Tout est fi­na­le­ment une ques­tion de taille

Le Figaro - - SCIENCES - J.- L. N.

Sale temps pour les ani­maux les plus pe­tits comme pour les plus gros car ils sont les plus à risque de dis­pa­raître. C’est ce qui res­sort d’une étude me­née sur 27 647 es­pèces de ver­té­brés, dont en­vi­ron 4 000 à risque d’ex­tinc­tion. Les cher­cheurs ont étu­dié, grâce une base de don­nées géante, la re­la­tion entre le risque d’ex­tinc­tion d’une es­pèce, tel que dé­fi­nit dans la liste rouge de l’UICN, et le poids moyen ou la taille moyenne, ou les deux (tra­vaux pu­bliés dans les PNAS, Comptes-ren­dus de l’Aca­dé­mie amé­ri­caine des sciences). Ré­sul­tat, plus les ver­té­brés étu­diés sont pe­sants et grands, ou lé­gers et pe­tits, plus leurs risques de dis­pa­raître en cas de condi­tions dé­fa­vo­rables sont grands. Avec de pe­tites dif­fé­rences : le cri­tère do­mi­nant pour les oi­seaux, les pois­sons car­ti­la­gi­neux (re­quins et raies) et les mam­mi­fères est le poids. Pour les am­phi­biens, les rep­tiles et les pois­sons os­seux, c’est la com­bi­nai­son avec la taille qui est im­por­tante. Par­mi les pe­tits, on trouve la gre­nouille ba­nane de Clarke en Éthio­pie, le co­li­bri de Lillie en Co­lom­bie, le ge­cko gris, la kit­ty à nez de porc (chauve-sou­ris)… On connaît mieux les gros mam­mi­fères, ba­leines, élé­phants, rhi­no­cé­ros, lion, mais les plus gros ani­maux de chaque taxon (oi­seaux, am­phi­biens, rep­tiles), re­quin-ba­leine, au­truche de So­ma­lie ou dra­gon de Ko­mo­do par exemple, sont aus­si concer­nés.

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