À quoi res­sem­ble­ra le dé­fi­lé des géants ?

Du 7 au 9 juillet, Le Havre va re­nouer avec la ma­gie de Royal de Luxe. La com­pa­gnie nan­taise pré­sen­te­ra un spec­tacle écrit pour Le Havre et bap­ti­sé Fran­ci­sco­po­lis. Dé­tails.

Le Havre infos - - ACTU -

Après la Ma­gni­fik Pa­rade, un nou­veau temps fort de la ma­ni­fes­ta­tion Un été au au Havre Havre s’ an­nonce: du ven­dre­di 7 au di­manche 9 juillet, la com­pa­gnie nan­taise Royal­deLuxe in­ves­ti­ra les rues du Havre avec un spec­tacle ima­gi­né pour la ville qui avait ac­cueilli, en 1995, le pre­mier géant. Le sca­phan­drier fe­ra son grand re­tour dans la Ci­té océane : il se­ra le hé­ros de Fran­ci­sco­po­lis, la nou­velle fan-fan­tai­sie­tai­sie de Jean-Luc Cour­coult, met­teur en scène et fon­da­teur de Royal­deLuxe.

Le géant : nais­sance d’une sa­ga

Si Jean-Luc Cour­coult ne veut pas dé­voi­ler l’his­toire qu’il va ra­con­ter trois jours du­rant avec sa com­pa­gnie, il a néan­moins don­né quelques in­dices sur le scé­na­rio de Fran­ci­sco­po­lis : « À l’époque où Fran­çois I a fon­dé le port du Havre, la France avait un re­tard de na­vi­ga­tion énorme. Les autres pays dé­cou­vraient dé­jà les Amé­riques et il fal­lait en­vi­sa­ger de construire des villes por­tuaires stra­té­giques. Le port du Havre per­met­tait d’al­ler à Pa­ris », in­dique le met­teur en scène. Et de pour­suivre : « Ap­pe­lé Fran­ci­sco­po­lis, le temps de la construc­tion, Le Havre a eu plu­sieurs noms : La ville de Grâce, Le Havre de paix et Le Havre de Grâce. Le Havre évoque un lieu de tran­quilli­té et d’apai­se­ment. » C’est là que le sca­phan­drier, après y avoir fait sa pre­mière apparition, va re­ve­nir. Dans cette nou­velle his­toire, il de­vrait être ques­tion de Fran­çois I , mais aus­si de Jules Du­rand, comme le laisse sup­po­ser le cour­rier que le géant sca­phan­drier a adres­sé aux Ha­vrais et dont Jean-Luc Cour­coult s’est fait l’écho. Sur un par­che­min trou­vé dans une bou­teille, le sca­phan­drier confie re­ve­nir pour le 500 an­ni­ver­saire, dans une ville où il est ap­pa­ru il y a 11 ans. Vé­ri­table ma­chine à his­toires, il va re­ve­nir pour faire rê­ver pe­tits et grands. « Le géant garde le pou­voir d’al­lon­ger les sou­ve­nirs dans les lits des en­fants », rap­porte Jean-Luc Cour­coult. « Les his­toires que l’on ra­conte écla­boussent. On a be­soin d’écla­bous­sures et de ten­dresse. Les spec­tacles po­pu­laires sont une né­ces­si­té. On ne va pas s’ ar­rê­ter même s’ ar­rê­ter même si on est en état d’ur­gence. » Le met­teur en scène confie faire ce mé­tier pour les gens, pour les faire rê­ver : « Je suis ému par les gens en gé­né­ral. Au Havre, à San­tia­go du Chi­li, en Chine etc… On fait ce mé­tier parce qu’on aime les gens. »

S.B.

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