Une mon­tée en puis­sance pour les CP dé­dou­blés

Le Figaro - - L'ÉVÉNEMENT - C. B.

Des CP et CE1 à douze élèves, dans l’Édu­ca­tion prio­ri­taire, pour as­seoir les sa­voirs fon­da­men­taux. C’est le grand en­ga­ge­ment pré­si­den­tiel d’Em­ma­nuel Ma­cron. C’est aus­si la me­sure la plus mar­quée à gauche, sur une feuille de route édu­ca­tive qui semble sou­vent pen­cher à droite. Mais le dis­po­si­tif peine à se mettre en place. Lors de la ren­trée 2017, c’est un peu à marche for­cée, et ti­mi­de­ment, que les « CP dé­dou­blés » ont vu le jour. La pro­messe pré­si­den­tielle de­vait ini­tia­le­ment concer­ner l’en­semble des CP et CE1 ins­crits en Édu­ca­tion prio­ri­taire (Rep) et Édu­ca­tion prio­ri­taire ren­for­cée (Rep +), soit 28 % des élèves. Elle s’est concen­trée en sep­tembre der­nier sur les CP de Rep +, soit 8 % des élèves de CP. La me­sure est ap­pe­lée à mon­ter en puis­sance sur le quin­quen­nat, a ex­pli­qué le mi­nis­tère. À la ren­trée pro­chaine, elle de­vrait s’étendre aux CP de Rep et aux CE1 de Rep +.

« Il nous fau­drait 6 000 postes, a cal­cu­lé le Snuipp, le prin­ci­pal syn­di­cat du pri­maire. Or le mi­nis­tère n’en a mis que 3 800 sur la table. Il fau­dra donc les prendre

ailleurs », pré­cise sa se­cré­taire gé­né­rale, Fran­cette Po­pi­neau. Et comme la ren­trée 2017 le lais­sait dé­jà pré­sa­ger, c’est l’école ru­rale qui risque de payer les pots cas­sés. Pour­tant, Em­ma­nuel Ma­cron s’était en­ga­gé à ne pas fer­mer d’écoles ru­rales. Dans la Sarthe, l’Oise ou l’Indre, les mo­bi­li­sa­tions de pro­fes­seurs, élus et pa­rents se mul­ti­plient, au fur et à me­sure que tombent, dans les aca­dé­mies, les at­tri­bu­tions et sup­pres­sions de postes, qui dé­ter­minent les fer­me­tures et ou­ver­tures de classes.

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