N. Vic­que­nault lance le La­bo­ra­toire éphé­mère

Le pia­niste don­ne­ra un concert pour l’ou­ver­ture de cette nou­velle salle de spectacles si­tuée à l’Hô­tel des ventes.

Le Journal de Gien - - La Une - HER­VÉ LE ROUX DUPEYRON

■ Ar­tiste jus­qu’au bout des ongles, do­té d’une sen­si­bi­li­té hors norme, Ni­co­las Vic­que­nault est pour­tant un homme ré­ser­vé qui n’est pas du genre à s’éta­ler sur lui­même. En re­vanche, il aime la scène et c’est sans doute là, der­rière son pia­no, qu’il s’ex­prime le mieux, et de plus en plus sou­vent.

« Ici par ha­sard »

On a ain­si pu le voir et l’écou­ter à deux re­prises ces der­nières se­maines à l’au­di­to­rium de l’espace cultu­rel de Gien, la pre­mière fois pour un concert de bos­sa no­va, la se­conde pour une soi­rée jaz­zy. Dans les deux cas, le pia­niste a lais­sé la lu­mière aux deux chan­teuses, l’une d’ori­gine bré­si­lienne, l’autre amé­ri­caine.

Mais c’est bien Ni­co­las qui était à l’ori­gine de ces deux spectacles, via son as­so­cia­tion qu’il a bap­ti­sée « Ici par ha­sard », « comme une in­vi­ta­tion au rêve » dit­il en sou­riant.

Car ce pro­fes­seur de mu­sique à Gien ain­si que dans le Val de Sul­ly, tout aus­si dis­cret soit­il, avait éga­le­ment la vo­lon­té d’or­ga­ni­ser des concerts, comme il le fai­sait au­pa­ra­vant sur Or­léans, sa ville na­tale.

C’est là qu’il a fait le con­ser­va­toire de mu­sique avec le pia­no comme pre­mier choix, mais aus­si la trom­pette. Il est ar­ri­vé dans le Gien­nois il y a six ans et a pro­gres­si­ve­ment re­lan­cé l’ac­ti­vi­té de son as­so­cia­tion.

Pa­ral­lè­le­ment, ce mu­si­cien, âgé de 46 ans, est un com­po­si­teur ta­len­tueux, dé­jà au­teur et réa­li­sa­teur de quatre al­bums, un cin­quième CD étant pré­vu pour bien­tôt, en pia­no so­lo.

Une mu­sique aux qua­li­tés vi­suelles

Et c’est jus­te­ment au pia­no et en so­lo que Ni­co­las Vic­que­nault fe­ra l’ou­ver­ture du La­bo­ra­toire éphé­mère que vient de créer le réa­li­sa­teur, écri­vain et pho­to­graphe Fran­çois Za­ba­le­ta. Le pu­blic pour­ra ain­si dé­cou­vrir le style mu­si­cal de cet ar­tiste qui os­cille entre le jazz et la mu­sique du monde.

Et c’est sans doute ce­lui qui va l’ac­cueillir le 19 avril dans un Hô­tel des ventes re­loo­ké qui en parle mieux. « J’ai écou­té sa mu­sique sans rien at­tendre de par­ti­cu­lier. L’émo­tion vous gagne quand on ne l’at­tend pas, et c’est ce qui s’est pro­duit. J’ai im­mé­dia­te­ment été séduit par la qua­li­té de mé­lan­co­ lie de ses mor­ceaux. Et plus en­core par ses qua­li­tés vi­suelles. C’est une mu­sique qui donne à voir », confie Fran­çois Za­ba­le­ta.

On com­prend mieux, alors, que le réa­li­sa­teur ait col­la­bo­ré avec Ni­co­las pour la créa­tion de son film, « Der­niers jours du temps de l’in­no­cence ». Un thril­ler théâ­tral qui fe­ra l’ob­jet d’une nou­velle re­pré­sen­ta­tion à l’Hô­tel des ventes jeu­di 26 avril.

La lec­ture se­ra ac­com­pa­gnée, sur scène, par Ni­co­las Vic­que­nault, au pia­no bien sûr. Et Fran­çois Za­ba­le­ta de conclure : « Il m’a fait ce ca­deau : m’écrire une mu­sique ori­gi­nale qui fonc­tionne idéa­le­ment avec des images qu’il n’avait pas vues au mo­ment de la com­po­ser. C’est ce que l’on ap­pelle de ce mot ba­nal mais tou­jours ré­in­ven­té, le ta­lent. »

Un bel éloge !

Nicolas Vic­que­nault joue­ra en so­lo le 19 avril à l’Hô­tel des ventes trans­for­mé ce soir-là en La­bo­ra­toire éphé­mère par Fran­çois Za­ba­le­ta. Une pre­mière per­for­mance ar­tis­tique qui en ap­pelle d’autres en ce lieu.

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