Course de fonds rem­por­tée par la France.

Le Figaro - - TÉLÉVISION MÉTÉO - ede­mon­te­ty@le­fi­ga­ro.fr Par Étienne de Mon­te­ty

Le Co­mi­té in­ter­na­tio­nal olym­pique vient of­fi­ciel­le­ment d’at­tri­buer à Pa­ris l’or­ga­ni­sa­tion des Jeux de 2024. Le mot vient du la­tin jo­cus, qui si­gni­fie plai­san­te­rie (et qu’on re­trouve dans l’an­glais joke). Mais au XXIe siècle, les Jeux olym­piques ne re­lèvent pas de la plai­san­te­rie. Il n’est plus seule­ment im­por­tant de par­ti­ci­per mais im­pé­ra­tif d’or­ga­ni­ser. L’at­tri­bu­tion de ces Jeux fut longue et dif­fi­cile. Tan­tôt la France était consi­dé­rée comme vieux jeu, tan­tôt c’est elle qui ne sou­hai­tait pas jouer le jeu ; bref, elle fut pen­dant cent ans hors course. Il faut le dire, de nos jours, les Jeux ne sont le fruit ni de l’amour ni du ha­sard, tant les in­té­rêts éco­no­miques, mé­dia­tiques et spor­tifs sont grands : au­tant que les spor­tifs sur la cen­drée, ceux-ci entrent en jeu. L’an­nonce de l’or­ga­ni­sa­tion des Jeux en 2024 a été re­çue par les Fran­çais de ma­nière cir­cons­pecte. Ils en craignent le coût et on les com­prend : cha­cun sait qu’il n’y a rien de plus lourd, et sur­tout rien de plus dan­ge­reux, que les dettes de jeux.

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