Ma­li [ma-li]

Théâtre d’opé­ra­tion ex­té­rieure pour Em­ma­nuel Ma­cron.

Le Figaro - - TÉLÉVISION - ede­mon­te­ty@le­fi­ga­ro.fr Par Étienne de Mon­te­ty

Le pré­sident Ma­cron s’est ren­du hier au Ma­li pour vi­si­ter les troupes fran­çaises. Ma­li si­gni­fie en langue man­dingue « là où le roi vit ». Il n’y a pas de roi au Ma­li, mais il y eut, pour quelques heures, le pré­sident de la Ré­pu­blique fran­çaise. Dans l’ac­tua­li­té in­ter­na­tio­nale, le nom évoque spon­ta­né­ment le mot mal, et ce­lui dont cet in­for­tu­né pays est frap­pé de­puis plu­sieurs an­nées s’ap­pelle la guerre. La pré­sence fran­çaise s’ef­fec­tue dans un cadre d’un man­dat ap­pe­lé « Mi­nus­ma », acro­nyme qui si­gni­fie « Mis­sion des Na­tions unies pour la sta­bi­li­sa­tion du Ma­li » et sug­gère as­sez clai­re­ment que l’as­sis­tance por­tée au Ma­li n’est pas suf­fi­sante. « Mi­nus­ma » ? C’est un peu obs­cur, il eût peut-être été plus exact de dire : mi­ni­mal. Le pré­sident fran­çais, qui ma­nie les sym­boles, com­mence son quin­quen­nat de chef des ar­mées au Ma­li. Ce di­sert est un re­nard. En marge de la vi­site aux sol­dats, il a évo­qué lar­ge­ment les am­bi­tions qu’il nour­rit pour ce pays : plus forte im­pli­ca­tion de l’Eu­rope, en­cou­ra­ge­ment d’une po­li­tique de développement… No­tez que toutes ces pistes sont une bonne chose : bé­ni soit ce­lui qui au Ma­li pense.

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