L’ave­nir par­le­men­taire de M’jid El Guer­rab s’as­som­brit

Le Figaro - - POLITIQUE - J. J.

Mis en exa­men après l’agres­sion du cadre so­cia­liste Bo­ris Faure, M’jid El Guer­rab a quit­té le groupe LREM, mais sié­ge­ra bien, lors de la ren­trée par­le­men­taire du 25 sep­tembre, sur les bancs des non-ins­crits. Et ce mal­gré les nom­breuses pres­sions des cadres de la ma­jo­ri­té l’in­vi­tant à je­ter l’éponge. Sou­cieux de res­pec­ter la sé­pa­ra­tion des pou­voirs, l’exé­cu­tif a ob­ser­vé une cer­taine ré­serve sur le su­jet. Comment contraindre M’jid El Guer­rab à quit­ter son man­dat ? La si­gna­ture, ce ven­dre­di, par Em­ma­nuel Ma­cron, de la loi sur la mo­ra­li­sa­tion de la vie pu­blique vient ap­por­ter une ré­ponse. Le texte, vo­té cet été, pré­voit en ef­fet une peine d’in­éli­gi­bi­li­té au­to­ma­tique en cas de man­que­ment à la pro­bi­té de la part d’un par­le­men­taire. Y com­pris pour les faits com­mis en de­hors de l’exer­cice de son man­dat, comme c’est le cas pour M’jid El Guer­rab. « Les crimes ou dé­lits ins­crits au ca­sier ju­di­ciaire B2 (ex­cluant les contra­ven­tions et cer­taines condam­na­tions avec sur­sis, NDLR) per­met­tront l’in­éli­gi­bi­li­té », a confir­mé lors d’une confé­rence de presse la mi­nistre de la Jus­tice, Ni­cole Bel­lou­bet. Sauf dé­ci­sion contraire du juge, le dé­pu­té ex-LREM se­ra donc concer­né s’il est condam­né à l’is­sue de son pro­cès. Dans ce cas, il se­ra dé­mis­sion­né d’of­fice.

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