Les têtes de Carl Meeus

LE PA­CI­FI­CA­TEUR

Le Figaro Magazine - - Sommario -

« On a sau­vé la bou­tique ! » Ber­nard Ac­coyer est sou­la­gé.

Il n’au­rait pas été aus­si op­ti­miste en juin der­nier. Ce­lui qui a été nom­mé se­cré­taire gé­né­ral des Ré­pu­bli­cains par Fran­çois Fillon au len­de­main de sa vic­toire à la pri­maire de 2016 sait que son par­ti n’est pas pas­sé loin de la ca­tas­trophe quand son can­di­dat a per­du au pre­mier tour de l’élec­tion pré­si­den­tielle, puis qu’un des siens, Edouard Phi­lippe, a été nom­mé à Ma­ti­gnon par Em­ma­nuel Ma­cron. Dans cette pé­riode hou­leuse, le pire mo­ment a sans au­cun doute été le bu­reau po­li­tique du 11 juillet, quand les plus dé­chaî­nés vou­laient ex­clure ceux qui avaient ral­lié le nou­veau pré­sident. « J’ai connu les ten­sions entre Ville­pin et

Sar­ko­zy quand j’étais pré­sident du groupe à l’As­sem­blée ! Mais cette fois, c’était pire », se sou­vient Ber­nard

Ac­coyer, plu­tôt par­ti­san de l’apai­se­ment. Il ne l’ob­tien­dra qu’en de­man­dant un vote no­mi­nal qui n’au­ra fi­na­le­ment pas lieu. La vic­toire de LR aux sé­na­to­riales est « la pre­mière lueur d’es­poir de­puis le dé­but de l’an­née ». Même si la ques­tion de l’ex­clu­sion des sé­ces­sion­nistes est re­ve­nue cette se­maine, Ber­nard Ac­coyer es­time que le par­ti est sur la voie du re­dres­se­ment. Les ate­liers de la re­fon­da­tion qu’il a lan­cés, le ques­tion­naire au­quel plus de 40 000 militants ont ré­pon­du et la ba­taille du congrès vont lui per­mettre de pas­ser la main. « J’ai sur­mon­té toutes les dif­fi­cul­tés. Je forme le voeu que les dé­bats du congrès se fassent au­tour de la syn­thèse des ate­liers que nous fe­rons en oc­tobre. » Le mé­de­cin d’An­ne­cy es­père sur­tout que le pro­chain pré­sident sau­ra rassembler. « Je suis d’un tempérament pru­dent. Mais si nous sommes suf­fi­sam­ment in­tel­li­gents, nous pou­vons vivre en­semble. »

J’ai sur­mon­té toutes les dif­fi­cul­tés

Le chan­ge­ment de club, c’est main­te­nant ? Les ha­bi­tués de la loge pré­si­den­tielle du Parc des Princes s’amusent de voir Fran­çois Hol­lande sou­te­nir dé­sor­mais pu­bli­que­ment le PSG. De­puis la ren­trée, l’an­cien pré­sident est ve­nu deux fois en­cou­ra­ger le club de foot de la ca­pi­tale, la der­nière en date, face au Bayern, où il s’est re­trou­vé avec un sup­por­teur de tou­jours du club, Ni­co­las Sar­ko­zy. Outre la taxe sur les sa­laires su­pé­rieurs à 1 mil­lion d’eu­ros, les po­lé­miques avec Zla­tan Ibra­hi­mo­vic, ces ha­bi­tués se sou­viennent qu’en 2012, in­ter­ro­gé sur la confrontation OM-PSG, Fran­çois Hol­lande avait ré­pon­du : « Ma pré­fé­rence ? Mar­seille, je pense. »

Ber­nard Ac­coyer se fé­li­cite d’avoir réus­si à sau­ver son par­ti me­na­cé d’écla­te­ment.

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