« Soyons unis pour lut­ter contre la fer­me­ture »

Com­mer­çants, usa­gers, res­pon­sables d’as­so­cia­tions et dé­lé­gués syn­di­caux de la Poste, se sont réunis en pré­sence de Fran­çois Ruf­fin, dé­pu­té, pour en­vi­sa­ger des ac­tions des­ti­nées à dé­fendre le bu­reau de Poste de Saint-Vul­fran. Ils vont lan­cer une pé­ti­tion.

Le Journal d'Abbeville - - Abbeville - D. De­lan­noy

« Soyons unis entre ha­bi­tants du quar­tier, com­mer­çants, usa­gers de la Poste, syn­di­ca­listes et as­so­cia­tions pour mon­trer qu’on a be­soin de ce bu­reau de poste. » Telle est la dé­marche que sou­tient le Col­lec­tif de dé­fense de la poste Saint-Vul­fran, Hay­dée Le­blanc et toutes les per­sonnes y com­pris Fran­çois Ruf­fin, qui ont as­sis­té à la réunion pu­blique or­ga­ni­sée ven­dre­di soir à la salle des Carmes. Nombre d’ha­bi­tants et de com­mer­çants ont pu ap­por­ter leur pierre à l’édi­fice de cette de­mande de main­tien de la Poste à Saint-Vul­fran.

Moins de clients ?

Une ré­flexion est me­née sur le de­ve­nir du bu­reau de Poste de Saint-Vul­fran (voir en­ca­dré ci­des­sous). La rai­son en se­rait une fré­quen­ta­tion en di­mi­nu­tion, ce que ré­fute Phi­lippe Cou­tu­reud, pos­tier du syn­di­cat Sud PTT : « Le bu­reau de Poste ouvre deux heures de moins que ce­lui de la place Cle­men­ceau alors qu’il y a beau­coup de clients. De plus lors­qu’on nous dit qu’il y a de moins en moins d’opé­ra­tions, alors que nous sa­vons qu’il y a des opé­ra­tions qui ne sont pas prises en compte dans les comp­tages comme les dé­pôts de chèques par exemple… »

Fran­çois Ruf­fin tient le même rai­son­ne­ment : « Si le bu­reau de poste ouvre moins, il y a for­cé­ment moins de fré­quen­ta­tion. Le pro­blème le plus im­por­tant est la ques­tion du main­tien des ser­vices pu­blics. Qu’il y ait une baisse réelle de fré­quen­ta­tion, c’est une autre af­faire. »

Pas un bu­reau pour gens riches

Pré­sents lors de la réunion, des com­mer­çants comme Mat­thieu Du­clercq ou Hu­bert Ri­cart, ont ap­por­té de l’eau au mou­lin des per­sonnes qui veulent gar­der ce bu­reau. Pour Mat­thieu Du­clercq : « Ce n’est pas un bu­reau de Poste pour gens riches. Il faut dé­fendre ce ser­vice pour les com­mer­çants, pour les tou­ristes, pour les ha­bi­tants… » Hu­bert Ri­cart, mar­chand de chaus­sures, abonde dans ce sens : « C’est le plus proche de Rou­vroy et de Men­che­court. Per­son­nel­le­ment je le fré­quente tous les jours. Moi j’ai un co­lis par jour à en­voyer. On en a be­soin. Il est utile à tout le monde et tous les jours. »

Les Ab­be­vil­lois pré­sents ont bien l’in­ten­tion de faire de la ré­sis­tance. Dans un pre­mier temps ils comptent ob­te­nir une en­tre­vue avec Ni­co­las Du­mont, maire, afin de lui de­man­der de s’op­po­ser à cette fer­me­ture car, se­lon eux, « Cette dé­ci­sion, mon­sieur le maire et le conseil mu­ni­ci­pal peuvent s’y op­po­ser. Tout changement ou sup­pres­sion d’un bu­reau de Poste doit être ac­té par la mairie, c’est une obli­ga­tion lé­gale. » Ni­co­las Du­mont n’est pas d’ac­cord avec ces dires (voir ci des­sous). En même temps, le col­lec­tif va lan­cer une pé­ti­tion pour mon­trer au maire que ses membres ont une autre vi­sion du ser­vice pu­blic que ce que va pro­po­ser la Poste, et pour dé­non­cer: « Pro­chai­ne­ment, notre Poste se re­trou­ve­ra au mi­lieu des yaourts et des bis­cuits du su­per­mar­ché Car­re­four de la gare ou ailleurs. Cette dé­ci­sion prise sans in­for­ma­tion ni concer­ta­tion au­près de la po­pu­la­tion, nous nous y op­po­sons. ».

La pé­ti­tion de­vrait être mise à dis­po­si­tion d’ici quelques jours chez les com­mer­çants avant d’être re­mise au maire dans les quinze jours.

Pour les syn­di­ca­listes Sud PTT pas de doute, la fer­me­ture du bu­reau de Poste est dé­jà ac­tée, ce que re­fusent Fran­çois Ruf­fin et Hay­dée Le­blanc, et les per­sonnes pré­sentes aux Carmes

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