« On re­fuse les bus comme lot de conso­la­tion »

La liai­son entre Abbeville et Le Tré­port doit vivre, et avec ses rails et ses trains, et non par la route au tra­vers de cars. Une cen­taine de ma­ni­fes­tants a pris le train vers Le Tré­port jeu­di soir pour mon­trer la né­ces­si­té de gar­der la ligne.

Le Journal d'Abbeville - - Région - D. De­lan­noy

La liai­son entre Abbeville et Le Tré­port doit vivre, et avec ses rails et ses trains, et non par la route au tra­vers de cars. Tel est le mes­sage que les élus de tous bords, syn­di­cats de che­mi­nots, et usa­gers réunis ce jeu­di après mi­di pour ma­ni­fes­ter en gare d’Abbeville ont vou­lu faire pas­ser à la SNCF qui en­vi­sage tou­jours de sup­pri­mer cette ligne his­to­rique qui a fait les beaux jours des bains de mer. À l’is­sue d’une in­ter­ven­tion en gare d’Abbeville, ils ont tous pris la di­rec­tion du Tré­port, bon­nets rouges sur la tête pour sym­bo­li­ser ce train du Père Noël. Dé­part à 17 h 30.

La sé­cu­ri­té ?

Avant le dé­part cha­cun des dé­pu­tés et sé­na­teur a pris la pa­role. Sé­bas­tien Ju­mel, dé­pu­té PCF de Seine-Ma­ri­time, a mis l’ac­cent sur la né­ces­si­té de gar­der ce mode de com­mu­ni­ca­tion au coeur de ter­ri­toires qui se sentent dé­lais­sés, en in­sis­tant bien sur sa vo­lon­té de voir « nos ter­ri­toires res­pec­tés ». Fran­çois Ruf­fin, dé­pu­té Pi­car­die de­bout de la Somme, re­grette que la SNCF ait lais­sé les in­fra­struc­tures se dé­gra­der pour prendre après le pré­texte de la sé­cu­ri­té pour fer­mer la ligne. Et les cars ? « C’est un double mé­pris des usa­gers. C’est dans la conti­nui­té des cars Ma­cron. Ce­pen­dant la qua­li­té du ser­vice est moindre. Quant à l’éco­lo­gie là-de­dans ! ».

Be­soin de mo­bi­li­té

Em­ma­nuel Ma­quet, dé­pu­té Les Ré­pu­bli­cains de la Somme, a mis en avant le be­soin de mo­bi­li­té « dans un Vi­meu aux en­tre­prises en dif­fi­cul­tés, sur un ter­ri­toire où existe un sé­rieux pro­blème de mo­bi­li­té. » Et il conclut : « Cette ligne a de l’ave­nir ». Da­niel Du­bois, sé­na­teur UDI de la Somme, a abon­dé dans ce sens en in­sis­tant sur sa vo­lon­té d’as­su­rer un aménagement équi­li­bré du ter­ri­toire : « On se bat contre l’ini­qui­té et pour l’aménagement équi­li­bré du ter­ri­toire. Il ne faut pas bais­ser la tête. On nous avait pro­mis l’élec­tri­fi­ca­tion de la ligne vers Bou­logne, puis des ma­chines bi­mode. On n’a rien vu ar­ri­ver. Bat­tons­nous pour être res­pec­tés. » Être res­pec­tés ou même in­ter­ro­gés, voi­là ce qu’a de­man­dé Laurent Jacques, maire du Tré­port : « Une concer­ta­tion ? Je n’en ai pas en­ten­du par­ler. »

Pa­tri­cia Pou­part, conseillère ré­gio­nale Les Ré­pu­bli­cains, au nom de Xa­vier Ber­trand, pré­sident, a rap­pe­lé que : « Xa­vier Ber­trand que la pre­mière chose que Xa­vier Ber­trand a dite lors de son élec­tion était qu’il ne fer­me­rait au­cune ligne SNCF. Le Conseil ré­gio­nal a mis 20 mil­lions d’eu­ros sur la table, soit la moi­tié du mon­tant es­ti­mé des tra­vaux. »

Et elle conclut : « En tout état de cause, On re­fuse les bus comme lot de conso­la­tion. »

Élus, usa­gers… re­fusent la fer­me­ture de la ligne Abbeville - Le Tré­port

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