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La dis­tin­guée firme bri­tan­nique re­nou­velle sa li­mou­sine, fleu­ron éter­nel de sa pres­ti­gieuse gamme.

Le Figaro Magazine - - Entrées Libres - THIER­RY ÉTIENNE

Qu’ils fussent rois, chefs d’Etat, gé­né­raux, stars du rock, ve­dettes du grand écran ou ca­pi­taines d’in­dus­trie, tous les grands de ce monde ont été conduits dans la Rolls-Royce Phantom. Lan­cée en 1925, cette icône de l’hy­per­luxe au­to­mo­bile conti­nue d’évo­luer len­te­ment mais sû­re­ment. Après qua­torze ans de bons et royaux ser­vices, sa sep­tième gé­né­ra­tion, conçue après le ra­chat de la marque par BMW, s’ap­prête à pas­ser le flam­beau à une li­mou­sine dont on voit au pre­mier coup d’oeil qu’elle s’ins­crit dans une longue et noble li­gnée. La Phantom VIII consacre pour­tant l’en­trée de Rolls-Royce dans une nou­velle ère. Sa sil­houette, à la fois clas­sique et contem­po­raine, re­pose sur une struc­ture in­édite en alu­mi­nium qui ser­vi­ra de fon­da­tion à toute une gé­né­ra­tion de fu­turs mo­dèles. La lé­gè­re­té de l’écrin se double d’une ro­bus­tesse qui pro­fite au­tant au confort qu’à la te­nue de route. Le lé­gen­daire ef­fet « ta­pis vo­lant » est ac­cen­tué par l’adop­tion d’une sus­pen­sion pneu­ma­tique in­tel­li­gente uti­li­sant des ca­mé­ras pour scru­ter l’état de la route et dé­ci­der, par an­ti­ci­pa­tion, du ré­glage adé­quat. Les in­gé­nieurs ont aus­si gref­fé des roues ar­rière di­rec­trices qui lui per­met­tront de jouer les bal­le­rines dans la tor­tueuse cam­pagne an­glaise. Ils se sont en­fin at­ta­chés à ce que la Phantom VIII reste « la voi­ture la plus si­len­cieuse du monde ». Au point que, lors des pre­miers es­sais, les in­gé­nieurs ont re­le­vé un ni­veau so­nore tel­le­ment faible qu’ils ont pen­sé que leurs ins­tru­ments étaient dé­ré­glés. Pièce maî­tresse de la Phantom VIII, le mo­nu­men­tal V12 se voit gref­fer une paire de tur­bos. Se­lon la formule consa­crée, la puis­sance s’éta­blis­sant à 563 ch se­ra qua­li­fiée de suf­fi­sante. Cette mé­ca­nique raf­fi­née, ca­pable de pro­gres­ser au pas dans le cadre d’un dé­fi­lé, peut tout aus­si bien s’em­bal­ler et col­ler les pas­sa­gers au fond de leurs sièges si, d’aven­ture, il faut promp­te­ment prendre le large. Conduire ou être conduit ? Telle est la ques­tion que le riche pro­prié­taire d’une Phantom VIII pour­ra se po­ser. Dans cette suite royale, la connec­ti­vi­té trône dé­sor­mais sur la planche de bord en ronce de noyer, mais Rolls-Royce n’en de­meure pas moins at­ta­ché à un cer­tain art de vivre. L’ins­tru­men­ta­tion nu­mé­rique reste cer­clée de chrome et, aux places ar­rière, l’ac­cou­doir cen­tral abrite un bar ré­fri­gé­ré avec des verres à whis­ky et des flûtes à cham­pagne. Ras­su­rant, n’est-il pas ?

Le nou­veau car­rosse des grands de ce monde est pré­sen­té ici en ver­sion longue. Les pas­sa­gers ar­rière y sont choyés. Si la Phantom VIII entre dans l’ère du nu­mé­rique et de la connec­ti­vi­té, elle reste fi­dèle à un cer­tain art de vivre. Té­moin, le « Spi­rit of Ecs­ta­sy » qui trône sur la ca­landre sur­éle­vée.

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