Les grands duels in­tel­lec­tuels

Le Figaro Magazine - - Entrées Libres - PAR SÉ­BAS­TIEN LAPAQUE *

Si­mon Leys vs les maoïstes fran­çais : un vi­sion­naire au royaume des aveugles

En 1971, tout Pa­ris vé­nère la pen­sée du pré­sident Mao. Un si­no­logue belge qui écrit sous le pseu­do­nyme de Si­mon Leys pu­blie un es­sai sur la réa­li­té san­gui­naire du ré­gime du Grand Ti­mo­nier. Une charge aus­si ren­sei­gnée que dé­vas­ta­trice. Pour ré­duire au si­lence ce contra­dic­teur in­sai­sis­sable, l’in­tel­li­gent­sia mao­lâtre va em­ployer les grands moyens.

En 2009, pour sa­luer à leur ma­nière le soixan­tième an­ni­ver­saire de la fon­da­tion de la Chine po­pu­laire, les Edi­tions Ivrea ont ré­édi­té Les Ha­bits neufs du pré­sident Mao, de Si­mon Leys, avec la cou­ver­ture ori­gi­nale dans le plus pur style réa­liste so­cia­liste et une pré­face in­édite de l’au­teur. Trente-huit ans après la pa­ru­tion ori­gi­nale de ce chef-d’oeuvre de lu­ci­di­té qui fit l’ef­fet d’un coup de ton­nerre dans les rangs des gardes rouges fran­çais et ailleurs dans le monde – même si sa tra­duc­tion an­glaise n’a pa­ru qu’en 1977 –, le plus grand si­no­logue de sa date n’avait rien per­du de sa co­lère contre le Grand Ti­mo­nier dont l’ombre plane sur qua­rante an­nées de tra­gé­dies his­to­riques. Une ombre qui prive au­jourd’hui son peuple de mé­moire comme elle l’a hier pri­vé de voix. « La Chine a connu ces der­nières an­nées de pro­di­gieuses trans­for­ma­tions. Elle est en passe de de­ve­nir une su­per­puis­sance – si­non la su­per­puis­sance. Dans ce cas, elle se­ra – chose in­ouïe – une su­per­puis­sance amné­sique. Car, jus­qu’à pré­sent, sa mi­ra­cu­leuse mé­ta­mor­phose s’ef­fec­tue sans mettre en ques­tion l’ab­so­lu mo­no­pole que le Par­ti com­mu­niste conti­nue à exer­cer sur le pou­voir po­li­tique, et sans tou­cher à l’image tu­té­laire du pré­sident Mao, sym­bole et clé de voûte du ré­gime. »

A l’oc­ca­sion de cette ré­édi­tion, on a pu lire une co­pie ma­nus­crite de cette pi­quante pré­face dans la vitrine de la

li­brai­rie Ivrea, qui vend le fonds Champ libre où ont pa­ru Les Ha­bits neufs du pré­sident Mao en 1971. La li­brai­rie Ivrea est sise place Paul-Pain­le­vé, dans le Ve ar­ron­dis­se­ment de Pa­ris, à un jet de pierre de la Sor­bonne. En dé­cou­vrant l’écri­ture mi­nus­cule de Si­mon Leys, on s’est dit que du temps avait pas­sé de­puis le sep­ten­nat in­ter­rom­pu de Georges Pom­pi­dou.

En ces an­nées de poudre, un « mao-stal » du Par­ti com­mu­niste mar­xiste-lé­ni­niste de France (PCMLF) ou un « mao-spon­tex » de la Gauche pro­lé­ta­rienne (GP) se se­rait fait un de­voir de lan­cer un pa­vé dans la vitrine, à moins que la li­brai­rie n’eût été sac­ca­gée. Di­rec­teur lit­té­raire chez Champ libre lors de la pa­ru­tion des Ha­bits neufs du pré­sident Mao, Gé­rard Gué­gan se sou­vient de la vio­lence qu’a sus­ci­tée la pa­ru­tion du livre qui a dé­gon­flé les bau­druches du maoïsme mon­dain en dé­voi­lant la réa­li­té san­glante de la Ré­vo­lu­tion cultu­relle : « On était en pleine pé­riode dé­li­rante. Tout Pa­ris était maoïste. Lorsque le livre est sor­ti, Le Monde a par­lé d’un livre fa­bri­qué avec la com­pli­ci­té d’une of­fi­cine de la CIA ins­tal­lée à Hong­kong. A la fac de Vin­cennes, les maos ont dé­mo­li le stand des édi­tions Champ libre et dé­truit tous les exem­plaires. » Lors­qu’il évoque l’agence de ren­sei­gne­ment nord-amé­ri­caine, Gé­rard Gué­gan force à peine dans l’épou­vante.

Dans les so­lides bio­gra­phies qu’ils ont consa­crées à Si­mon Leys, Phi­lippe Pa­quet et Pierre Bon­cenne in­sistent sur la fu­reur des im­pré­ca­tions dé­chaî­nées par le brû­lot d’un par­fait in­con­nu de 36 ans qui en­trait dans la car­rière de ma­nière al­tière et to­ni­truante. Da­té du 19 no­vembre 1971, l’ar­ticle le plus as­sas­sin a pa­ru sous la si­gna­ture d’Alain Bouc, dans Le Monde, « le jour­nal le plus fran­che­ment maoïste pa­rais­sant hors de Chine », écri­ra Guy De­bord quelques an­nées plus tard : « Une nou­velle in­ter­pré­ta­tion de la Chine par un “Chi­na wat­cher” fran­çais de Hong­kong tra­vaillant à la mode amé­ri­caine. Beau­coup de faits rap­por­tés avec exac­ti­tude, aux­quels se mêlent des er­reurs et des in­for­ma­tions in­con­trô­lables en pro­ve­nance de la co­lo­nie bri­tan­nique. Les sources ne sont d’or­di­naire pas ac­tées, et l’au­teur n’a ma­ni­fes­te­ment pas l’ex­pé­rience de ce dont il parle. La Ré­vo­lu­tion cultu­relle est ra­me­née à des que­relles de cliques. »

« Chi­na wat­cher » : les rai­sons du fos­sé in­tel­lec­tuel sé­pa­rant Si­mon Leys de la plu­part de ses dé­trac­teurs fran­çais, mao­lâtres de gauche et de droite, écri­vains ou jour­na­listes, mi­li­tants ou uni­ver­si­taires, chré­tiens ou athées, étaient énon­cées de ma­nière simple. L’homme qui avait osé →

→ dire pu­bli­que­ment que le grand-duc Mao était nu – à l’ins­tar du pe­tit gar­çon du conte d’An­der­sen – par­lait et li­sait très bien le chi­nois. De­puis un pre­mier voyage à Pé­kin en 1955, l’an­née de ses 20 ans, le Belge Pierre Ry­ck­mans, qui avait choi­si son pseu­do­nyme en hom­mage au mé­de­cin, ro­man­cier, poète et si­no­logue fran­çais Vic­tor Se­ga­len, n’avait pas ces­sé d’ap­pro­fon­dir sa connais­sance de l’em­pire du Mi­lieu. Ex­pul­sé de Singapour en 1962 parce que sa lec­ture du Quo­ti­dien du peuple, l’or­gane of­fi­ciel du Par­ti com­mu­niste chi­nois, l’avait fait sus­pec­ter de gau­chisme, il s’était ins­tal­lé à Hong­kong de­puis 1963 où il avait com­men­cé ses re­cherches sa­vantes en me­nant une vie de bo­hème. En 1964, il avait épou­sé Han-fang Chang, une jour­na­liste ren­con­trée à Taï­wan, dont il a eu quatre en­fants et avec la­quelle il a vé­cu jus­qu’à sa mort, le 11 août 2014 à Syd­ney. En 1966, il était ren­tré quelques mois en Bel­gique pour sou­te­nir à l’Ins­ti­tut su­pé­rieur d’ar­chéo­lo­gie et d’histoire de l’art de l’Uni­ver­si­té ca­tho­lique de Lou­vain une thèse de doc­to­rat in­ti­tu­lée Les Pro­pos sur la pein­ture du moine Ci­trouille-Amère de Shi­tao, tra­duc­tion et com­men­taires, pour ser­vir de contri­bu­tion à l’étude ter­mi­no­lo­gique et es­thé­tique des théo­ries chi­noises de la pein­ture. Plu­sieurs fois ré­édi­té, no­tam­ment chez Plon en 2007, ce tra­vail est tou­jours consi­dé­ré comme le som­met de sa pro­duc­tion scien­ti­fique par les si­no­logues. En 1966, il a éga­le­ment fait pa­raître aux Edi­tions Lar­cier, à Bruxelles, sa tra­duc­tion de Six ré­cits au fil in­cons­tant des jours de Shen Fu après avoir es­suyé un re­fus chez Gal­li­mard.

De re­tour de Hong­kong, Pierre Ry­ck­mans a conti­nué à étu­dier la pein­ture et la lit­té­ra­ture de la Chine an­cienne, com­men­çant pa­ral­lè­le­ment à s’in­té­res­ser de très près au com­mu­nisme en ac­tion tan­dis que Mao se fai­sait ac­cla­mer par des mil­lions de gardes rouges place Tian’an­men. Pour le con­su­lat de Bel­gique, il a ré­di­gé à par­tir de fé­vrier 1967 des notes bi­men­suelles sur les évé­ne­ments en Chine po­pu­laire dont il pre­nait connais­sance jour après jour dans la presse de Hong­kong – la presse de Pé­kin cir­cu­lant dif­fi­ci­le­ment à l’étran­ger. C’est ain­si qu’il a ras­sem­blé la ma­tière des Ha­bits neufs, chro­nique mé­tho­dique et fac­tuelle de la Ré­vo­lu­tion cultu­relle com­po­sée pour éta­blir sa réa­li­té cri­mi­nelle et dire ce qu’elle était vé­ri­ta­ble­ment : une lutte pour le pou­voir me­née par Mao Ze­dong contre Liu Shao­qi après l’échec du Grand Bond en avant. Ecar­tant les construc­tions in­tel­lec­tuelles à la mode à Pa­ris, Si­mon Leys s’est at­ta­ché à en re­ve­nir au réel. Il avait de la Chine de ces an­nées, un pays presque en­tiè­re­ment fer­mé aux jour­na­listes et aux voya­geurs étran­gers de 1949 à 1980, une ex­pé­rience di­recte rare pour un Oc­ci­den­tal. A la so­li­di­té de ses dé­mons­tra­tions ir­ré­fu­tables, les pe­tits ti­mo­niers des bords de Seine n’ont pas pu op­po­ser leurs slo­gans « cu­bistes » im­por­tés d’Orient. C’est ain­si que le duel in­tel­lec­tuel qui a op­po­sé Si­mon Leys aux maoïstes oc­ci­den­taux tout au long des an­nées 1970 – il s’est pour­sui­vi de­cres­cen­do après la mort de Mao en 1976 –, s’est dé­rou­lé se­lon des mo­da­li­tés aty­piques.

Pour lui don­ner la bas­ton­nade, les maos ont mis­sion­né des se­conds cou­teaux, mais pas un si­no­logue uni­ver­si­taire, ni un membre de la classe in­tel­lec­tuelle. Il y avait pour­tant des gens cé­lèbres, par­mi les ad­mi­ra­teurs du Pe­tit Livre rouge. Jean-Paul Sartre, Ro­land Barthes et Mi­chel Fou­cault en pin­çaient pour Mao ; à la Gauche pro­lé­ta­rienne, il y avait Ben­ny Lé­vy, Jean-Claude Mil­ner et An­dré Glucks­mann ; à la com­mis­sion des Af­faires cultu­relles et so­ciales de l’As­sem­blée na­tio­nale, Alain Pey­re­fitte, re­ve­nu émer­veillé de son voyage en Chine du­rant l’été 1971. Le phi­lo­sophe Alain Ba­diou, le père do­mi­ni­cain Jean Car­don­nel, les si­no­logues Lu­cien Bian­co, Jean-Luc Do­me­nach et Léon Van­der­meersch fai­saient sou­vent l’éloge des hor­reurs du maoïsme.

Mais au­cun d’eux ne pou­vait en­ga­ger un com­bat sin­gu­lier contre Si­mon Leys sans ris­quer de se faire broyer. Per­sonne ne sa­vait qui était ce par­fait connais­seur de l’Asie ; ins­tal­lé en Aus­tra­lie avec sa fa­mille de­puis oc­tobre 1970, il n’était pas ve­nu à Pa­ris si­gner son ser­vice de presse ; Le Monde l’avait dit fran­çais : il était belge ; il avait pu­blié son livre chez Champ libre, la mai­son d’édi­tion des si­tua­tion­nistes, où ve­nait de re­pa­raître La So­cié­té du spectacle de Guy De­bord, le pre­mier à avoir par­lé d’une « pseu­do-ré­vo­lu­tion pseu­do-cultu­relle » en 1967 ; c’est le si­no­logue et ci­néaste Re­né Vié­net, un an­cien membre de l’In­ter­na­tio­nale si­tua­tion­niste que Si­mon Leys avait ren­con­tré à Hong­kong en 1969, qui avait ap­por­té et édi­té Les Ha­bits neufs chez Champ libre après avoir trou­vé porte close chez Ro­bert Laf­font et chez Gal­li­mard.

Pour étouf­fer Si­mon Leys, la grande presse fran­çaise a gé­né­ra­le­ment choi­si la ca­lom­nie, le mé­pris, le si­lence. Dans la re­vue Tel Quel, Jean Dau­bier, au­teur d’une Histoire de la Ré­vo­lu­tion cultu­relle pro­lé­ta­rienne en Chine (Mas­pe­ro), a évo­qué une « an­tho­lo­gie de ra­gots ». Au Nou­vel Ob­ser­va­teur,

LA “RÉ­VO­LU­TION CULTU­RELLE” CHI­NOISE MISE À NU DANS SA RÉA­LI­TÉ CRI­MI­NELLE

Etiemble a re­mis un compte ren­du de lec­ture en­thou­siaste. Pour faire bonne me­sure, la di­rec­tion de la ré­dac­tion en a cen­su­ré une par­tie et a de­man­dé un ar­ticle à Dau­bier, « vé­ri­table ami du peuple chi­nois », pour qu’il dé­mo­lisse Les Ha­bits neufs dans le nu­mé­ro du 13 dé­cembre 1971. Ce qu’avait sen­ti Etiemble – comme sans doute la plu­part des maîtres pen­seurs du maoïsme fran­çais, qui lais­sèrent des grouillots se ri­di­cu­li­ser –, c’est que le mys­té­rieux « Chi­na wat­cher » de Hong­kong n’était pas n’im­porte qui : « Au style et à l’éru­di­tion, on de­vine en Si­mon Leys l’un des plus sa­vants si­no­logues de ce siècle, bi­lingue fran­co-chi­nois […] Il a lu dans le texte tout ce qui im­porte à l’in­tel­li­gence de cette crise : les oeuvres de Mao, la presse, les jour­naux mu­raux des gardes rouges. […] C’est un pas­sion­né de la culture chi­noise qui ana­lyse, en his­to­rien, jour après jour, les pé­ri­pé­ties de la “Ré­vo­lu­tion cultu­relle”, qui en pro­pose en qua­rante pages une synthèse convain­cante. »

En pu­bliant Les Ha­bits neufs sous le pseu­do­nyme de Si­mon Leys, Pierre Ry­ck­mans n’avait pas tant cher­ché à confondre ses éven­tuels dé­trac­teurs fran­çais qu’à se mettre à l’abri pro­fes­sion­nel­le­ment. A l’in­vi­ta­tion de Pa­trick No­thomb, père de la ro­man­cière Amé­lie et pre­mier di­plo­mate belge en poste en Ré­pu­blique po­pu­laire de Chine, il de­vait par­tir pour Pé­kin comme at­ta­ché cultu­rel, où il a ef­fec­ti­ve­ment pas­sé six mois en 1972. Il était pru­dent de ca­cher qu’il avait dé­non­cé les purges maoïstes. Pierre Ry­ck­mans vou­lait être tran­quille à Pé­kin et c’est à Pa­ris qu’on lui a fait des his­toires. L’hos­ti­li­té a son égard a at­teint son pa­roxysme en 1975, avec la pu­bli­ca­tion par la si­no­logue maoïste Mi­chelle Loi de Pour Luxun (Lou Sin). Ré­ponse à Pierre Ry­ck­mans (Si­mon Leys).

En ré­vé­lant son nom d’état ci­vil, elle lui a dé­fi­ni­ti­ve­ment fer­mé les portes de la Chine. Il lui a ré­pon­du l’an­née sui­vante dans Images bri­sées, der­nier vo­lume de la tri­lo­gie en­tre­prise avec Les Ha­bits neufs

en 1971 et pour­sui­vie en 1974 avec Ombres chi­noises : « La seule idée qu’un in­di­vi­du comme Si­mon Leys puisse constam­ment sou­hai­ter re­voir la Chine, qu’il ait noué dans ce monde-là les liens les plus chers, ne leur pa­raît pas seule­ment in­com­pré­hen­sible, elle leur est pro­pre­ment sa­cri­lège. »

Cette même an­née 1976, le 9 sep­tembre, Mao Ze­dong est mort à Pé­kin à l’âge de 82 ans. Le soir­même, à l’oc­ca­sion d’un dé­bat sur An­tenne 2, Re­né Vié­net a ri­di­cu­li­sé Ma­ria-An­toi­net­ta Mac­cioc­chi, égé­rie en tailleur clair du maoïsme ita­lien dont le fa­na­tisme pro­chi­nois bat­tait des re­cords. Dans la presse fran­çaise, l’hom­mage ren­du au Grand Ti­mo­nier le len­de­main ma­tin a été una­nime, mais le vent était en train de tour­ner dans les consciences. Mao mort, il s’est agi de le « wha­ro­li­ser », en ajou­tant de jo­lies cou­leurs pu­bli­ci­taires à sa bouille ronde. Si­mon Leys n’en a ce­pen­dant pas per­du le sens du com­bat. Le 27 mai 1983, il a épar­pillé fa­çon puzzle Ma­ria-An­toi­net­ta Mac­cioc­chi en di­rect sur le pla­teau d’« Apo­strophes » à l’oc­ca­sion de l’une des plus mé­mo­rables sé­quences de l’émis­sion.

En 1988, Les Ha­bits neufs ont re­pa­ru avec l’en­semble de ses Es­sais sur la Chine dans un fort vo­lume de la col­lec­tion Bou­quins una­ni­me­ment sa­lué, y com­pris par ses en­ne­mis d’hier. Presque seul contre tous, Si­mon Leys avait ga­gné la par­tie. * Ecri­vain et cri­tique lit­té­raire au Fi­ga­ro, Sé­bas­tien Lapaque a pu­blié une ving­taine d’ou­vrages (es­sais, ro­mans et chro­niques). Il a re­çu en 2002 le prix Gon­court de la nou­velle pour My­tho­lo­gie fran­çaise (Actes Sud).

POUR ÉTOUF­FER LEYS, LA PRESSE FRAN­ÇAISE CHOI­SIT LA CA­LOM­NIE, LE MÉ­PRIS OU LE SI­LENCE

Le si­no­logue belge Pierre Ry­ck­mans pu­blie en 1971 sous le pseu­do­nyme de Si­mon Leys le livre ra­va­geur « Les Ha­bits neufs du pré­sident Mao ».

La Sor­bonne en 68. A cette époque, de nom­breux étu­diants, pro­fes­seurs, in­tel­lec­tuels et jour­na­listes fran­çais cèdent à la fo­lie maoïste.

Proche du mou­ve­ment maoïste qui se dé­chaîne contre Si­mon Leys, Mi­chel Fou­cault en­seigne dans les an­nées 70 au Col­lège de France l’histoire des sys­tèmes de pen­sée...

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