Ac­cès à la plage : les marches de la dis­corde

Une pé­ti­tion a été lan­cée par une ha­bi­tante aul­toise, ré­cla­mant la ré­no­va­tion d’un es­ca­lier per­met­tant d’ac­cé­der à la plage. Marthe Sueur, maire, ne juge pas né­ces­saire la ré­no­va­tion de cet es­ca­lier.

Le Journal d'Abbeville - - Baie De Somme Sud - Ben­ja­min Ra­deau

C’est sur le site change.org que Do­mi­nique Dumas a lan­cé cette pé­ti­tion qui ré­clame que la mai­rie d’Ault « res­taure et ré­ha­bi­lite l’es­ca­lier per­met­tant un ac­cès fa­cile et sé­cu­ri­sé à la pro­me­nade sur la digue 83 » se­lon les termes exacts de la pé­ti­tion.

Celle-ci évoque cet es­ca­lier rue de Saint-Valery comme « Un des charmes et des at­traits de la com­mune […] per­met­tant aux pê­cheurs, aux ri­ve­rains, aux ran­don­neurs et aux va­can­ciers, de re­joindre sans dan­ger la plage ». Se­lon le texte, les per­sonnes concer­nées doivent main­te­nant « lon­ger la route très fré­quen­tée par les au­to­mo­bi­listes et em­prun­ter des trot­toirs très étroits ».

À l’heure où ces lignes sont écrites, la pé­ti­tion a dé­jà été si­gnée par près de 428 per­sonnes sur le site en ques­tion. Quand on sait qu’au der­nier re­cen­se­ment, Ault comp­tait en­vi­ron 1 500 ha­bi­tants, ce chiffre n’est mas né­gli­geable. Con­tac­té, l’élu d’op­po­si­tion Mar­cel Le Moigne, avoue avoir si­gné la pé­ti­tion et ex­plique pour­quoi : « La ver­sion of­fi­cielle de la mai­rie est qu’il est in­ter­dit de se pro­me­ner à proxi­mi­té des fa­laises. Pour d’autres cette dé­ci­sion évite les ras­sem­ble­ments de jeunes en des­sous de l’es­ca­lier. Cet es­ca­lier avait be­soin d’une ré­no­va­tion com­plète pour le sé­cu­ri­ser, donc une dé­pense était à pré­voir et je pense que Mme le Maire ne sou­hai­tait pas en­ga­ger cette dé­pense d’où sa fer­me­ture sans même avoir in­for­mé le con­seil mu­ni­ci­pal. C’est un clas­sique sur Ault, on ne veut pas s’em­bê­ter à faire des tra­vaux alors on in­ter­dit ». Ce qui est re­gret­table se­lon lui, ce sont les pos­si­bi­li­tés per­dues en termes de tou­risme et d’atouts pour cette ac­ti­vi­té : « Il est clair que cette dé­ci­sion ré­duit un peu plus les pos­si­bi­li­tés de ba­lade en bord de mer. La vo­ca­tion d’Ault ne peut être que tou­ris­tique, alors pour­quoi ré­duire ses at­traits ? » se de­mande-t-il.

La maire droite dans ses bottes

Face à ses ac­cu­sa­tions, la maire Marthe Sueur, as­sume plei­ne­ment sa dé­ci­sion et ar­gu­mente d’abord sur son état gé­né­ral : « Cet es­ca­lier est fer­mé par ce qu’il est dan­ge­reux, en très mau­vais état, le bas est com­plè­te­ment pour­ri par les em­bruns ». En­suite se­lon elle, cer­tains uti­li­sa­teurs sont en cause : « Les pro­me­neurs ne res­pec­taient pas en ma­jo­ri­té la consigne de ne pas s’ap­pro­cher des fa­laises. Ma res­pon­sa­bi­li­té est en­ga­gée ». En­fin, elle ne juge pas né­ces­saire la ré­no­va­tion de cet es­ca­lier pour les ri­ve­rains et pour l’at­trait tou­ris­tique. Reste à sa­voir main­te­nant si cette pé­ti­tion la fe­ra chan­ger d’avis, le pro­blème étant main­te­nant sou­le­vé, puisque Mar­cel Le Moigne a an­non­cé vou­loir sou­mettre la ques­tion lors du pro­chain con­seil mu­ni­ci­pal de la ville. À suivre…

Près de 500 si­gna­taires

De­puis le dé­but de l’été, un pan­neau em­pêche l’ac­cès à l’es­ca­lier don­nant sur la plage.

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