Quatre mois de pri­son avec sur­sis

En juin der­nier, un Gien­nois avait frap­pé vio­lem­ment un jeune homme han­di­ca­pé men­tal.

Le Journal de Gien - - Faits Divers - MI­CHEL DU­RY

■ Comme l ors de ses au­di­tions par les gen­darmes, Im­ran K., un grand gaillard de 20 ans, s’est en­fer­mé dans ses dé­né­ga­tions de­vant le tri­bu­nal où il avait été convo­qué pour vio­lence sur une victime « en vue de l’in­fluen­cer ou par re­pré­sailles ».

Les faits re­montent au 29 juin der­nier. Ils se sont pro­duits dans un ap­par­te­ment de Gien dont le lo­ca­taire, un jeune homme dé­peint comme vul­né­rable en rai­son d’une lourde pa­tho­lo­gie, est at­teint de

schi­zo­phré­nie.

Il avait frap­pé sa tête contre un mur

Se­lon ses dé­cla­ra­tions, Im­ran l’au­rait sai­si par le col pour l’étran­gler puis lui au­rait frap­pé la tête contre un mur.

Un cer­ti­fi­cat mé­di­cal at­teste de traces sur la base du cou qui se sont sol­dées par une ITT de deux jours.

Le té­moi­gnage de la mère de la victime est ac­ca­blant pour le pré­ve­nu, l’ayant croi­sé lors­qu’elle est in­ter­ve­nue chez son fils pour mettre fin aux vio­lences dont il s’était plaint au­près d’elle.

Vio­lences qui ont contraint le jeune tra­vailleur han­di­ca­pé à quit­ter son lo­ge­ment dont la porte avait été for­cée.

Le sub­sti­tut du pro­cu­reur de la Ré­pu­blique, Lae­ti­tia Co­hade a es­ti­mé que de nom­breux élé­ments re­le­vés dans le dos­sier étaient à charge contre Im­ran dont il est re­con­nu qu’on l’ap­pelle à Gien Ba­ko ou Ko­ba.

La re­laxe plai­dée par son avo­cat

Après avoir rap­pe­lé au tri­bu­nal que la victime « souf­frait de­puis les faits d’un trau­ma­tisme psy­cho­lo­gique im­por­tant », elle a re­quis 410 heures de tra­vail d’in­té­rêt gé­né­ral à ef­fec­tuer sur une pé­riode de 18 mois et deux mois de pri­son en cas de non exé­cu­tion du ju­ge­ment.

Me Jé­rôme Ber­land a sol­li­ci­té la re­laxe pour son client se trou­vant sous tu­telle et souf­frant d’une psy­chose im­por­tante. « Vous avez de­vant vous quel­qu’un d’in­no­cent », at­il conclu en s’adres­sant à la pré­si­dente Pa­tri­cia Gar­nier.

Elle ne l’a pas sui­vi dans ses ar­gu­ments de dé­fense en pro­non­çant une peine de quatre mois de pri­son avec sur­sis à l’en­contre de son client qui de­vra ver­ser à sa victime 500 € en ré­pa­ra­tion à son pré­ju­dice mo­ral.

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