Ré­so­lu­tion [ré-zo-lu-sion] n. f. Art de jouer avec le voeu.

Le Figaro - - TÉLÉVISION | MÉTÉO - UN DER­NIER MOT ede­mon­te­ty@lefigaro.fr Par Étienne de Mon­te­ty

2017

com­mence sous le signe des bonnes ré­so­lu­tions. Le mot vient de re­so­lu­tio, ac­tion de dé­nouer. En ce dé­but d’année, il convien­drait plu­tôt de nouer son mou­choir : pré­ci­sé­ment pour pen­ser à faire ce qu’on a ré­so­lu. Tout le monde prend des ré­so­lu­tions, même l’ONU. Sou­hai­tons-nous tou­te­fois d’être plus ré­so­lus que l’or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale. Ce n’est pas com­pli­qué d’en adop­ter une à l’una­ni­mi­té, sur­tout quand on la prend seul. Mais après, il faut te­nir. Pour ce­la on re­com­man­de­ra de ne pas prendre for­cé­ment une haute ré­so­lu­tion : certes, celle-ci per­met de se faire bien voir. Mais en pra­tique, elle se ré­vèle in­te­nable. Nos ré­so­lu­tions portent gé­né­ra­le­ment sur des dé­fauts à cor­ri­ger, des pro­blèmes qui, puisque nous pre­nons la ré­so­lu­tion de les ré­gler, de­vront trou­ver la leur. « Il n’est per­sonne, dit Mas­sillon, qui pen­dant sa vie ne fasse mille fois la ré­so­lu­tion de chan­ger. » Elle est donc fra­gile. No­tam­ment chez les ir­ré­so­lus ou les dis­so­lus – par­fois ce sont les mêmes : le risque qu’en­court une ré­so­lu­tion est d’être non pas ré­so­luble (au XIVe siècle, le mot si­gni­fiait « désa­gré­gé ») mais plus sim­ple­ment so­luble. Par exemple dans l’eau plate qui suit les nuits de fête.

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