Les der­nières nou­velles des Pi­car­di­sants

Le Journal d'Abbeville - - Abbeville -

Les Pi­car­di­sants du Ponthieu et du Vi­meu se sont réunis le mer­cre­di 13 dé­cembre lors d’une séance ryth­mée par les in­ter­ven­tions sui­vantes.

Jean Leclercq ouvre la séance de lec­ture. Avec « Ach­teure jé l’sais », il montre tout son attachement au Vi­meu à tra­vers le temps qui passe, dans le style proche de ce­lui des al­ma­nachs. Il lit en­suite le der­nier épi­sode de son ré­cit sur l’éva­cua­tion des ha­bi­tants de la com­mune d’Em­bre­ville dans le Vi­meu, in­ti­tu­lé « pour éne poaire éd lin­cheux ».

Avec « éne his­toére éd Nouo » Ed­wige Fon­taine narre une his­toire vé­cue : celle d’un pe­tit gar­çon de cinq ans ré­cem­ment par­ti un ma­tin en py­ja­ma, à l’in­su de sa mère, à la re­cherche du père Noël dont il a tel­le­ment en­ten­du par­ler à grand ren­fort de pu­bli­ci­té. L’his­toire s’est heu­reu­se­ment bien ter­mi­née.

Mi­chel Go­dard, avec « du cô­té d’euch bé­douf » (bef­froi) nous conte tout le bon­heur d’ha­bi­ter ce quar­tier d’Amiens, ce qui lui per­met d’ad­mi­rer toute la mé­moire ar­chi­tec­tu­rale de la ville puis il en­chaîne avec « min blanc bon­net » (mon épouse).

An­dré Guer­ville avec « on n’in foait des choses aveuc ses mains » en fait un ca­ta­logue, que ce soit la poi­gnée de main du vain­queur, la main de l’ar­tiste peintre, du tra­vailleur ma­nuel ou celle de l’écri­vain.

France De­vismes lit un texte écrit par sa mère : « Qué boin cite ! », l’éloge d’une bonne bou­teille de cidre bou­ché qu’il faut sa­voir ou­vrir avec pré­cau­tions, si­non gare aux dé­gâts !

Mi­che­line Wa­quet, avec « In at­tin­dant Noé » em­mène les au­di­teurs dans un conte d’au­tre­fois où l’at­tente de la fête de Noël of­frait aux en­fants des mo­ments ma­giques em­preints de la sim­pli­ci­té des rites fa­mi­liaux et de la rus­ti­ci­té de la vie.

« Gé­gé d’Oi­se­mont » avec « « éne his­toère éd’ Noé » évoque, à la ma­nière du film « Joyeux Noël », un soir de Noël vé­cu par les sol­dats des deux camps du­rant la Grande Guerre : un court mo­ment de trêve, de paix et de fra­ter­ni­té dans un chaos ex­trême.

Fran­cis Dar­ras , avec « Apré­seut » reste per­plexe de­vant le chan­ge­ment d’heure qui au­rait ten­dance à don­ner l’en­vie de dor­mir le jour et de vivre la nuit.

Ro­land Du­mont , avec « éch sale bé­tail » ra­conte l’his­toire du ver so­li­taire de « tchot Bé­deu » qu’il a ten­té d’ éva­cuer, avant les re­mèdes de la mé­de­cine mo­derne, en fai­sant d’abord ex­plo­ser un pé­tard au bon en­droit puis en man­geant de l’ail et en­fin en ava­lant « éne boéne goutte ». Puis pour clore la der­nière séance de l’an­née, ses « ro­lan­de­ries » ha­bi­tuelles ont conti­nué à faire jaillir des ex­plo­sions de rire.

La pro­chaine séance des Pi­car­di­sants, ou­verte à tous, au­ra lieu le mer­cre­di 10 jan­vier 2018 à l’es­pace St-Gilles à 14h15.

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