Cette année, les Fran­çais vont bé­né­fi­cier de six week-ends de trois jours

Le Figaro - - LE FIGARO ECONOMIE - GUILLAUME GUI­CHARD

Le 1er jan­vier a beau être tom­bé cette année un di­manche, 2017 ne pro­met pas moins d’être une année faste en jours fé­riés. Le 1er Mai, 8 Mai, 14 Juillet, Noël : tous se tien­dront un ven­dre­di ou un lun­di. L’As­somp­tion se­ra un mar­di. Au to­tal, avec le lun­di de Pâques, ce­lui de Pen­te­côte et le jeu­di de l’As­cen­sion (25 mai), cette année comp­te­ra six week-ends de trois jours et deux ponts pour les plus chan­ceux. Tous ces jours chô­més pré­lè­ve­ront tou­te­fois leur dîme sur l’éco­no­mie na­tio­nale. L’Ins­ti­tut na­tio­nal de la sta­tis­tique (In­see) a cal­cu­lé, dans une note pu­bliée en sep­tembre, que « l’ef­fet du ca­len­drier sur la crois­sance du pro­duit in­té­rieur brut (PIB) s’élè­ve­rait à - 0,14 point » (0,1 point équi­vaut à 2 mil­liards d’eu­ros en­vi­ron). Dans le dé­tail, il y au­ra 251 jours ou­vrés cette année, soit deux de moins qu’en 2016. L’année der­nière, jus­te­ment, année bis­sex­tile, com­por­tant da­van­tage de jours ou­vrés que 2015, l’im­pact du ca­len­drier sur la crois­sance a dû être po­si­tif à hau­teur de 0,09 point, pour­suit l’In­see. Dans cette af­faire, il y a des per­dants et des ga­gnants. Le tou­risme de­vrait pro­fi­ter des wee­kends pro­lon­gés. L’in­dus­trie et les autres ac­ti­vi­tés de­vraient en pâ­tir. Qu’ils tombent en se­maine ou le week-end, les jours fé­riés pour­raient voir leur ef­fet sur l’éco­no­mie se ré­duire comme peau de cha­grin, pressent l’In­see. Les sta­tis­ti­ciens, en ef­fet, s’at­tendent à une « dé­for­ma­tion des com­por­te­ments d’achat avec no­tam­ment l’aug­men­ta­tion des ou­ver­tures de ma­ga­sins le di­manche ».

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