­sence pour le trans­fé­rer

L’in­signe des Forces aé­riennes stra­té­gique. La main gan­tée te­nant une épée dans un four­reau a été choi­sie comme le sym­bole de la dis­sua­sion : un bras ar­mé tou­jours prêt à l’em­ploi, avec la co­lombe comme sym­bole de paix.

dans le ré­ser­voir afin de main­te­nir l’ap­pa­reil bé­né­fi­ciaire le plus long­temps pos­sible en l’air. Cette course à l’en­du­rance se concré­tise avec le pre­mier tour du monde ef­fec­tué sans es­cale en 1949 par un Boeing B-50 “Su­per­for­tress” contri­buant, en pleine guerre froide, à convaincre les États-Unis de l’atout que consti­tue le ra­vi­taille­ment en vol en termes d’al­longe stra­té­gique. Dans les an­nées 1950, Boeing dé­ve­loppe l’avion qui de­vien­dra le fu­tur 707 : un ap­pa­reil qua­dri­mo­teur bap­ti­sé KC-135 consi­dé­ré au­jourd’hui en­core comme le ra­vi­tailleur par ex­cel­lence.

Du­rant la même pé­riode, les tech­niques de ra­vi­taille­ment en vol s’af­finent et cette ca­pa­ci­té s’im­pose pour les prin­ci­pales forces aé­riennes du monde, conscientes de la di­men­sion stra­té­gique du ra­vi­taille­ment en vol, em­ployé, sur des élon­ga­tions in­ter­con­ti­nen­tales, à l’ap­pui de mis­sions de dis­sua­sion nu­cléaires ou conven­tion­nelles.

Ain­si, de­puis 1964, date à la­quelle la mis­sion de dis­sua­sion nu­cléaire a été confiée à l’ar­mée de l’Air et aux Forces aé­riennes stra­té­giques (FAS), la ca­pa­ci­té de ra­vi­taille­ment en vol se si­tue au coeur des mis­sions des FAS. Lorsque le gé­né­ral de Gaulle dé­cide de do­ter la France d’une force de frappe in­dé­pen­dante, le choix du “Mi­rage” IVA, avion bom­bar­dier

dé­ve­lop­pé par Das­sault Avia­tion de­puis la fin des an­nées 1950 en tant que vec­teur stra­té­gique, est une évi­dence. Néan­moins il ap­pa­raît très vite, en dé­pit de ses per­for­mances et de sa ca­pa­ci­té d’em­port, qu’il lui faut être as­so­cié à un ra­vi­tailleur afin de dis­po­ser de l’al­longe stra­té­gique suf­fi­sante pour dis­po­ser d’un rayon d’ac­tion en adé­qua­tion avec sa mis­sion de dis­sua­sion aé­ro­por­tée : les ad­ver­saires po­ten­tiels à dis­sua­der se si­tuent en ef­fet à plu­sieurs heures de vol de la mé­tro­pole. Bien que des études d’adap­ta­tion d’ap­pa­reils fran­çais exis­tants (“Mi­rage” IV, “Vau­tour” voire Ca­ra­velle) soient me­nées de­puis 1959, le KC-135 est de fait l’ap­pa­reil le plus adap­té au be­soin avec des per­for­mances com­pa­tibles avec celles du “Mi­rage” IV.

juin 1962, une dé­lé­ga­tion de la Di­rec­tion mi­nis­té­rielle pour l’ar­me­ment (DMA) (1) et de l’ar­mée de l’Air tra­verse l’océan At­lan­tique pour vi­si­ter la chaîne de mon­tage des C-135 chez Boeing et ac­quiert la cer­ti­tude que l’avion ré­pond aux be­soins de l’ar­mée de l’Air, en termes de ra­vi­taille­ment en vol et aus­si dans le do­maine du trans­port stra­té­gique. Moins de 10 jours après son re­tour en France, le mi­nistre des Ar­mées Pierre Mess­mer adresse, le 23 juillet 1962, un courrier à son ho­mo­logue amé­ri­cain, Ro­bert Mc Na­ma­ra, par le­quel il l’in­forme de l’achat di­rect au­près de l’US Air Force (USAF), en deux tranches, de 12 C-135A.

La ver­sion fran­çaise se­ra un com­pro­mis entre l’avion- car­go C-135B de l’USAF et le ra­vi­tailleur KC-135A, che­ville ou­vrière du Stra­te­gic Air Com­mand (SAC). Bap­ti­sé C-135F (F pour France), l’ap­pa­reil des­ti­né aux FAS ef­fec­tue son pre­mier vol le 5 fé­vrier 1964. Cette ver­sion com­porte des dif­fé­rences avec la ver­sion amé­ri­caine dont la plus no­table est un plan­cher mé­tal­lique, des­ti­né à sup­por­ter da­van­tage de charge of­ferte, amé­lio­rant ain­si la po­ly­va­lence d’em­ploi de l’avion.

Fin no­vembre 1962, l’opé­ra­tion “BB”, pour Bi­be­ron Boeing, or­ga­ni­sée à Istres, per­met au “Mi­rage” IV d’ef­fec­tuer des contacts secs (c’es­tà-dire sans trans­fert de car­bu­rant) der­rière un KC-135A spé­cia­le­ment dé­pê­ché des États-Unis par l’USAF. À l’is­sue de cinq vols de plu­sieurs heures sous dif­fé­rentes confi­gu­ra­tions, cette fruc­tueuse cam­pagne d’es­sai per­met no­tam­ment de dé­fi­nir les pre­mières pro­cé­dures de

ra­vi­taille­ment et va­lide l’achat de la deuxième tranche.

La li­vrai­son du pre­mier C-135F est ef­fec­tive dé­but fé­vrier 1964, 14 mois après la si­gna­ture du contrat, et les 11 autres ap­pa­reils sont en­suite li­vrés au rythme d’un à deux avions par mois. Ain­si, à la fin du mois de sep­tembre de la même an­née, la 90e Es­cadre, pre­mière uni­té de ra­vi­taille­ment en vol de l’ar­mée de l’Air, sta­tion­née sur la base aé­rienne d’Istres, ré­cep­tionne le dou­zième et der­nier ap­pa­reil.

Quelques jours plus tard, le 8 oc­tobre 1964, un “Mi­rage” IVA et un C-135F prennent la pre­mière alerte nu­cléaire opé­ra­tion­nelle de­puis la base aé­rienne de Mont-de-Mar­san, une mis­sion per­ma­nente as­su­rée de ma­nière in­in­ter­rom­pue de­puis cette date et qui ga­ran­tit en toutes cir­cons­tances au pré­sident de la Ré­pu­blique la li­ber­té d’ap­pré­cia­tion, de dé­ci­sion et d’ac­tion de la France dans le cadre de ses res­pon­sa­bi­li­tés in­ter­na­tio­nales.

Cette prise d’alerte per­ma­nente à par­tir d’oc­tobre 1964 calque le rythme des uni­tés de ra­vi­taille­ment en vol sur ce­lui des uni­tés de bom­bar­de­ment.

Outre les mis­sions liées à la dis­sua­sion nu­cléaire, le C-135F, du fait de sa po­ly­va­lence, par­ti­cipe ponc­tuel­le­ment à des mis­sions de trans­port de fret ou des exer­cices aux cô­tés des al­liés de l’Otan.

Dé­but mai 1966, un C-135F per­met à un “Mi­rage” IVA de l’Es­ca­dron de chasse 1/91 Gas­cogne d’ef­fec­tuer la pre­mière tra­ver­sée trans­at­lan­tique d’un avion de com­bat à réac­tion fran­çais. Dé­col­lant de la base aé­rienne de Mont-de-Mar­san, le “Mi­rage” IVA n° 36 réa­lise un vol qui, au terme de près de 8 heures et trois ra­vi­taille­ments, se ter­mine sur le ter­rain de Bos­ton aux États-Unis. Ce vol in­édit consti­tue la pre­mière étape d’un pé­riple de 20 000 km qui pren­dra fin sur la piste de Hao, atoll du Pa­ci­fique, si­tué à 900 km à l’est de Tahiti, en Po­ly­né­sie fran­çaise.

Un autre “Mi­rage” IVA, le n° 9, dé­mon­té, ef­fec­tue le tra­jet vers l’ar­chi­pel par la mer. Deux autres C-135F sont du voyage : l’un pour as­su­rer le ra­vi­taille­ment en vol entre les ÉtatsU­nis et la Po­ly­né­sie fran­çaise ain­si que le sou­tien des en­traî­ne­ments sur place, l’autre pour le trans­port du ma­té­riel. Ce dé­ploie­ment est or­ga­ni­sé dans le cadre de la cam­pagne d’es­sais réa­li­sée au Centre d’ex­pé­ri­men­ta­tion du Pa­ci­fique ; le 19 juillet sui­vant, après de nom­breux en­traî­ne­ments, cette cam­pagne abou­ti­ra à l’ex­plo­sion d’une bombe nu­cléaire de type AN 21 au large de Mu­ru­roa. L’opé­ra­tion Ta­mou­ré dé­montre ain­si la cré­di­bi­li­té de la com­po­sante aé­ro­por­tée de la dis­sua­sion.

Élar­gis­se­ment des mis­sions des C-135F

Dès la pre­mière moi­tié des an­nées 1970, les C-135F sont pro­gres­si­ve­ment uti­li­sés pour d’autres mis­sions que le seul ra­vi­taille­ment en vol au pro­fit des “Mi­rage” IVA. Dans un contexte de forte évo­lu­tion de la si­tua­tion géo­po­li­tique in­ter­na­tio­nale, les ca­pa­ci­tés in­ter­con­ti­nen­tales de cet ap­pa­reil, sa grande ca­pa­ci­té d’em­port, sa sou­plesse d’em­ploi très ap­pré­ciée des au­to­ri­tés mettent en lu­mière l’in­té­rêt d’une ca­pa­ci­té de pro­jec­tion de force dans le cadre des mis­sions conven­tion­nelles, no­tam­ment vers l’Afrique. L’opé­ra­tion La­man­tin marque, à ce titre, un tour­nant opé­ra­tion­nel ma­jeur. La pro­jec­tion et l’ap­pui de chas­seurs-bom­bar­diers “Jaguar”, ra­vi­taillables en vol, au Sé­né­gal, à l’au­tomne 1977, dans le cadre de l’in­ter­ven­tion fran­çaise contre les vel­léi­tés in­dé­pen­dan­tistes de front Po­li­sa­rio en Mau­ri­ta­nie, dé­montre l’atout consi­dé­rable qu’ap­porte le C-135F en la ma­tière. L’an­née pré­cé­dente, un dis­po­si­tif si­mi­laire avait ral­lié Abid­jan, en Côte d’Ivoire, dans le cadre d’un exer­cice. L’aug­men­ta­tion des mis­sions des Boeing, consé­quence de l’ac­crois­se­ment de la flotte d’avions de com­bat ra­vi­taillables (“Jaguar”, “Mi­rage” F1), re­quiert alors une dis­po­ni­bi­li­té crois­sante des C-135F.

Beau­coup d’autres opé­ra­tions sui­vront, le ra­vi­taille­ment en vol comme l’aé­ro­trans­port étant ap­pa­rus comme des élé­ments struc­tu­rants dans la conduite des opé­ra­tions. De­puis cette date, le C-135

a été dé­ployé dans toutes les opé­ra­tions aé­riennes re­qué­rant de la pro­jec­tion de puis­sance, du fret stra­té­gique ou en­core de l’éva­cua­tion sa­ni­taire, confé­rant aux au­to­ri­tés po­li­tiques et mi­li­taires au­to­no­mie de dé­ci­sion, al­longe stra­té­gique et en­du­rance. Ap­pro­chant les 400 000 heures de vol (2), les C-135 fran­çais sont, par­mi les 700 construits par Boeing, les plus éprou­vés au monde. Avec une offre di­ver­si­fiée de ra­vi­taille­ment en vol, la flotte fran­çaise a dé­mon­tré son in­ter­opé­ra­bi­li­té avec la plu­part des avions ra­vi­taillables. Grâce à leurs équipements de com­mu­ni­ca­tion, les C-135 ont, dès leur mise en ser­vice dans le cadre de la mis­sion de dis­sua­sion nu­cléaire, puis au fil des opé­ra­tions aux­quelles ils ont par­ti­ci­pé, dé­mon­tré leur ca­pa­ci­té de re­lais ra­dio entre les centres de com­man­de­ment et les avions de chasse.

Au fi l du temps, les C-135 ont été mo­der­ni­sés et 11 des 12 C-135 (3) sont dé­sor­mais au stan­dard “Ré­no 2”. Trois avions sup­plé­men­taires, ache­tés aux États-Unis dans les an­nées 1990, ont ren­for­cé une

(2) Es­ti­ma­tion à l’au­tomne 2018, au mo­ment où se­ra mis en ser­vice dans l’ar­mée de l’Air le pre­mier exem­plaire de l’Air­bus A330 MRTT (Mul­ti Role Tan­ker & Trans­port) “Phé­nix”.

(3) Le 30 juin 1972 le C-135F n° 473 s’est écra­sé en mer au dé­col­lage de la base d’Hao en Po­ly­né­sie, em­por­tant à son bord son équi­page, consti­tué du com­man­dant Georges Du­gué, du ca­pi­taine Hu­bert Pa­rage, du lieu­te­nant Serge Fru­gier, de l’ad­ju­dant-chef Al­bert Hecq ain­si que deux spé­cia­listes mé­téo, l’ad­ju­dant-chef Jean Lan­glais et le pre­mier-maître Georges Sau­cillon. L’exa­men de l’autre C-135F pré­sent sur place fit ap­pa­raître une im­por­tante cor­ro­sion des ai­lettes de com­pres­seur due à l’air sa­lin.

flotte for­te­ment sol­li­ci­tée par la te­nue de la pos­ture de la dis­sua­sion nu­cléaire, les mis­sions de pro­jec­tion et d’in­ti­mi­da­tion.

L’ar­ri­vée pro­gres­sive du “Phé­nix”

Le re­nou­vel­le­ment de la flotte des C-135 par des Air­bus A330 MRTT “Phé­nix” a été ac­té dans la loi de pro­gram­ma­tion mi­li­taire 2014-2019.

Do­tées par concep­tion des ca­pa­ci­tés SatCom et L16, sys­tèmes qui équipent dé­jà les flottes amé­ri­caines, bri­tan­niques et néerlandaises, les ar­mées fran­çaises re­trou­ve­ront, avec l’ar­ri­vée pro­gres­sive dans les forces du “Phé­nix”, entre oc­tobre 2018 et 2025, un ni­veau de co­hé­rence opé- ra­tion­nel adap­té à la mise en oeuvre d’une avia­tion de com­bat mo­derne. À terme, les “Phé­nix” rem­pla­ce­ront la flotte des 11 ra­vi­tailleurs C-135FR et trois KC-135RG du Groupe de ra­vi­taille­ment en vol 2/91 Bre­tagne, ain­si que les trois Air­bus A310 et deux A340 de l’Es­ca­dron de trans­port stra­té­gique Es­te­rel qui pas­se­ra sous le com­man­de­ment des FAS en 2021. L’en­semble des uni­tés de ra­vi­taille­ment et de trans­port stra­té­gique se­ra ras­sem­blé à Istres au sein de la 31e Es­cadre aé­rienne de ra­vi­taille­ment et de trans­port stra­té­gique.

Contri­buant à l’en­semble des mis­sions stra­té­giques du Livre blanc sur la dé­fense et la sé­cu­ri­té na­tio­nale, les “Phé­nix” ou­vri­ront une nou­velle page de l’his­toire des FAS et de l’ar­mée de l’Air.

SHD

L’opé­ra­tion Ta­mou­ré me­née dans le Pa­ci­fique pen­dant l’été 1966 illus­tra tout l’in­té­rêt d’as­so­cier le “Mi­rage” IV et le C-135F de ra­vi­taille­ment en vol.

DR

G. MAR­TEL / AR­MÉE DE L’AIR

Dé­co­ra­tions spé­ciales à l’oc­ca­sion des 50 ans des FAS en 2014 pour un KC-135FR, un “Mi­rage” 2000N et un “Ra­fale”.

DR/COL­LEC­TION JACQUES GUILLEM

(1) Créé le 5 avril 1961 par le gé­né­ral de Gaulle, la Di­rec­tion mi­nis­té­rielle pour l’ar­me­ment est de­ve­nue la Dé­lé­ga­tion gé­né­rale pour l’ar­me­ment (DGA) en 1977. En 1988, ra­vi­taille­ment d’un “Mi­rage” IV par un C-135FR, ver­sion mo­der­ni­sée avec des ré­ac­teurs CFM56.

AR­MÉE DE L’AIR

For­ma­tion de “Mi­rage” 2000N ar­més de mis­siles ASMP. Le ra­vi­taille­ment en vol ap­porte un al­lon­ge­ment consi­dé­rable du rayon d’ac­tion des bom­bar­diers.

EATC

Le cock­pit du C-135FR est mo­der­ni­sé par Air France In­dus­tries de­puis 2014, no­tam­ment avec un sys­tème sé­cu­ri­sé pour s’in­té­grer dans la cir­cu­la­tion aé­rienne.

AR­MÉE DE L’AIR

Les C-135F ont par­ti­ci­pé à tous les en­ga­ge­ments des forces fran­çaises de­puis les an­nées 1970 à nos jours, de l’Ouest afri­cain au MoyenO­rient en pas­sant par les Bal­kans et l’Af­gha­nis­tan.

AIR­BUS

Le fu­tur du ra­vi­taille­ment en vol dans les FAS s’in­carne dans le pro­gramme “Phé­nix” MRTT, ba­sé sur l’Air­bus A330. Le pre­mier exem­plaire des 12 avions est at­ten­du pour le se­cond se­mestre 2018, au titre d’un contrat si­gné le 8 dé­cembre 2014 entre Air­bus Mi­li­ta­ry et le mi­nis­tère de la Dé­fense.

EATC

De­puis les an­nées 1990, les C-135FR sont équi­pés de deux na­celles de ra­vi­taille­ment Cob­ham sup­plé­men­taires en bout d’aile. Elles per­mettent d’ac­cé­lé­rer le ra­vi­taille­ment en vol.

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